Divines, vraie proposition de cinéma estampillée Netflix

23/11/16 à 10:32 - Mise à jour à 10:37

Source: Focus Vif

Révélation incendiaire du dernier Festival de Cannes, Houda Benyamina signe avec Divines un premier long métrage coup de poing en quête de transcendance. Plus qu'un énième film sur la banlieue, une vraie proposition de cinéma -maladresses comprises- qui vient de débarquer sur Netflix.

En avoir ou pas. Telle est la question. Quoi? Du clitoris, pardi, selon la formule déjà culte fusant de son Divines, premier long métrage explosif qui revisite le film de filles façon brûlot de banlieue traversé de fulgurances poétiques. Du clito, Houda Benyamina, 36 ans, révélation gouailleuse du dernier festival de Cannes, d'où elle s'en est allée la Caméra d'or sous le bras, en a assurément. Et pas qu'un peu, encore bien. "J'aime le chaud, j'aime le froid, mais je n'aime pas le tiède", assène ainsi la cinéaste française née de parents marocains, tel un inlassable mantra aux accents frondeurs. Une véritable éthique de l'intensité qui s'accommode d'autant mieux à l'écran d'une quête électrisante de transcendance s'incarnant dans la danse, l'amour, les mots: dans la lignée directe de L'Esquive d'Abdellatif Kechiche ou du Bande de filles de Céline Sciamma, Divines frappe et caresse d'une seule et même main. Celle d'un incertain destin, conjugué au féminin pluriel, dont les signes motivés se déchiffrent au confluent troublé du sacré et du profane.
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