Raspoutine

23/12/11 à 14:57 - Mise à jour à 14:57

Au début du XXè siècle, dans une Russie en proie au doute et aux troubles, l'arrivée du mystique Grigori Raspoutine à la cour impériale fait l'effet d'un électrochoc.

RASPOUTINE, TÉLÉFILM DE JOSÉE DAYAN. AVEC GERARD DEPARDIEU, FANNY ARDENT, VLADIMIR MASHKOV.

Ce dimanche 25 décembre à 20h35 sur France 3.

Raspoutine

© Oleg KUTEINIKOV / B-Tween

L'exercice du commentaire à blanc, généralement fort périlleux, prend des tournures plus sûres quand il s'agit de Josée Dayan. La maîtresse ès téléfilms du paysage audiovisuel français multiplie les tournages autant que les noms ronflants: après Balzac, Attila, Le Comte de Monte-Cristo ou Les Misérables, la voilà qui s'attaque à Raspoutine, l'une des figures légendaires de la politique russe. Et c'est le gros Gégé en personne, complice de longue date, qui va aider Josée Dayan à commettre une nouvelle fiction poussive et mal emmanchée. Oh, vous direz-vous! Le vilain oiseau de mauvais augure, pas capable de recevoir un DVD pour prévisualiser l'histoire et déjà occupé à critiquer sans savoir! C'est vrai. Mais dites-vous bien qu'à Focus, dans l'équipe télé en tout cas, nous devons visionner quasi 4 téléfilms par an commis par Josée. Sans compter les régulières rediffusions. Un constat: la dame excelle, jusqu'ici, dans l'art du sans faute. Toujours moyen, au mieux. Alliée à ce cabotin de Gérard Depardieu, on mettrait notre main au feu que ça sentira la grandiloquence mal maîtrisée et les effets de manche à 2 sous. Parce qu'il n'y a pas mieux qu'un Depardieu bien dirigé, et pas pire qu'un Depardieu mal dirigé. Le voici donc dans un rôle de mystique et guérisseur pris ici en 1916, au moment où son influence sur la cour impériale russe est immense. A vous de voir la suite, et de nous écrire si les prévisions lancées plus haut étaient aussi injustes qu'erronées.

Guy Verstraeten

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