Beyrouth Hôtel

13/01/12 à 18:21 - Mise à jour à 18:21

Charles Berling et Darine Hamzé se livrent à une passion amoureuse dans un Liban perturbé par la parano et l'influence du Renseignement.

BEYROUTH HÔTEL, TÉLÉFILM DE DANIELLE ARBID. AVEC CHARLES BERLING, DARINE HAMZÉ, FADI ABI SAMRA. ***

Ce vendredi 20 janvier à 20h35 sur Arte.

Beyrouth Hôtel

© PG

Il se dégage un petit quelque chose d'insoupçonnable, voire de frustrant, de ce téléfilm plongé au coeur du Liban. Un sentiment de réussite et d'échec, une petite musique douce et agaçante à la fois. La réalisatrice d'origine libanaise Danielle Arbid, installée à Paris depuis l'adolescence, y dépeint une histoire d'amour fulgurante entre Mathieu, un avocat français de passage à Beyrouth, et Zoha, une jeune chanteuse locale. Laquelle, voluptueuse et sensuelle, se livrera avec son amant à d'intrigants jeux de surveillance. La toile de fond de cette romance, en effet, est un climat politique paranoïaque, baigné dans les relents de l'attentat contre l'ex Premier ministre Rafik Hariri. Un climat où les services de renseignements se scrutent, où l'influence de la Syrie phagocyte tout sur son passage, où chaque détail devient menace. Soupçonné d'espionnage, Mathieu verra son séjour en terres de cèdres miné par ce contexte délétère.

Charles Berling, qui campe cet avocat envoûté par Zoha, fait partie des acteurs perchés sur le fil de la crédibilité. Toujours à la limite de la lecture de texte, du théâtre. Mais excessivement convaincant à la fois. Face à lui, la version libanaise de Monica Bellucci (ou plutôt la soeur cachée de Monica Bellucci et de Sophie Marceau), Darine Hamzé, affiche une jolie (à tous les niveaux) présence. Malheureusement, comme dit plus haut, il manque à ce téléfilm le dernier coup de rein, la petite touche en plus, celle qui aurait passionné. Parce qu'on finit par se désintéresser du sort réservé au couple, malgré leur brûlant désir charnel, assez joliment mis en images d'ailleurs.

Guy Verstraeten

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