[À la télé ce soir] Tarzan et double ration de Jean Gabin

28/04/17 à 07:00 - Mise à jour à 21/04/17 à 16:27
Du Le Vif Focus du 21/04/17

Triple sélection télé pour ce vendredi soir: La Cave se rebiffe, avec Jean Gabin, précédé d'un documentaire sur celui-ci, ainsi qu'un docu sur les sources du mythe Tarzan.

[À la télé ce soir] Tarzan et double ration de Jean Gabin

Un Français nommé Gabin © DR

Un Français nommé Gabin

DOCUMENTAIRE D'YVES JEULAND ET FRANÇOIS AYMÉ. ****

Ce vendredi 28 avril à 20h55 sur France 3.

C'est l'histoire d'un petit Français né dans une famille de music-hall, qui rêvait de devenir fermier et conducteur de locomotives. Il a été les deux et bien d'autres choses encore. Notamment le roi de la claque dans la gueule. En presque 100 films, "il a incarné la France des villes et des champs de bataille. Des cafés et des épiceries. Des fermes et des usines. Des ports et des faubourgs." Jean Gabin. Yves Jeuland jongle avec les archives (les photos, les extraits de films, les interviews) pour brosser le portrait d'un gamin qui gagnait sa croûte comme il pouvait à quatorze ans et allait faire les beaux jours de Carné, Renoir et Duvivier. Un acteur malgré lui, happé par le cinéma."J'ai assez vite compris, avec la gueule que j'avais, qu'il fallait que j'en fasse le moins possible", l'entend-on dire dans Un Français nommé Gabin. "La caméra grossit tout. Comme une loupe. Avec ma tronche bosselée, mon nez en trois épisodes, ça pèse son poids sur l'écran..." D'un montage habile, Jeuland raconte son emploi de mauvais garçon au grand coeur, son refus de travailler pour les Allemands, son aventure aux États-Unis et sa romance avec Dietrich. La guerre dont il revient avec les cheveux blancs et son éclipse de quinze ans. Puis, son deuxième âge d'or (Touche pas au Grisbi, La Traversée de Paris...). Son amitié avec Ventura, ses 20 films avec Audiard et son rapport à Simenon. Passionnant et fascinant. (J.B.)

La Cave se rebiffe

COMÉDIE POLICIÈRE DE GILLES GRANGIER. AVEC JEAN GABIN, MAURICE BIRAUD, BERNARD BLIER. 1961. ****

Ce vendredi 28 avril à 22h40 sur France 3.

Avec Les Barbouzes (1964) et Les Tontons flingueurs (1963), Le Cave se rebiffe fait partie des films les plus mémorables à porter l'empreinte du scénariste-dialoguiste Michel Audiard, en ce début d'années 60 où son humour décalé, son art de la réplique assassine faisaient du père de Jacques (né en 1952) une force essentielle du cinéma populaire français. Adaptant ici, et avec l'auteur, un polar d'Albert Simonin, Audiard est au top pour faire parler Jean Gabin et Bernard Blier. L'action se déroule dans le milieu des faux-monnayeurs, lesquels croient avoir trouvé en la personne d'un graveur hors pair (Maurice Bireau) le "cave" idéal, c'est-à-dire un type crédule, d'autant plus manipulable qu'il ignore les codes du "milieu"... On notera que le roman de Simonin fait partie d'une trilogie dont les autres volumes ont eux aussi étés adaptés avec bonheur: Touchez pas au grisbi par Jacques Becker et Grisbi or not grisbi sous le titre... Les Tontons flingueurs. (L.D.)

Tarzan, aux sources du mythe

DOCUMENTAIRE DE ROBERT DE YOUNG. ***(*)

Ce vendredi 28 avril à 22h25 sur Arte.

Interprété par le champion olympique de natation Johnny Weissmuller comme par le frêle Christophe Lambert, parodié par Picha et Szulzinger, Tarzan est l'un des personnages les plus célèbres du XXe siècle. Cuisiné à toutes les sauces (BD, film d'animation, jeu vidéo, comédie musicale...), l'homme singe est né en 1912 de l'imagination d'Edgar Rice Burroughs. Devenant alors le héros du roman (Tarzan seigneur de la jungle) à ce jour le plus souvent transposé (avec Dracula) au grand écran. C'est à ces origines que s'intéresse Robert de Young. À cet auteur qui n'a jamais mis les pieds en Afrique. Mais a dévoré Le Livre de la jungle et lu Dans les ténèbres de l'Afrique... Ron Ely (Tarzan n°15), Casper Van Dien (Tarzan n°20), les réalisateurs David Yates (Tarzan) et Hugh Hudson (Greystoke) croisent un historien ou encore un éditeur de BD pour raconter sa genèse, la censure dont il a fait l'objet et son influence sur les BD de super-héros des années 60. Oooooooooioio... (J.B.)

Nos partenaires