À la télé ce soir: Graffiti - peintres et vandales

05/10/15 à 14:41 - Mise à jour à 14:40

La culture du graffiti est confrontée à un paradoxe: acceptée et reconnue par la communauté artistique, elle reste pourtant réprimée par la justice.

À la télé ce soir: Graffiti - peintres et vandales

La culture du graffiti est confrontée à un paradoxe: acceptée et reconnue par la communauté artistique, elle reste pourtant réprimée par la justice. © DR

Tiraillé entre son milieu naturel, l'espace public, la rue, ces stations et rames de métro qu'il affectionne tant mais d'où il est sauvagement chassé, et ces musées et salles de ventes de plus en plus enclins à le capturer dans leurs filets spéculatifs, le graffiti nage en plein paradoxe. Sa reconnaissance par le monde artistique lui tombant dessus alors qu'il n'a jamais été autant réprimé... Amine Bouziane (Le Monde selon Roi Heenok, Les Bimbos d'Egypte mais aussi Graffiti, à la Conquête de la mode) plonge en apnée dans ce(s) univers(s) encore obcur(s). Il rencontre des graffeurs qui préfèrent qu'on les appelle vandales. Des mecs qui veulent mettre de la couleur dans leur environnement gris béton. Comme d'autres qui s'entichent de commissaires priseurs et ont succombé à l'appel des biftons. Passant des trains et des murs à la toile. "Avant tu avais une demi-heure. Maintenant, tu as cinq minutes. Voire dix secondes qui te servent juste à courir", explique l'un des street artists restés dans la rue. Shoots d'adrénaline, surveillance accrue et caméras parfois thermiques, procès, prison ferme et amendes qu'on paye toute sa vie... Peintres et Vandales rencontre Keag, Sore, Babs, PRO176, JonOne, Futura 2000 et la mère de Moka, décédé en taggant, pour mieux brosser le portrait d'un monde pluriel où certains redécorent des yachts avec palmes et tuba et d'autres ont fait de leur passion un métier quitte à ce que le message initial de leur culture soit dénaturé.

Documentaire d'Amine Bouziane.

Ce lundi 5 octobre à 23h30 sur France 4.

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