Mon meilleur ennemi

28/06/11 à 10:12 - Mise à jour à 10:12

Edward, le double d'Henry, n'est autre qu'un espion glacial qui tue aussi vite qu'il séduit. La faute au programme d'une agence top-secrète qui a implanté, dans le cerveau d'Henry, une puce capable de modifier sa personnalité selon les besoins.

Mon meilleur ennemi, une série NBC créée par Jason Smilovic. Avec Christian Slater, Mike O'Malley, Saffron Burrows.

Ce vendredi 1er juillet à 21h20 sur RTL-TVI.

Mon meilleur ennemi

© RTL

Christian Slater, jadis jeune premier révélé dans Le Nom de la Rose aux côtés de Sean Connery, n'a pas de chance. Les dernières séries dans lesquelles il s'est engagé se sont inexorablement plantées, laissant toujours un peu davantage planer le doute sur sa capacité à fédérer l'audience. Qu'il semble loin, le temps de Pump up the volume, de True Romance ou d'Entretien avec un vampire. En 2008, peu avant The Forgotten et Breaking in, une paire de séries dans lesquelles il tenait la vedette et qui n'ont pas passé le cap de la saison 1, Slater s'était déjà fourvoyé avec My own worst enemy, soit Mon meilleur ennemi en français, fiction plus tirée par les cheveux qu'un mariage Sarko-Bruni. On y croise en effet la double vie d'Henry, commercial propre sur lui dans une grosse boîte, père de famille aimant et un peu plan-plan, mais dont le corps abrite en réalité une autre personnalité. Edward, le double d'Henry, n'est autre qu'un espion glacial qui tue aussi vite qu'il séduit. La faute au programme d'une agence top-secrète qui a implanté, dans le cerveau d'Henry, une puce capable de modifier sa personnalité selon les besoins. Et dans une intrigue aux allures de Dr Jekyll et Mr Hyde, Henry/Edward vont bien vite commencer à se marcher sur les pieds, un bug ne permettant plus à l'agence de les contrôler comme elle le souhaite. Alambiquée, l'intrigue a au moins le mérite de sortir un tout petit peu des sentiers habituellement battus par les omniprésents cop-show ou law-show, même si elle est plutôt mal maîtrisée et peu adhésive. En clair, il ne faut quasiment pas un épisode complet pour se désintéresser complètement des aventures de ce duo cliché. Mais un épisode, ce n'est déjà pas si mal.

Guy Verstraeten

Nos partenaires