Ballade pour une Reine

20/01/12 à 17:24 - Mise à jour à 17:24

Elizabeth II fait quasi l'unanimité autour d'elle, dans un documentaire qui rappelle néanmoins qu'elle fut le chantre de l'impérialisme.

BALLADE POUR UNE REINE, DOCUMENTAIRE DE DON KENT ET ISABELLE RIVIÈRE. ***

Ce vendredi 27 janvier à 21h45 sur La Une.

Ballade pour une Reine

© RTBF

Pas qu'on raffole de la monarchie. Encore moins de la monarchie britannique. Mais ce documentaire, fomenté en duo par Don Kent et Isabelle Rivière, se laisse découvrir avec beaucoup de plaisir et d'intérêt. Son sujet, la reine Elizabeth II, ne manque il est vrai pas de sel. Et pas forcément pour ses célèbres tenues, aussi intemporelles que criardes. Non, ce qui frappe avec cette reine, et ce qu'on a un peu tendance à oublier des 2 côtés de la Manche, c'est qu'elle fut le chantre d'un impérialisme britannique pas très frais au goût... De fait, sa longévité exceptionnelle (elle fut couronnée en 1952, succédant à son père George VI), qui lui permet aujourd'hui de fêter ses 60 ans de règne, nous emmène dans une période de domination coloniale nauséabonde. Une période que les moins de 30 ans n'ont certainement plus en tête, mais sur laquelle certains intervenants se font un plaisir de revenir.

C'est l'un des angles d'approche de ce film captivant. Lequel s'appuie sur une multitude de points de vue et de témoignages. Artistes, hommes politiques, écrivains, historiens, sociologues se relaient ainsi pour livrer leur vision de la question. Au risque, parfois, de voir le film se perdre un peu dans sa démonstration. Décliné à la première personne par Don Kent, Ballade pour une Reine (on remarquera le jeu de mot sur ballade) permet néanmoins d'éclairer la personnalité d'Elizabeth II de manière dynamique et plurielle. Sans irrévérence. Ni déférence.

Notons que, pour marquer le coup, La Une diffuse au préalable un autre documentaire sur le même sujet, Elisabeth II 1952-2012, la Reine de diamant. C'est Barbara Louys qui dit le commentaire. On imagine qu'on sera davantage dans le délire Stéphane Bern que dans l'analyse de fond. A voir.

Guy Verstraeten

Nos partenaires