À la télé ce mardi soir: Le sable, enquête sur une disparition

22/04/14 à 07:00 - Mise à jour à 18/04/14 à 16:29

C'est l'une des denrées les plus courues au monde. Pourtant, on a souvent l'impression qu'elle est infinie. Le sable est dans tout. Mais pour combien de temps?

À la télé ce mardi soir: Le sable, enquête sur une disparition

Les barges remplies de sable pénètrent Chicago pour alimenter les chantiers. © Arte

Les chiffres sont assez hallucinants. Et sincèrement, on n'y avait pas vraiment prêté attention. Plus de 15 milliards de tonnes de sable sont utilisées chaque année dans le monde. Et pas seulement pour accompagner le bronzage d'estivants massés en troupeaux sur les plages du monde entier. C'est là tout l'intérêt de ce documentaire, qui nous fait découvrir que cette ressource est à la fois l'une des plus courues au monde, mais également l'une des plus menacées. Bizarre? Pas forcément, le sable étant utilisé dans un nombre incalculable de produits de consommation quotidienne (verre, ordinateurs, téléphones portables, etc.), mais surtout dans le domaine de la construction. Composante majoritaire du béton armé, soit la star absolue de ce secteur en perpétuelle expansion, le sable est d'autant plus recherché qu'il n'a rien d'inépuisable. On parle ici d'un business de 70 milliards de dollars...

Le film de Denis Delestrac, enquête au long cours menée sur plusieurs continents, nous familiarise avec cette inquiétante thématique. On apprend, par exemple, que la folie bâtisseuse de Dubaï se frotte à l'une des plus grandes ironies qui soient: enclavé au coeur d'infinies étendues de sable, l'émirat est obligé d'en importer pour matérialiser ses envies d'îles flottantes et de tours kilométriques. Le sable du désert, en effet, s'agrège mal et se révèle donc fortement déconseillé pour ériger quoi que ce soit... Forcément, qui dit denrée rare ou raréfiée dit également trafic, et cette enquête nous en donne un aperçu pas spécialement reluisant: à force d'être dragué légalement ou non dans les océans de la planète, le sable délaisse ses plages, lesquelles sont, elles aussi, menacées.

DOCUMENTAIRE DE DENIS DELESTRAC.

Ce mardi 22 avril à 20h50 sur Arte.

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