Canal+: Myriam Leroy en mode décollage

02/09/13 à 17:28 - Mise à jour à 17:34

Source: Focus Vif

Notre collaboratrice a fait ses premiers pas, ce midi, sur Canal+, dans La Nouvelle Edition. Une confirmation.

Canal+: Myriam Leroy en mode décollage

Myriam Leroy © Olivier Loncin

Alors, c'était comment? "Et bien franchement, pendant la chronique en elle-même, ça allait, même si une voix dans l'oreillette n'arrêtait pas de me dire d'accélérer, parce qu'on était en retard. Après, les producteurs de l'émission sont venus me demander pourquoi j'avais gazé. Je leur ai expliqué la raison et ils m'ont dit: mais ça tu t'en fous! Ce qu'en a pensé Ali Baddou? Aucune idée. Il est parti directement après l'émission. Je n'ai pas eu de débriefing."

Ca y est, Myriam Leroy est une star. Bon, pas encore tout à fait, mais ça viendra. Vite. Pas possible autrement. C'est écrit dans les nuages d'Ixelles, où elle réside encore. Pour sa première dans La Nouvelle Edition, dernière mouture en date désormais présentée par Ali Baddou, la Myriam a impressionné. Par son aisance, sa classe, sa pertinence et la plume incisive qui lui trotte dans le clavier. Alors oui, on n'est forcément pas objectifs à la rédac de Focus Vif, parce que c'est notre copine tout plein et qu'elle bosse avec nous depuis pas mal d'années. Mais sérieux, deux secondes: tant dans l'animation (Focus Store, qu'elle présente, reprendra à propos fin septembre) que dans la chronique, Myriam est un cran au-dessus de tout ce qui se fait actuellement dans le paysage audio-visuel francophone. A la recherche de nouveaux talents, Canal+ l'a bien compris. En engageant celle qui ne rentrait pas dans les plans de La Première pour Tout le monde y passe, le nouveau rendez-vous matinal de Pascal Claude. Autant dire que cet été, Myriam Leroy est passée par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. "Je suis partie en vacances vachement démoralisée. Parce que je n'avais pas été intégrée à la nouvelle émission culturelle de La Première, alors que j'espérais vraiment bosser dessus avec Pascal Claude. On m'a gentiment éjectée du projet. Je n'avais donc pas des masses de boulot pour la rentrée, j'imaginais déjà enchaîner les jobs alimentaires. Mais au début des vacances, j'ai reçu un tweet d'une personne de Canal+, qui me demandait de les recontacter d'urgence. Au retour, je suis passé par Paris ou le directeur des programmes de flux de la chaîne, Ronan Autret, m'a reçu. Ce qui m'a forcément galvanisée, même si j'étais également très stressée: la télé, ce n'est pas mon média de prédilection, je m'y sens moins à l'aise qu'en radio, mon média de coeur. Mais bon, quand on te fait une proposition comme ça, à moins d'avoir des chiens ou des cochons à élever, et que ça te prend trop de temps, tu ne fais pas la fine bouche."

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De Caunes et Ardisson

Myriam n'en parle pas des masses, sauf aux proches. Pour éviter la scoumoune. Pour éviter aussi, une fois l'affaire officiellement réglée, qu'on vienne lui saper le moral avant même qu'elle ait pointé le premier de ses cheveux à l'antenne. "Je ne voulais pas commencer dans un mauvais état d'esprit, je ne voulais pas de pression, qu'on m'attende au tournant pour me dire que j'étais une parvenue, etc."

L'atterrissage s'est passé dans le stress, mais globalement en douceur. La voilà embarquée pour une chronique quotidienne ces jours-ci, puis hebdomadaire dans la foulée. Quant à connaître le rôle précis dans lequel Canal+ imagine la voir évoluer, elle-même semble sécher un chouia. "C'est une bonne question. Je vais commencer cette semaine avec une série de 'J'aime pas', ce qui n'était pas vraiment prévu à la base. Au départ, je devais faire une chronique sur l'actualité française vue à travers mes yeux de Belge. Je crois que c'est un work in progress." Clairement, on ne fait pas plus glamour que Canal+, niveau télé francophone. Même si les années dorées se matent essentiellement dans le rétroviseur. Reste que pour une Belge à peine en âge de compter ses boutons à l'époque glorieuse de Nulle Part Ailleurs, rencontrer Antoine De Caunes et les autres, ça a encore de la gueule. "Curieusement, malgré tout ce qu'on m'avait dit je n'ai jamais été aussi bien reçue que là-bas. Mais ça impressionne. À la fête du personnel de Canal, j'étais dans la file entre Thierry Ardisson et Antoine De Caunes. Je n'étais même pas certaine d'être sur la liste. Au moment de présenter les programmes, l'un des dirigeants, qui annonçait l'arrivée sur les antennes de la série Hannibal, présente tout simplement Mads Mikkelsen! Lequel se raboule dans la pièce. C'était énorme. Ramzy, lui, m'a dit que c'est à mon âge, 31 ans, que les femmes commençaient un peu à savoir faire l'amour!" Bref, quoi qu'il advienne, notre collègue aura de quoi épater ses amis aux réveillons.

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