"Hung", plus qu'une simple réponse à "Californication"

30/09/10 à 09:40 - Mise à jour à 09:40

Il y a des scènes hot et il y en a d'autres qui font sourire, comme dans "Californication". Mais en plus de cela, "Hung" se double d'une critique du rêve américain et de la crise économique actuelle. Ce qui en fait une série certes intéressante, mais pas non plus essentielle.

"Hung", plus qu'une simple réponse à "Californication"

© RTL

C'est l'histoire d'un gars qui a la quarantaine, Ray. Le genre à porter des pantalons à pinces avec de vieux polos tachés. Un peu loser, un peu largué, qui est confronté à des fins de mois difficiles, et décide donc d'utiliser sa plus grande qualité (son "outil gagnant", comme l'appelle son prof de "confiance en soi"), à savoir, la taille de ses attributs, pour se faire de l'argent. Un héros qui devient gigolo, et qui est "produit" par une copine qui a déjà pu tâter la marchandise. L'entreprise obtient un succès aussi rapide qu'inespéré, et défilent entre ses mains des femmes de tous horizons, maladroites mères de familles ou mantes religieuses en mal de sensations fortes.

Losers-winners

Hung, c'est donc la réponse tant attendue de la chaîne à péage HBO à Californication, succès public et critique de sa rivale Showtime, très branché cul aussi. Mais là où la comédie Showtimen'a d'autre ambition que de faire sourire et chauffer dans les bermudas avec des scènes hot, Hung se double également d'une critique du rêve américain, et d'une chronique de la crise économique (Ray voit sa maison brûler et doit la retaper de ses mains, son job lui filer entre les doigts, ses enfants lui réclamer toujours plus...).

Intéressant également, le décalage (voire l'apartheid) losers-winners apparemment assez conforme à la réalité U.S.

Une certain presse branchouille a très radicalement décrété qu'il s'agissait de la meilleure série de l'année dernière (une saison plombée, il est vrai, par une avalanche de niaiseries). On estime plutôt qu'il s'agit d'une comédie dramatique de bonne facture, mais certainement pas d'un chef-d'oeuvre. A noter toutefois qu'elle bonifie avec le temps, les premiers épisodes de Hung étant particulièrement plats, et il faut attendre le quatrième pour que la série décolle réellement de son train-train mou-mou. Un comble.

Hung, 20.45 sur Be Séries.

Une série HBO, créée par Dmitry Lipkin et Colette Burson, avec Thomas Jane, Jane Adams, Anne Heche.

Myriam Leroy

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