Gent Jazz: le baume au coeur de Jill Scott
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Gent Jazz: le baume au coeur de Jill Scott
Gent Jazz: le baume au coeur de Jill Scott
Gent Jazz: le baume au coeur de Jill Scott
Gent Jazz: le baume au coeur de Jill Scott
Gent Jazz: le baume au coeur de Jill Scott
05249372016-07-15 16:45:092016-07-15 16:45:10NonePas de parutionNormalArticleLaurent HoebrechtsPar Laurent HoebrechtsMusiqueLeVif Focus

Gent Jazz: le baume au coeur de Jill Scott

Jeudi soir, le Gent Jazz reprenait sa programmation, avec notamment la star soul américaine Jill Scott. Du tout grand art.

yesKevin Dochain2016-07-15 16:45:27http://focus.levif.be/culture/musique/gent-jazz-le-baume-au-coeur-de-jill-scott/article-normal-524937.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/musique/gent-jazz-le-baume-au-coeur-de-jill-scott/article-normal-524937.htmlhttp://focus.levif.be/culture/musique/http://m.focus.levif.be/culture/musique/
Gent Jazz: le baume au coeur de Jill Scott

On peut dire ce qu'on veut du Gent Jazz - qu'il est chic, cher, que ce n'est pas vraiment un festival, blabla -, on ne peut pas lui reprocher d'être braqué ou monomaniaque. Que du contraire. Au moment d'entamer sa 2e semaine, plus que jamais, l'événement gantois tord la proposition de départ dans tous les sens pour mieux embrasser les dérivés (plus ou moins) naturels de la note bleue. Jazz, St-Germain? Certes. dEUS ou Perfume Genius? Nettement moins. Soit.

Pour opérer la transition, l'affiche de jeudi était en tous points parfaite. Au programme, un doublé féminin Lianne La Havas/Jill Scott, louvoyant entre soul et jazz. Bloqué dans les travaux de Wetteren (un bon quarante minutes dans la vue, autant le savoir), on ne verra pas grand-chose de la première, sinon un Grow électrique et un Midnight enlevé. Fan de l'Américaine, La Havas reprend également sur scène son He Loves Me.

Le public aura tout le loisir de comparer les deux versions. Quelques minutes après l'horaire prévu, Jill Scott entame son concert par ce même morceau. A la douceur de l'Anglaise, Scott ajoute des couleurs plus tranchées, montagne russe vocale lyrique qui flirte quasi avec l'opéra. La chanteuse est solidement accompagnée: trois choeurs masculins, batterie, deux cuivres, basse, guitare, percussions, clavier... Un attelage conséquent qui ne loupe pas une miette des tragédies soul du soir. Parfois polie sur disque, la musique prend ici une densité inédite. Cela trace, mais avec du sentiment, de l'intensité. Il faut dire que Jill Scott, pieds nus après 10 minutes, aborde chacun des titres avec une amplitude épatante. Rien ici ne semble gratuit: la moindre inflexion de voix est chargée, engagée, investie. Drama queen combattive, Scott multiplie les tours de force, fait accélérer son groupe (The Real Thing et ses clins d'oeil blues à Led Zep), avant de se pencher pour voir les dégâts dans le public...

Après 15 ans de carrière, son premier album continue d'être plébiscité. Scott a toutefois la bonne idée de retravailler quasi systématiquement ses morceaux les plus connus, comme Slowly Surely claudiquant, It's Love en version latino. En rappel, A Long Walk prend une tournure funky assez irrésistible, tandis que Say Thank You déploie ses humeurs blues-psychédéliques avec un sens du crescendo qui ne laisse personne indemne. En toute fin, Jill Scott supplie encore: Show Me, ad lib... Après une heure et demie de concert quasi sans temps mort, la diva repart, laissant cette drôle d'impression: celle d'avoir tout donné tout en maintenant une sorte de distance. Fort.

LOW25hoebrechts-laurentJournaliste musiqueHoebrechtsLaurentreporter/assets/88/avatar_45384.jpglaurent.hoebrechts@levif.behttp://focus.levif.be/culture/auteurs/laurent-hoebrechts-25.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/auteurs/laurent-hoebrechts-25.htmlJill ScottLianne La HavasGent Jazz
Bons plans sorties pour le week-end: Gent Jazz, LaSemo, L'heure d'été...
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05215092016-07-08 10:46:452016-07-08 10:47:06NonePas de parutionNormalArticleFocus VifPar Focus VifInfoLeVif Focus

Bons plans sorties pour le week-end: Gent Jazz, LaSemo, L'heure d'été...

Ce week-end, on fait le plein de soleil. Et pour faire d'une pierre deux coups, comme chaque semaine, Focus sélectionne quelques-unes des sorties les plus excitantes (festivals, expos, cinéma plein air...) pour vous en mettre plein les yeux et les oreilles.

yesKevin Dochain2016-07-08 10:49:33http://focus.levif.be/culture/info/bons-plans-sorties-pour-le-week-end-gent-jazz-lasemo-l-heure-d-ete/article-normal-521509.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/info/bons-plans-sorties-pour-le-week-end-gent-jazz-lasemo-l-heure-d-ete/article-normal-521509.htmlhttp://focus.levif.be/culture/info/http://m.focus.levif.be/culture/info/
Bons plans sorties pour le week-end: Gent Jazz, LaSemo, L'heure d'été...

Les Ardentes

On pensait qu'après avoir cassé leur tirelire l'an dernier (Kendrick Lamar, Nicki Minaj), les Ardentes allaient revenir avec une affiche plus "sobre". Que nenni. Pour ses dix ans, le festival sort à nouveau la grosse artillerie, invitant notamment Pharrell "Happy" Williams. Sans actu (si ce n'est trois rééditions vinyles), Indochine était également de passage, ouvrant même le festival un jour plus tôt. Pour compléter, ça va brasser large, entre électro costaud (2 Many DJ's, Rone, Flying Lotus...), héros éternel (Christophe), rock indé (Cat Power) et surtout une incroyable progra hip hop (Future, PNL, Nekfeu, Vince Staples...). (L.H.)

JUSQU'AU 10/07, À LIÈGE. WWW.LESARDENTES.BE

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Gent Jazz

L'un des meilleurs festivals de Belgique, par le cadre au-delà du stress et de la foule, et un programme éclectique bien pensé. Le Gent Jazz justifie donc son titre en invitant Pat Metheny & Ron Carter, Terence Blanchard, la révélation Kamasi Washington et le trio formé par le pianiste suprême Brad Mehldau, le guitariste John Scofield, ancien de chez Miles, et le batteur Mark Giuliana, instrumentiste du dernier Bowie. La surprise vient moins de l'échantillon rock proposé -dEUS, Balthazar, John Cale- que de projets transversaux menés par Lyenn et l'enthousiasmant Matthew Halsall & The Gondwana Orchestra. (Ph.C.)

JUSQU'AU 16/07, À GAND. WWW.GENTJAZZ.COM

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Cactus

L'un des plus jolis rendez-vous de la saison. Le Cactus brugeois a pour lui un cadre bucolique (le Minnewaterpark), une philosophie old school (une seule scène), et une affiche rock-indé-adulte soignée, qui se débrouille à chaque fois pour proposer son lot d'exclus -cette fois-ci, entre autres, Air, Gregory Porter, Laura Mvula... (L.H.)

DU 8 AU 10 JUILLET, À BRUGES. WWW.CACTUSFESTIVAL.BE

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Rock Zottegem

Zottegem, 25 000 habitants. Son château d'Egmont, son stade Jules Matthijs. Bon, après, on ne va pas se mentir, on n'y a jamais mis les pieds. Mais puisque les organisateurs de Rock Zottegem ont réussi, entre deux stars flamandes, à mettre la main sur Elvis Costello et Grace Jones... (L.H.)

LES 8 ET 9 JUILLET, À ZOTTEGEM. WWW.ROCK-ZOTTEGEM.BE

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LaSemo

LaSemo reste l'équivalent de la fête à la tarte aux pommes avec des attractions par-dessus. Un festival aussi peu dur que durable via sa sophrologie musicale. Quelques noms prévus ailleurs (Caravan Palace, Grandgeorge, Mickey 3D) mais aussi la revenante Anaïs -dont le dernier album en autoprod date de 2014-, Soldout (?), Les Hurlements d'Léo et le Suisse éternel ami des enfants, Henri Dès. Confirmant au passage que la vocation familiale, comme celle des arts de la rue, restent de mise y compris dans la programmation ciné installée à l'entrée des festivités. (Ph.C.)

DU 8 AU 10 JUILLET, À ENGHIEN. WWW.LASEMO.BE

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Brosella

Quarante ans qu'il existe le Brosella, partageant encore et toujours ses envies entre folk le samedi et jazz le dimanche.

LES 9 ET 10/07, À BRUXELLES. WWW.BROSELLA.BE

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Summer Mons Festival

Fondé en 2012, le Summer Mons Festival se veut rassembleur autour d'une affiche éclectique qui réserve quelques surprises (Doc Gynéco, toujours là, Youssoupha, Fritz Kalkbrenner...).

LES 8 ET 9 JUILLET , À MONS. WWW.SUMMERMONSFESTIVAL.BE

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Summer of Photography

Depuis 2006, la biennale Summer of Photography s'affiche comme un incontournable de la programmation culturelle bruxelloise. On doit la thématique de cette édition à la commissaire Gabriele Schor. L'Autrichienne a choisi de mettre l'accent sur "la relation entre l'homme et l'espace public". Autant dire que la ville est à l'honneur. Qu'il s'agisse, comme chez Colin Delfosse, d'un paisible village perdu dans la jungle transformé en projet mégalomane par le biais du délire d'un dictateur ou encore, sous l'oeil de Vincen Beeckman, des errances d'un couple de SDF sur fond de tissu urbain. Les regards jetés sur ce périmètre de béton et de verre où vit la majeure partie de la planète apparaissent inépuisables. Parmi les différentes propositions, on retient le photographe de l'agence Magnum Alex Webb qui s'expose au Botanique. Connu pour ses master classes de street photography, cet Américain est une pointure qui fait paraître ses reportages tant dans Life, National Geographic ou le New York Time Magazine. Suffering of Light se donne comme une rétrospective portant sur 30 années passées à arpenter les rues l'appareil à la main. Méfiant dans un premier temps vis-à-vis de la couleur, Webb va petit à petit devenir un orfèvre de celle-ci, au point qu'elle est aujourd'hui sa signature. En Turquie, à la frontière du Mexique et des États-Unis, mais surtout en Amérique latine, celui qui a remporté le Leica Medal of Excellence donne à voir des compositions soufflantes. À ne pas rater non plus Dey your Lane!, fascinante exposition au Bozar qui nous plonge à Lagos au Nigeria. Cette ville parmi les plus denses de la planète -une zone métropolitaine de 18 millions d'habitants- se comprend comme une incroyable forge visuelle.

JUSQU'AU 4 SEPTEMBRE, DANS UNE TRENTAINE DE LIEUX À BRUXELLES. WWW.SUMMEROFPHOTOGRAPHY.BE

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Festival au Carré

Dans l'esprit Mons 2015, le Festival au Carré 2016 va squatter la Grand-Place de Mons avec un show urbain, son et illusion. Block venu d'Angleterre, qui propose une "collision entre le cirque et la danse" avec une structure de 20 "blocs de béton" et sept interprètes-intrépides. Ou encore une Veillée dans une cour, avec soupe à l'oignon en partage! Un spectacle concocté par la compagnie française O.P.U.S alias l'Office des Phabricants d'Univers Singuliers (sic). Ici, un duo bigarré causera faussement de tout et de rien: les flammes olympiques, Brigitte Bardot, la fondue savoyarde, les extraterrestres. Un spectacle affiché "théâtre d'étonnement" qui résume bien ce festival. La programmation y entrecroise ouvertement le théâtre, la danse, la musique, la bouffe et la fête. Des pointures et des insolites. Côté théâtre, on retrouve deux spectacles à succès de la saison. Tristesses d'Anne-Cécile Vandalem, théâtre-cinéma (avec musique live) aux allures de film nordique, raconte les déboires feutrés d'un village à l'abandon, résumé à quelques familles, une usine fermée et une mini église-paroisse. Un théâtre de suspens à froid, sur "l'attristement des peuples en Europe", superbement interprété. A voir pour se marrer: Rumeurs et petits jours du Raoul Collectif théâtralisant une dernière émission radio style "années 70" mise au placard par la hiérarchie. Il n'en faut pas plus pour les animateurs intellos d'une époque engagée et militante. En direct, l'émission part en couille. Un théâtre réaliste, un grain décalé, truculent avec ses touches rétro. Côté insolite, on notera Coeur de Patate, l'amour raconté par des... patates, un atelier philo pour les enfants et une causerie-apéro cool et "people" avec Bouli Lanners et David Murgia. Côté musique: la chanteuse brésilienne Renata Rosa, Quentin Dujardin, Jerry Gonzalez (latin jazz), Baloji (soirée Kinshasa) et, en ouverture du festival, un des derniers défis de feu Yanic Samzun: réunir des musiciens palestiniens et belges. C'est Al Manara, percus arabes et cuivres européens, sur des textes de Mahmoud Darwich. Le Carré réussit encore une fois une belle affiche, mêlant qualité et plaisir. (N.A.)

JUSQU'AU 9 JUILLET, À MONS. WWW.LEMANEGE.COM

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Quinzaine des réalisateurs

Evénément de choix: Flagey reprend à nouveau la quasi-totalité du programme de la Quinzaine des Réalisateurs cannoise. L'occasion de découvertes (Divines d'Houda Benyamina, Caméra d'or 2016; l'épatant Ma vie de courgette de Claude Barras), comme de retrouvailles, avec Paul Schrader (Dog Eat Dog) ou Alejandro Jodorowksy (Poésie sans fin) notamment. (J.F.Pl.)

JUSQU'AU 10 JUILLET, AU FLAGEY, BRUXELLES. WWW.FLAGEY.BE

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L'heure d'été

Chaque année, le Cinéma Galeries programme une sélection de films invitant à la découverte d'une ville ou d'un lieu de cinéma. Après le Québec, Madrid a les honneurs de L'heure d'été 2016 qui nous vaudra de (re)découvrir les films de Pedro Almodovar et de beaucoup d'autres, indoor ou dans le cadre de Bruxelles les Bains pour 14 d'entre eux...

JUSQU'AU 7 AOÛT, AU CINÉMA GALERIES ET BRUXELLES LES BAINS. WWW.GALERIES.BE

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Bruxelles fait son cinéma/PleinOPENair

A force, c'est devenu une (bonne) habitude: chaque été, depuis 2001, Bruxelles renoue, pendant une quinzaine de jours, avec la tradition du cinéma itinérant en plein air, manière aussi d'animer la capitale tout en saluant sa richesse multiculturelle. S'ouvrant sur le bien nommé Magic in the Moonlight de Woody Allen, le millésime 2016 propose encore quelques pépites comme The Lobster de Yorgos Lanthimos, Fatima de Philippe Faucon, ou Mustang de Deniz Gamze Ergüven, à (re)découvrir dans treize communes de la Région.

Après un an d'interruption, le PleinOPENair reprend pour sa part ses droits, pendant deux week-ends et autant de mercredis, dans deux quartiers promis à des transformations, à la lisière des Marolles et à Forest. L'occasion d'évoquer enjeux urbains et humains autour d'activités diverses (balades, visites guidées,...), de concerts et de films, au rang desquels The Little Fugitive de Morris Engel, Ruth Orkin et Ray Ashley, La Place de Dahmane Ouzid, ou encore Der Noorderlingen d'Alex van Warmedam.

BRUXELLES FAIT SON CINÉMA: DU 8 AU 22 JUILLET, DANS TREIZE COMMUNES BRUXELLOISES. WWW.BRUXELLESFAITSONCINEMA.BE

PLEINOPENAIR: JUSQU'AU 9 JUILLET, À BRUXELLES. WWW.NOVA-CINEMA.ORG

LOW10focus-vif-la-redaction-deRédaction en ligneVifFocusreporter/assets/126/avatar_64963.jpghttp://focus.levif.be/culture/auteurs/focus-vif-10.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/auteurs/focus-vif-10.htmlGent JazzBruxelles les BainsLaSemoLes ArdentesCactus FestivalRock ZottegemSummer of PhotographyFestival au Carrésorties
Balthazar, Flat Earth Society et Nordmann, nouveaux noms du Gent Jazz Festival
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04740932016-03-03 08:50:182016-03-03 08:50:19BelgaPas de parutionNormalArticleFocus VifPar Focus VifMusiqueLeVif Focus

Balthazar, Flat Earth Society et Nordmann, nouveaux noms du Gent Jazz Festival

Balthazar, Flat Earth Society feat. Mauro Pawlowski, Moondog by Roland & friends et Nordmann sont les nouveaux noms annoncés au Gent Jazz Festival, qui se déroulera en juillet prochain.

yesKevin Dochain2016-03-03 08:50:27http://focus.levif.be/culture/musique/balthazar-flat-earth-society-et-nordmann-nouveaux-noms-du-gent-jazz-festival/article-normal-474093.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/musique/balthazar-flat-earth-society-et-nordmann-nouveaux-noms-du-gent-jazz-festival/article-normal-474093.htmlhttp://focus.levif.be/culture/musique/http://m.focus.levif.be/culture/musique/
Balthazar, Flat Earth Society et Nordmann, nouveaux noms du Gent Jazz Festival

Les organisateurs annoncent également la venue du phénomène Kamasi Washington, du trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf, de Ludovic Navarre (St Germain) ou encore des jumelles franco-cubaines Ibeyi.

Le festival fête ses 15 ans cette année. Cette édition marque également les dix ans de l'octroi du titre de "Ville créative de musique" par l'Unesco à la ville de Gand.

"Quinze ans de Gent Jazz Festival, cela signifie donner le meilleur de soi-même durant quinze années pour donner au public ce qu'il mérite, un festival où il fait bon de se trouver, sur un site magnifique et où la musique est encore au coeur du spectacle", commente le directeur de l'événement, Bertrand Flamang, cité dans un communiqué.

Les nouveaux artistes annoncés ce jeudi se produiront à Gand le 10 juillet. Infos: www.gentjazz.com

10focus-vif-la-redaction-deRédaction en ligneVifFocusreporter/assets/126/avatar_64963.jpghttp://focus.levif.be/culture/auteurs/focus-vif-10.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/auteurs/focus-vif-10.htmlGent Jazz
Gregory Porter, soul maestro
Gregory Porter, soul maestro
Gregory Porter, soul maestro
Gregory Porter, soul maestro
Gregory Porter, soul maestro
Gregory Porter, soul maestro
Gregory Porter, soul maestro
Gregory Porter, soul maestro
04063852015-07-19 22:32:382015-07-19 22:38:29NonePas de parutionNormalArticleLaurent HoebrechtsPar Laurent HoebrechtsMusiqueLeVif Focus

Gregory Porter, soul maestro

Samedi soir, le Gent Jazz clôturait une édition record, avec un Gregory Porter tout bonnement éblouissant.

yesstagiaire22015-07-19 22:38:51http://focus.levif.be/culture/musique/gregory-porter-soul-maestro/article-normal-406385.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/musique/gregory-porter-soul-maestro/article-normal-406385.htmlhttp://focus.levif.be/culture/musique/http://m.focus.levif.be/culture/musique/
Gregory Porter, soul maestro

38 000 spectateurs. C'est le nouveau record de fréquentation engrangé cette année par le Gent Jazz festival, qui a étalé ses 7 soirées du 10 au 18 juillet. Le secret? Notamment une programmation jamais braquée, qui a su rassembler quelques tout gros noms, de Van Morrison à Tony Bennett et Lady Gaga. Mais aussi certainement, du côté de Gand, une certaine idée de la convivialité. Mieux: un vrai confort, malgré la foule. Toujours amarré au magnifique site du Bijloke, le festival chic - mais pas guindé - ne joue pas la démesure, ni l'overdose musicale. (Arriver au Gent Jazz après une journée passée à Dour s'avère ainsi particulièrement déboussolant (et reposant). Un peu comme passer d'une jungle moite et touffue à un délicat jardin d'été anglais - les deux ayant leur charme, là n'est pas la question).

Evidemment, le raffinement a un prix. Mais puisqu'à peu près tous les festivals - rock, électro et autres -, ont cédé à l'inflation, les tarifs pratiqués à Gand ne sont finalement plus spécialement excessifs. Surtout quand on a droit à une soirée comme celle de samedi, qui est passée d'un temps fort à un autre.

Porter au sommet

Arrivé en fin d'après-midi, on a loupé les Anglais de GoGo Penguin, mais dès 18h30 on tombe sur Snarky Puppy, collectif de Brooklyn qui prouve que l'idiome jazz n'est en rien une langue morte, comme d'aucuns le prétendent parfois. Ici un beat hip hop à la J Dilla, là une guitare électrique à la Led Zep, ou un clavier qui frôle la muzak de salon avant de dérailler, et de s'emballer virevoltant. A neuf sur scène, le collectif du bassiste Michael League frétille, bouillonne, laissant de la place à chacun (sans pour autant tomber dans la démonstration gratuite), jusqu'au final pris en main par le batteur Larnell Lewis et le percussionniste Nate Werth, deux soli pour le prix d'un. Bluffant.

Bruno Bollaert - Wahwah vzwNeneh Cherry

Pas facile d'enchaîner après ça. Même quand on s'appelle Neneh Cherry. A Gand, la belle-fille de feu Don était juste accompagnée du duo Rocketnumbernine ( Ben Page aux machines, et Tom Page à la batterie). Un peu court pour rivaliser avec la luxuriance musicale du band précédent. Surtout sur la grande scène du festival. Soit. C'est aussi tout le mérite de l'événement gantois de montrer les "many faces of jazz", comme l'a expliqué sur scène la principale intéressée. Même si on l'a vue mieux à son affaire en club, Neneh Cherry s'est donc employée à déployer les expérimentations de son récent Blank Project, avec son investissement habituel. Elle glissera bien l'un ou l'autre tube nineties, comme Manchild, ou en rappel Buffalo Stance. Mais les versions qu'elle en donne pratiquent le même sens de l'abstraction que les nouveaux Bullshit ou Everything. Soit un groove cubique parfois un peu froid, mais jamais distant - on parle de Neneh Cherry tout de même.

Puis, qui voulait danser plus franchement n'avait qu'à se rendre un peu plus loin, sur la deuxième scène, minuscule, planquée au fond du jardin. Avant Stuff !, elle était occupée par BRZZVLL, qui, au cours de la soirée, a joué par trois fois les interludes de luxe : quand il monte dans les tours, le groupe flamand rejoint par Anthony Joseph devient une formidable machine afro-funk. "Your mind is a jungle/Confusion all the time", tonnera notamment le chanteur/poète né à Trinidad, mélangeant propos bien senti et groove incendiaire.

Le clou de la soirée restait cependant le concert de Gregory Porter. Casquette de gavroche vissée au crâne, le visage matou coincé comme d'habitude dans sa cagoule, l'Américain a la prestance des plus grands. Et le talent qui va avec. Accompagné d'un quartet vibrant (épatant Yosuke Sato au saxo), le vocaliste a ainsi donné pendant une heure et demi un concert qui a touché au sublime, pas moins.

Même s'il ne bénéficie pas toujours d'une couverture médiatique idéale, le jazz vit actuellement une période de renouveau passionnante. Elle passe notamment par un rapprochement enfin avoué et assumé avec la soul, accointance dont Porter est l'un des exemples les plus brillants. Il y a du Sam Cooke dans le baryton du chanteur (Work Song), qui cite encore ailleurs les Temptations (Papa Was A Rolling Stone), ou même Marley (le band qui glisse des notes de War sur Musical Genocide). Plus souvent qu'à son tour, Porter part aussi dans des ballades, qui, au crooning amoureux désabusé, préfère la chaleur universelle et fraternelle du gospel. A filer le frisson. Surtout que Porter a l'élégance de ne jamais en faire trop, de ne pas multiplier les effets, toujours pertinent. Bien sûr, il n'y a ici rien de neuf. Mais si les thèmes ont beau être connus, Porter les incarne avec une telle justesse, qu'il semble les réinventer en direct. "There will be no love dying here tonight", assurait-il en début de concert. Devant tant de beauté et de majesté soul, c'était en effet impossible.

25hoebrechts-laurentJournaliste musiqueHoebrechtsLaurentreporter/assets/88/avatar_45384.jpglaurent.hoebrechts@levif.behttp://focus.levif.be/culture/auteurs/laurent-hoebrechts-25.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/auteurs/laurent-hoebrechts-25.htmlgent jazz festivalneneh cherrygregory porterGent JazzSnarky PuppyTony Bennett
Gregory Porter et Snarky Puppy à l'affiche du Gent Jazz Festival
Gregory Porter et Snarky Puppy à l'affiche du Gent Jazz Festival
Gregory Porter et Snarky Puppy à l'affiche du Gent Jazz Festival
Gregory Porter et Snarky Puppy à l'affiche du Gent Jazz Festival
Gregory Porter et Snarky Puppy à l'affiche du Gent Jazz Festival
Gregory Porter et Snarky Puppy à l'affiche du Gent Jazz Festival
Gregory Porter et Snarky Puppy à l'affiche du Gent Jazz Festival
03701992015-03-06 07:58:202015-03-06 07:59:12BelgaPas de parutionNormalArticleFocus VifPar Focus VifMusiqueLeVif Focus

Gregory Porter et Snarky Puppy à l'affiche du Gent Jazz Festival

Le chanteur-compositeur Gregory Porter et le groupe de fusion Snarky Puppy, tous deux américains, seront à entendre le 18 juillet au festival de jazz de Gand (Gent Jazz Festival).

auto2015-03-06 07:58:00http://focus.levif.be/culture/musique/gregory-porter-et-snarky-puppy-a-l-affiche-du-gent-jazz-festival/article-normal-370199.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/musique/gregory-porter-et-snarky-puppy-a-l-affiche-du-gent-jazz-festival/article-normal-370199.htmlhttp://focus.levif.be/culture/musique/http://m.focus.levif.be/culture/musique/
Gregory Porter et Snarky Puppy à l'affiche du Gent Jazz Festival

"Gregory Porter est considéré comme l'un des plus grands chanteurs actuels et maîtrise la composition comme personne", déclare l'organisateur Bertrand Flamang. "Porter produit un jazz inimitable, mais sa musique respire aussi le gospel et la soul comme des légendes telles que Marvin Gaye et Bill Withers."

Snarky Puppy apportera un mélange instrumental riche mêlant funk brute, soul, jazz et R&B. Le même jour, on pourra entendre le trio britannique GoGo Penguin et leur jazz futuriste. Le groupe est influencé tant par l'électronique que par des compositions classiques minimalistes.

Sur la deuxième scène, le Garden Stage, le groupe BRZZVLL propose un programme avec le poète et musicien britannique Anthony Joseph. La journée se terminera avec l'électro-hip hop de STUFF, un groupe d'improvisations mené par le batteur Lander Gyselinck.

Le Gent Jazz Festival a déjà annoncé la présence de Tony Bennett et Lady Gaga, de Stéphane Belmondo Trio et du Bill Charlap Trio pour le samedi 12 juillet.

Gent Jazz, du 10 au 19 juillet 2015. Infos et tickets: www.gentjazz.com

10focus-vif-la-redaction-deRédaction en ligneVifFocusreporter/assets/126/avatar_64963.jpghttp://focus.levif.be/culture/auteurs/focus-vif-10.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/auteurs/focus-vif-10.htmlgregory porterGent JazzstuffSnarky Puppybrzzvll
En images: Les festivals avant la tempête
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0150932014-07-08 14:43:27Focus VifPas de parutionNormalDiaporamaPhilippe CornetPar Philippe CornetMusiqueLeVif Focus

En images: Les festivals avant la tempête

Et si on allait au festival avant le festival? Histoire de retrouver un peu de l'esprit des lieux originels: parking, hôpital, parc, champ, centre de vacances voir ascenseur à bateaux...

2014-07-08 14:49:11auto2014-07-08 14:49:11http://focus.levif.be/culture/musique/en-images-les-festivals-avant-la-tempete/diaporama-normal-15093.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/musique/en-images-les-festivals-avant-la-tempete/diaporama-normal-15093.htmlhttp://focus.levif.be/culture/musique/http://m.focus.levif.be/culture/musique/En images: Les festivals avant la tempête/medias/417/214009.jpg/medias/418/214029.jpg/medias/418/214049.jpg/medias/418/214045.jpg/medias/418/214081.jpg/medias/418/214077.jpg/medias/417/214013.jpg/medias/418/214025.jpg/medias/418/214053.jpg/medias/418/214041.jpg15cornet-philippeJournaliste musiqueCornetPhilippereporter/assets/88/avatar_45377.jpghttp://focus.levif.be/culture/auteurs/philippe-cornet-15.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/auteurs/philippe-cornet-15.htmlCouleur CaféRonquières FestivalDeep in the woodsLokerse FeestenTomorrowlandles ardentesFrancofolies de SpaGent JazzCactus festivaldour festival
Bons plans sorties: 8 festivals pour un week-end chargé
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093292013-07-12 11:36:06Focus VifPas de parutionNormalArticleFocus VifPar Focus VifMusique

Bons plans sorties: 8 festivals pour un week-end chargé

Les Ardentes, TW Classic, mais aussi le Cactus, le Gent Jazz, Brosella, LaSemo, le Power Festival et le North Sea Jazz se tiennent tous ce week-end. On fait le tri.

2013-07-12 11:36:00LeVif Focusauto2013-07-12 16:16:04http://focus.levif.be/culture/musique/bons-plans-sorties-8-festivals-pour-un-week-end-charge/article-normal-9329.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/musique/bons-plans-sorties-8-festivals-pour-un-week-end-charge/article-normal-9329.htmlhttp://focus.levif.be/culture/musique/http://m.focus.levif.be/culture/musique/
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Les Ardentes

Du 11 au 14 juillet à Liège

Les Ardentes ont toujours eu le cul coincé entre deux chaises. Une vocation grand public d'un côté et des affinités indé de l'autre. Jacco Gardner, le fils de moins en moins caché de Syd Barrett, les magiciens courtraisiens de Balthazar et La Femme, héritiers de Taxi Girl et de la synth wave française exceptés, l'affiche 2013 de l'événement liégeois fait dans le consensuel, le m'as-tu-vu (oui oui, dix fois au moins), le familial, la scène locale, le has been et le gros lourd qui tache. C'est peut-être bien le moment de s'en retourner faire un tour au Cactus. A moins que le but soit juste de faire la fête jusqu'au bout de la nuit...

www.lesardentes.be

TW Classic

Le 13 juillet sur la plaine de Werchter

Histoire de rentabiliser ses scènes démesurées (parmi les plus grandes d'Europe, nous souffle-t-on), Werchter a pris l'habitude d'organiser des festivals et concerts "bonus" à son traditionnel rendez-vous de début juillet. Énième preuve avec ce TW Classic, qui aligne les vieilles gloires en mode nostalgique. Bruce Springsteen, Blondie, Ben Harper et Santana se chargeront des festivités.

www.twclassic.be

LaSemo

Du 12 au 14 juillet au Parc d'Enghien

Ce "festival de musique durable" affectionne les groupes alternativo-guincheurs, possible équivalent 2.0 de feu Le Temps des cerises. A ces Amadou & Mariam, Ogres, Déménageurs et autres Souliers Rouges se mêlent quelques futures pop-stars à la Gaëtan Streel/Roscoe sans oublier l'über-fashionable Grand Jojo.

www.lasemo.be

Gent Jazz Festival

Du 12 au 20 juillet au Bijlokesite à Gand

Top programmation de l'été belge où le jazz est davantage considéré comme matrice qu'obligation stylistique. Hormis un hommage appuyé à l'expérimentateur John Zorn, on retient la venue de Bryan Ferry en pleine lubie rétro, du toujours sensationnel Bobby Womack et de Valerie June, irradiante révélation soul-blues.

www.gentjazz.com

North Sea Jazz

Du 12 au 14 juillet à Rotterdam (Pays-Bas)

Créé en 76 par Paul Acket, businessman et jazz lover, le North Sea est organisé dans la salle omnisports de Rotterdam et est souvent considéré comme le plus grand festival jazz au monde. Ouvert d'esprit, il accueille notamment cette année The Roots, Ibrahim Maalouf, Bobby Womack ou Charles Bradley...

www.northseajazz.com

Brosella

Les 13 et 14 juillet à Bruxelles

Lancé en 1977 par la ville de Bruxelles pour réveiller le Théâtre de verdure laissé à l'abandon, un amphithéâtre construit pour l'Expo universelle de 35, le Brosella consacre une journée au folk et l'autre au jazz. Misia, la révolutionnaire du fado, y sera accompagnée par le groupe Klezmer Melech Mechaya.

www.brosella.be

Cactus Festival

Du 12 au 14 juillet au Minnewater Park, Bruges

Ne dites pas vintage, mais bien à l'ancienne. Au Cactus, on reste en effet attaché à certaines valeurs qui semblent avoir disparu de la plupart des autres festivals. En premier lieu, une affiche qualitative plutôt que quantitative, privilégiant le confort d'écoute: même pas 20 groupes sont programmés sur une seule et même scène pendant trois jours. Le festival brugeois peut également compter sur un cadre idyllique (le Minnewater park). Enfin, dans la diversité de son affiche, il arrive à maintenir une certaine "ligne rédactionnelle": celle d'une programmation "adulte" (Thurston Moore, Beach House, Pinback...), sans que cela soit jamais synonyme de planplan.

www.cactusfestival.be

Power Festival

Les 13 et 14 juillet à La Louvière

Chez les Loups, on n'hésite pas longtemps quand il s'agit de balancer du rock qui tache. Et cela fait désormais 9 ans que La Louvière a son festival 100% rock burné, le bien nommé Power Festival. À l'affiche cette année: Karma To Burn, Punish Yourself, The Experimental Tropic Blues Band...

www.powerfestival.be

L.H., J.B., K.D.

10focus-vif-la-redaction-deRédaction en ligneVifFocusreporter/assets/126/avatar_64963.jpghttp://focus.levif.be/culture/auteurs/focus-vif-10.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/auteurs/focus-vif-10.htmlles ardenteslasemopower festivaltw classicGent JazzCactus festivalbrosellaNorth Sea Jazz
Gent Jazz en images: Sonny Rollins
Gent Jazz en images: Sonny Rollins
Gent Jazz en images: Sonny Rollins
Gent Jazz en images: Sonny Rollins
Gent Jazz en images: Sonny Rollins
026562011-07-08 15:19:572013-04-11 14:23:09FocusPas de parutionNormalDiaporama

Gent Jazz en images: Sonny Rollins

La légende du jazz Sonny Rollins a enflammé le chapiteau pour la soirée d'ouverture du Gent Jazz 2011. Notre photographe Koen Keppens était au premier rang.

LeVif FocusCultureMusiqueauto2011-07-08 15:19:56http://focus.levif.be/culture/culture/gent-jazz-en-images-sonny-rollins/diaporama-normal-2656.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/culture/gent-jazz-en-images-sonny-rollins/diaporama-normal-2656.htmlhttp://focus.levif.be/culture/culture/http://m.focus.levif.be/culture/culture/http://focus.levif.be/culture/musique/http://m.focus.levif.be/culture/musique/Gent Jazz en images: Sonny Rollins/medias/229/117521_sonny-rollins1-jpg.jpg/medias/229/117523_sonny-rollins2-jpg.jpg/medias/229/117525_sonny-rollins3-jpg.jpg/medias/229/117527_sonny-rollins4-jpg.jpg/medias/229/117529_sonny-rollins5-jpg.jpg/medias/229/117531_sonny-rollins6-jpg.jpg/medias/229/117533_sonny-rollins7-jpg.jpg/medias/229/117535_sonny-rollins8-jpg.jpg/medias/229/117537_sonny-rollins9-jpg.jpg/medias/229/117539_sonny-rollins10-jpg.jpgsonny rollinsGent Jazz
Norah Jones entre deux eaux
Norah Jones entre deux eaux
Norah Jones entre deux eaux
Norah Jones entre deux eaux
Norah Jones entre deux eaux
Norah Jones entre deux eaux
052702010-07-08 21:30:432013-03-18 20:47:41FocusPas de parutionNormalArticle

Norah Jones entre deux eaux

Mercredi soir, le Gent Jazz Festival lançait son édition 2010. Du jazz sous toutes ses formes jusqu'au 18 juillet. Avec dès hier soir, Norah Jones.

LeVif FocusMusiqueauto2010-07-08 21:30:42http://focus.levif.be/culture/musique/norah-jones-entre-deux-eaux/article-normal-5270.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/musique/norah-jones-entre-deux-eaux/article-normal-5270.htmlhttp://focus.levif.be/culture/musique/http://m.focus.levif.be/culture/musique/
Norah Jones entre deux eaux

Il y a un signe qui ne trompe pas: quand vous commandez une boisson au bar du Gent Jazz Festival, le barman vous sert dans un verre. On veut dire : un vrai verre, pas un gobelet en plastique. De fait, le Gent Jazz n'est pas un festival comme les autres. C'est un peu le luxe ici, au Bijloke, ancien hôpital médiéval reconverti en centre culturel. Bon chic, bon genre donc, à mille lieues des festivités rock'n'roll plus bucoliques.

La force de l'événement gantois ? Son affiche assurément, avec une programmation à double détente. D'abord, jazz stricto sensu (avec e.a. Ornette Coleman, Pat Metheny, Toots...) ; ensuite, sur un mode plus ouvert - de Gil Scott-Heron à Madness !

Mercredi soir, le festival ouvrait ses portes avec une première tête d'affiche incontournable : Norah Jones, de passage 15 jours à peine après son concert à Forest. Pas mal pour quelqu'un qui n'a jamais vraiment démontré jusqu'ici un amour immodéré pour la scène, exercice qui a même parfois pu ressembler à une torture.

Seulement voilà, les gens changent. Parfois. Pas toujours. Ou alors juste un peu. Déjà avec Not Too Late, sorti en 2007, Jones avait manifesté l'envie de sortir un peu de son idiome jazz trop souvent poli à l'extrême, délicat au point de devenir complètement lisse. Avec The Fall, sorti fin de l'année dernière, la chanteuse poussait le bouchon (un peu) plus loin, travaillant notamment avec le producteur Jaquire King (Tom Waits, Kings of Leon,...).

Cette volonté d'évoluer est manifeste sur scène. Elle ne suffit pas toujours : tout le début du set tourne au ralenti, en mode cocooning tranquille, sans préjudice mais aussi sans éclat. Un peu comme la voix de Jones, qui pour être de velours semble parfois trop facile, sans effort.

Ce n'est qu'à la moitié du concert que l'affaire prend une autre tournure, lentement mais sûrement. En fait, pendant l'heure et demie où elle occupera la scène gantoise, Jones se plantera au croisement de ses deux envies, de ses deux personnalités. Le single Chasing Pirates, par exemple, a beau ne pas sortir de ses rails, il arrive à détoner avec un son de clavier qui crée le décalage. Avant, sur Young Blood, c'est la guitare de Smokey Hormel qui secoue habilement le morceau.

Par la suite, Jones vire même country en reprenant Willie Nelson. A ce moment-là, elle a enfilé une six-cordes. Pourtant, c'est encore et toujours derrière le piano qu'elle est la plus troublante. Sunrise par exemple, est livré avec une intensité inédite. Plus encore, quand Jones balance le tube Don't Know Why, seule au piano, seulement accompagnée de Sasha Dobson au choeur, elle arrive à lui redonner une nouvelle vie, comme si on l'entendait pour la première fois.

Certes, ce n'est pas encore aujourd'hui que Norah Jones va enflammer une scène. Elle a cependant démontré mercredi soir qu'elle pouvait aussi quitter un moment des routes trop balisées.

Laurent Hoebrechts, à Gand

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