On ne demande qu'à en rire

06/04/12 à 18:02 - Mise à jour à 18:02

Une fois par trimestre environ, l'émission de Laurent Ruquier "monte" en prime time, pour diffuser sa joie de vivre et ses rires forcés.

ON NE DEMANDE QU'À EN RIRE, ÉMISSION PRÉSENTÉE PAR LAURENT RUQUIER.
Ce vendredi 13 avril à 20h50 sur France 2

On ne demande qu'à en rire

© Gérard Bedeau

Voici quelques semaines, l'une des candidates d'On ne demande qu'à en rire se faisait gentiment humilier sur le plateau du Moulin Rouge. C'est le risque, quand on participe à un programme dans lequel un jury, surtout quand il est composé de gloires has been de l'humour franchouillard, est supposé trancher dans le vif. Et donner des notes. Constance, avec son sketch sur un défilé de morts au Père-Lachaise, s'en est pris plein les gencives, alors que son texte, certes mal interprété, ne méritait pas forcément un tel sort. Depuis, l'humoriste en herbe a quitté l'émission. Elle ne fera donc pas partie du panel de jeunes talents proposés dans ce nouveau prime time.

De fait, une fois par trimestre environ, l'émission de Laurent Ruquier "monte" à 20h50, pour diffuser sa joie de vivre et ses rires forcés. Car il faut bien le dire: avec un tel jury (Jean Benguigui, Isabelle Mergault, la productrice Catherine Barma ou même... Fabrice!), il ne fallait pas s'attendre à ce que l'émission révolutionne l'humour de France. Le principe (des sketches écrits en quelques jours, avec des thèmes imposés) lui-même appelle forcément l'irrégularité. L'un des enjeux de cette formule allongée réside dans le spectacle de fin d'année que l'émission enfantera au Casino de Paris: les bons élèves y seront admis, les autres pourront aller se faire voir chez les Grecs, un peu comme à la Star'Ac. Bref, au mieux, On ne demande qu'à en rire pourra sortir un talent du type Jean-Luc Lemoine. Au pire, l'émission enfantera de nouveaux faire-valoir pour la pénible "bande à Ruquier". Mouais...

Guy Verstraeten

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