Le "Pape du Trash" chez les transformistes

13/03/15 à 12:15 - Mise à jour à 12:15

C'est déjà la septième saison pour le show qui élit la meilleure dragqueen américaine, RuPaul's Drag Race. Pour attirer un peu plus les projecteurs, le fantasque John Waters sera juré de l'émission. Un choix pas vraiment surprenant.

Le "Pape du Trash" chez les transformistes

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Diffusée lundi sur Logo TV, la nouvelle saison de RuPaul's Drag Race porte une attention toute particulière sur le style, avec 14 dragqueens candidates au top de la mode. Peu connue de ce côté de l'Atlantique, l'émission connaît son petit succès US. Cette téléréalité du troisième genre a été initiée par RuPaul, transformiste-star, acteur, performer, chanteur... Depuis 2009, l'hôte et son équipe se mettent à la recherche de "la prochaine dragqueen superstar des Etats-Unis", à l'aide de challenges, shootings photo et performances diverses. Avec beaucoup de paillettes, de maquillage, mais surtout beaucoup de talents. On suit l'ascension de la meilleure drag du pays, que l'on aura vu évolué tout du long. L'émission est devenue la plus regardée en streaming sur le site de la chaîne.

Sous les paillettes

"Bien-sûr, nous avons parcouru un long chemin, mais le milieu drag c'est encore le punk rock, ce sera toujours contre l'establishment", commentait RuPaul. Bien qu'il s'agisse d'une téléréalité avec tout le voyeurisme impliqué, RuPaul's Drag Race contribue au moins à une meilleure connaissance du milieu transformiste, il met en lumière des artistes avant tout. Le show reflète lui-même l'évolution de la société: son casting au départ composé uniquement d'hommes transformistes gays, comprend désormais des transgenres. Encore un petit pas.

John Waters et Divine

Glen (à gauche) et John Waters (gauche)

Glen (à gauche) et John Waters (gauche) © /

John Waters, le Pape du Trash, n'a jamais caché un soutien à la communauté LGBT. Et ce n'est donc pas une surprise qu'il s'assoie aux côté de RuPaul. En encourageant Glen, son ami d'enfance à être lui-même, il a contribué à la création du personnage de Divine. Lui donnant quelques premiers rôles mythiques dans Pink Flamingos ou Hairpsray, Waters a véritablement révélé un des premiers acteurs transformiste. Comme l'a lui-même dit le réalisateur à fine moustache, les drags détestaient Divine, parce qu'elle ne correspondait pas aux canons de beauté, avec sa centaine de kilos et son maquillage de chantier. Mais c'était comme ça que Waters aimait "son monstre". On se demande bien comment John Waters va juger les candidats du RuPaul's Drag Race.

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