A la télé ce vendredi soir: Sex & music, de la pilule au sida

13/06/14 à 07:30 - Mise à jour à 06/06/14 à 15:48

Source: Focus Vif

Des spécialistes l'affirment haut et fort. Le succès d'un morceau est proportionnel aux thèmes à connotation sexuelle qu'il contient. Si dans les années 50, 3% seulement des chansons classées dans les charts parlaient de sexe, 92% des tubes en 2009 étaient portés sur la chose.

A la télé ce vendredi soir: Sex & music, de la pilule au sida

Sex & music: de la pilule au sida © DR

Les titres d'Elvis avaient beau sonner terriblement affriolants, les textes étaient dans les fifties plutôt chastes. Ils le sont restés jusque dans les années 70 et les morceaux torrides d'Isaac Hayes, Marvin Gaye et autre Barry White...

A coups de paroles osées, de gestes explicites, de tenues équivoques et de discours revendicateurs, la pop music a bousculé nos moeurs et libéré certaines de nos pratiques sexuelles. En quatre épisodes, Sex and music se propose de révéler comment les chansons ont modelé les pensées, bouleversé nos comportements au lit (ou pas) pour nous faire passer de l'inhibition à la jouissance revendiquée.

Entre petite et grande histoire, intime et universel, ce premier volet raconte en rythme l'évolution des moeurs depuis le sexe qui cesse de devenir reproductif lorsqu'arrive la pilule dans les années 60, puis cette musique qui ouvre la voie à la révolution sexuelle et à une génération surfant sur la vague du plaisir, jusqu'au virus inconnu qui se met à décimer la population homosexuelle, aux médias qui parlent de châtiment divin, aux tests HIV nécessaires pour contracter un emprunt bancaire et aux morts de Klaus Nomi, Freddie Mercury, Sylvester et Tom Fogerty...

Historiens, psychologues, quidams racontent ainsi ensemble, quitte à briser certaines idées reçues, les parcours enchevêtrés de la musique et du sexe. La loi Comstock, les paroles codées tout en métaphores, les Beatles, Jim Morrison, la braguette de Sticky Fingers, la libération sexuelle ("des gens qui ne baisent pas nécessairement plus qu'avant mais en parlent davantage"), l'amour non exclusif, les premiers festivals de rock ("sans la musique, les drogues, les grands rassemblements, rien de tout ça ne serait arrivé"), les mouvements pacifistes qui ont aidé les femmes à réaliser que leurs droits étaient bafoués ou encore les corps pailletés et dénudés de la disco qui a permis à certains jeunes de comprendre qui ils étaient... Sous-titrées De Dominées à dominantes, Des troubles dans le genre et enfin Sexe, douleur & rock'n'roll, les trois autres parties du docu, diffusées de samedi en samedi, achèveront de brosser ce portrait chaud chaud chaud.

  • SÉRIE DOCUMENTAIRE DE CAROLINE POCHON.
  • Ce vendredi 13 juin à 2h55 sur Arte.

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