Le catalogue Netflix a fondu de moitié: moins de quantité, plus de qualité

05/10/16 à 17:04 - Mise à jour à 17:03

En quatre ans, le catalogue américain du service de vidéo à la demande a perdu 50% de son contenu. Pas forcément pour le pire...

Le catalogue Netflix a fondu de moitié: moins de quantité, plus de qualité

© Netflix

Si l'on en croit les chiffres avancés par le site spécialisé Exstreamist, le contenu que propose Netflix aux États-Unis est en chute libre depuis quatre ans. En effet, en 2012, son catalogue comptait quelque 11.000 références alors qu'il n'en reste que 5.302 aujourd'hui. Les comptes sont vite faits: plus de 50% des films ou séries ont disparu. À titre de comparaison, le catalogue belge francophone de Netflix -où le service est disponible depuis un peu plus de deux ans- compte aujourd'hui environ 2.500 références.

Plusieurs raisons expliquent cette baisse importante. Tout d'abord, comme son directeur financier David Wells l'a annoncé en septembre dernier, Netflix aimerait à terme être producteur d'au minimum 50% du contenu disponible sur sa plateforme. Si bien que, rien que pour l'année 2016, ce sont quelque 600 heures de contenu original (contre 450 l'an dernier) qui seront ajoutées à son catalogue.

Ensuite, Netflix a fait un sacré nettoyage dans les titres qu'il propose. À ses débuts, Reed Hastings a bourré son bébé de films et séries tous azimuts, histoire de pouvoir déterminer ce que voulait voir son public. Mais après des années d'analyse du comportement de ses "téléspectateurs", la plateforme sait désormais prévoir ce qui leur plaira ou non, et surtout ce qui les forcera à prolonger leur abonnement. D'où l'idée de supprimer de son catalogue ce qui ne rapporte rien.

Enfin, et c'est peut-être l'aspect le moins glorieux, les studios et distributeurs sont de moins en moins enclins à faire confiance à Netflix, comme le souligne la RTBF. Le fait que le service de streaming produise plus de contenus, marche sur les plates-bandes de l'industrie et s'installe progressivement comme un incontournable du secteur n'est pas propice à apaiser les relations...

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