On en sait plus sur la série TrollHunters de Guillermo del Toro

16/06/16 à 14:46 - Mise à jour à 15:04

Source: Afp

Le réalisateur et producteur mexicain a déclaré sa flamme au cinéma d'animation en dévoilant, lors d'une master class en France, des séquences inédites de TrollHunters, son nouveau projet de série animée pour Netflix.

On en sait plus sur la série TrollHunters de Guillermo del Toro

Guillermo del Toro, membre du jury au festival de Cannes en 2015. © REUTERS/Benoît Tessier

"L'animation est un média, pas un genre. C'est la plus belle et ultime des formes de contrôle de la création", a souligné le cinéaste de 51 ans invité du festival d'animation d'Annecy. Devant une salle comble, le cinéaste a présenté le scénario de TrollHunters, son projet de série d'animation diffusé à partir de décembre prochain sur la plateforme Netflix et imaginé à l'origine pour une trilogie de longs métrages.

TrollHunters raconte l'histoire de Jim, un jeune lycéen d'une petite ville de Californie kidnappé un soir dans sa chambre par une mystérieuse créature quarante-cinq ans après son oncle, disparu alors de façon inexpliquée. Adapté de la série de livres fantastiques éponymes qu'il a écrite avec Daniel Kraus, TrollHunters a été produit par Dreamworks et Netflix. "Son scénario alterne entre des séquences au lycée et des séquences d'aventure", a expliqué Del Toro.

Pour optimiser son travail, le réalisateur a créé "une bulle de liberté et de créativité autour des animateurs". "TrollHunters repose sur une idée qui infuse nombre de mes films: celle que derrière notre monde s'en cache un autre, plus beau et mystérieux encore."

Le cinéaste est également revenu sur sa passion précoce pour l'animation et sur ses débuts - laborieux - avec les effets spéciaux, rappelant qu'on lui avait dit plus d'une fois qu'il n'était "pas très bon, mais bosseur". "Dans l'animation, la carrière d'un réalisateur est faite de sensibilité, de brutalité et de chance. Ceux qui réussissent sont ceux qui n'abandonnent pas", a souligné l'auteur du Labyrinthe de Pan (2006).

Comparant l'animation à la prise de vue réelle, le réalisateur a estimé qu'elle permettait un contrôle total, là où diriger des acteurs sur un plateau classique revient à "aller à la chasse aux papillons". Et d'ajouter qu'il avait "appris à dire non" lors de son unique expérience à Hollywood. "Là-bas, il faut être ferme dès le début pour garder la main sur son travail."

Le festival d'animation d'Annecy est un des grands rendez-vous mondial du secteur. Pour cette édition, du 13 au 18 juin, 230 films sont en compétition. En parallèle se tient un marché international du film d'animation (MIFA).

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