HHH: "La nouvelle génération n'aspire qu'à faire des films commerciaux"
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HHH: "La nouvelle génération n'aspire qu'à faire des films commerciaux"
03978952015-06-01 10:48:402015-06-01 10:51:20FocusPas de parutionNormalArticleLouis DanversPar Louis DanversCinémaLeVif Focus

HHH: "La nouvelle génération n'aspire qu'à faire des films commerciaux"

Hou Hsiao-hsien use du cinéma comme d'une machine à créer de la réalité. Une démarche où la mémoire est un matériau central.

yes2015-06-01 10:48:00http://focus.levif.be/culture/cinema/hhh-la-nouvelle-generation-n-aspire-qu-a-faire-des-films-commerciaux/article-normal-397895.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/cinema/hhh-la-nouvelle-generation-n-aspire-qu-a-faire-des-films-commerciaux/article-normal-397895.htmlhttp://focus.levif.be/culture/cinema/http://m.focus.levif.be/culture/cinema/
HHH: "La nouvelle génération n'aspire qu'à faire des films commerciaux"

Il a porté la Nouvelle Vague taïwanaise plus qu'il n'a été porté par elle. Et avec Edward Yang, il s'est vite imposé, une fois révélé par les grands festivals, au nombre des cinéastes majeurs de notre temps. Hou Hsiao-hsien était le 27 mai à Bruxelles pour y présenter son tout nouveau film, The Assassin et lancer le plus grand programme jamais consacré (par la Cinematek) au cinéma de Taïwan. A 68 ans, le natif de Meixian, dans la province chinoise de Guangdong, poursuit une oeuvre marquée par l'Histoire, la mémoire et la famille. Sa vie fut très tôt bousculée par l'émigration sur l'île rebelle, où son père avait fui durant la guerre civile, rapidement rejoint par les siens. De cette enfance marquée par l'exil et l'enracinement dans un pays nouveau, Hou a su se souvenir dans ses films. Il n'a pas oublié non plus sa découverte du cinéma: "Il y avait une salle de cinéma dans la région où nous habitions (Hsinchu, dans le Nord de l'île, ndlr) et j'allais voir tous les films qui y passaient. Il y avait beaucoup de films japonais. Beaucoup de films d'arts martiaux, que j'appréciais énormément. Mais mon premier grand choc fut un film japonais qui racontait une histoire de vengeance féminine, un film précurseur de La Mariée était en noir qu'allait réaliser François Truffaut."

Fils d'enseignant, l'adolescent dévoreur de pellicule s'en alla étudier à la National Taiwan Academy of the Arts. "Le service militaire était obligatoire et c'est pendant ma période à l'armée que j'ai pris la décision de m'orienter vers le cinéma, se souvient Hou Hsiao-hsien. J'ai présenté une épreuve d'admission et obtenu une place dans une des trois écoles que j'avais pointées. Mais une fois obtenu mon diplôme, il n'y avait pas de travail pour moi et j'ai gagné ma vie en faisant le vendeur durant un an. Après quoi j'ai pu entrer dans l'industrie cinématographique, d'abord en écrivant deux scénarios, puis en devenant tout à la fois scénariste et assistant-réalisateur. Surtout sur des comédies. Mon premier film en tant que réalisateur, que vous allez découvrir à la rétrospective de la Cinematek, est d'ailleurs une comédie: Cute Girl (réalisé en 1980, ndlr), qui a très bien marché dans les salles à Taïwan."

Le passé au présent

La rencontre du jeune réalisateur avec Edward Yang, son exact contemporain (ils sont tous deux nés en 1947), fut très importante. "Il rentrait des Etats-Unis, où il avait fait ses études, et il m'a montré plein de films auxquels je n'avais jamais eu accès, comme ceux de la Nouvelle Vague française, du Nouveau Cinéma allemand, du Néo-réalisme italien. A bout de souffle de Godard m'a particulièrement impressionné et reste un de mes films favoris. Il m'a influencé dans mon désir de faire des films différents, le premier étant The Boys From Fengkuei (son 5e long métrage, tourné en 1983, ndlr). Très vite ensuite, j'ai commencé à faire des films inspirés de mon passé..." Ainsi naquirent les premiers sommets: A Summer At Grandpa's et A Time To Live, A Time To Die, doubles déclencheurs d'une reconnaissance internationale aussi soudaine que spectaculaire.

D'emblée, mémoire personnelle, intime, et mémoire collective, historique, s'affichent en matériaux principaux du cinéma de Hou. "J'avais quatre mois seulement quand ma famille a quitté la Chine continentale pour Taïwan, explique le cinéaste. Et j'étais encore trop jeune quand d'importants événements historiques se sont produits, quand aussi s'est mis en place le pouvoir du Kuomintang (1), qui exerçait un contrôle sur tout et disait préparer un retour victorieux sur le continent... Mais j'ai beaucoup lu sur cette période, cela a fait naître en mon coeur une grande émotion révolutionnaire, ainsi que le désir de raconter, de me raconter. Puis, après l'avoir fait, de poursuivre avec d'autres films l'évocation de l'histoire de Taïwan. Et enfin, cela étant fait, de proposer mon regard sur la vie contemporaine avec Goodbye South Goodbye et Millenium Mambo."

Même quand il évoque le passé, l'art de Hou Hsiao-hsien s'incarne dans ce qu'on pourrait appeler le présent absolu du cinéma. Avec une extraordinaire impression de réalité immédiate. "Mon but est toujours de faire revivre la réalité, commente le cinéaste. Et cela passe tout d'abord par les personnages. D'où mon choix de travailler en priorité avec des acteurs non-professionnels... Il s'agit de représenter dans toute sa vérité le moment que j'ai imaginé dans ma tête. Un travail de re-création, où tout doit arriver comme au présent absolu, en effet. C'est pourquoi aussi je ne donne aux acteurs que les informations de base sur la situation, le contenu de la scène. Et puis je lance un long plan séquence pour les laisser s'exprimer le plus librement possible, dans la vérité de l'instant vécu par eux devant la caméra. Au montage, je recommence à écrire le film, mais le tournage est fait de choses que je ne peux pas contrôler, que je ne veux pas contrôler... Le cinéma est un processus organique. La caméra capte des choses que je ne vois pas et que je découvre totalement en visionnant la matière avant de la monter... Je ne fais pas de documentaires au sens strict du terme, mais tous mes films sont proches du documentaire, par la méthode et par le but poursuivi."

L'art ou l'argent

Aborder le film d'arts martiaux avec The Assassin est pour Hou comme "la concrétisation d'un rêve d'adolescent, qui aima tant de livres sur la dynastie Tang", mais aussi la source de contraintes nouvelles. "L'action se déroule au VIIIe siècle, il n'y a que peu d'images dont s'inspirer quant à la vie quotidienne d'alors. Et au tournage, pas question d'improviser comme je le fais toujours. A cause des combats qui doivent être chorégraphiés avec précision. Que de limites, en fait! Mais je me suis attaché néanmoins à conférer le plus de naturel possible aux acteurs. Et à multiplier les détails réels, comme les milliers de tambourins se relayant pour porter des messages sonores jusqu'aux confins de l'empire..."

Interrogé sur la situation actuelle du cinéma à Taïwan, Hou Hsiao-hsien s'avoue quelque peu désabusé. "La nouvelle génération n'aspire qu'à faire des films commerciaux, elle est obsédée par l'argent. Le marché local étant très petit, et l'industrie elle aussi limitée en taille, les jeunes réalisateurs partent tous en Chine pour y faire carrière. Il ne reste pratiquement plus que Tsai Ming-Liang et moi pour continuer dans la voie d'un cinéma avant tout artistique..."

(1) LE PLUS VIEUX PARTI CHINOIS, ET LA FORCE DOMINANTE À TAÏWAN OÙ IL S'ÉTAIT TOTALEMENT REPLIÉ APRÈS LA PRISE DE POUVOIR COMMUNISTE DE 1949 EN CHINE CONTINENTALE.

RÉTROSPECTIVE HOU HSIAO-HSIEN À LA CINEMATEK ET À FLAGEY, DU 01/06 AU 28/07. www.cinematek.be

20danvers-louisJournaliste cinémaDanversLouisreporter/assets/88/avatar_45381.jpghttp://focus.levif.be/culture/auteurs/louis-danvers-20.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/auteurs/louis-danvers-20.htmlCinematektaiwanHou Hsiao-hsien
Bons plans sorties pour le week-end (du 28/11 au 30/11)
Bons plans sorties pour le week-end (du 28/11 au 30/11)
Bons plans sorties pour le week-end (du 28/11 au 30/11)
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Bons plans sorties pour le week-end (du 28/11 au 30/11)
03553972014-11-28 11:28:442014-11-28 11:34:07NonePas de parutionNormalArticleTanguy Labrador RuizPar Tanguy Labrador RuizCinémaMusiqueLeVif Focus

Bons plans sorties pour le week-end (du 28/11 au 30/11)

Rien de prévu ce week-end? Faites comme Monsieur Oscar et sortez de chez vous! Notre sélection des sorties pour le week-end est là pour vous aider à choisir, comme chaque semaine, votre activité culturelle de votre fin semaine.

auto2014-11-28 11:29:00http://focus.levif.be/culture/cinema/bons-plans-sorties-pour-le-week-end-du-28-11-au-30-11/article-normal-355397.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/cinema/bons-plans-sorties-pour-le-week-end-du-28-11-au-30-11/article-normal-355397.htmlhttp://focus.levif.be/culture/cinema/http://m.focus.levif.be/culture/cinema/http://focus.levif.be/culture/musique/http://m.focus.levif.be/culture/musique/
Bons plans sorties pour le week-end (du 28/11 au 30/11)

80's underground clubbing

LE 29/11, au Cadran, dès 22h à Liège.

Back to the days! Dans les années 80, la Chapelle était un peu à Liège ce que le Mirano était à la capitale, sans la frime mondaine, mais avec la même curiosité tous azimuts. C'est un peu cet esprit que se proposent de ranimer les soirées 80's underground clubbing, drivées par le toujours impeccable Bernard Dobbeleer, récemment récompensé d'un Elektropedia award.

http://lecadran.be/

Arca

Le 28/11, au Botanique, à 20h15, à Bruxelles.

Il a fourni des beats à Kanye West, collaboré avec FKA Twigs et a été sollicité par Björk pour lui filer un coup de main sur son prochain album. C'est peu dire que le producteur vénézuélien Arca a le vent en poupe. Il vient lui-même de sortir un premier LP, intitulé Xen, qu'il vient présenter cette semaine au Botanique. http://botanique.be/fr

Holy Motors

Le 30/11, à la Cinematek, à 21h30, à Bruxelles

Ovni du cinéma, Holy Motors de Leos Carax ne se contente pas de raconter une seule histoire, mais bien un véritable maelstrom d'événements, qui ont tous lieu autour du même personnage, qui se transforme et se fait tour à tour, en quelques heures, assassin, père de famille, déchet humain ou chauffeur. Une réussite visuelle et une véritable prouesse scénaristique.

http://www.cinematek.be/

Iceage

Le 29/11, à l'Ancienne Belgique,à 20h, à Bruxelles

Qui dit troisième album dit tournée, et un passage obligé à l'AB pour le danois Iceage qui continue de surprendre ses fans en poursuivant ses pérégrinations musicales avec ce nouveau Plowing Into The Field Of Love. Post-punk et rock alternatif seront au rendez-vous ce samedi soir, avec en première partie les belges de Räpe Blossoms.

http://www.abconcerts.be/fr/

Cabaret

Le 28/11,29/11 et 30/11, au Théâtre Le Public, à Bruxelles

À l'occasion de son 20ème anniversaire, le Théâtre Le Public présente le classique musical Cabaret, adapté de la pièce de John Van Druten et de l'histoire de Christopher Isherwood par Michel Kacenelenbogen. En raison du succès remporté par la pièce, elle est prolongée du 27/11 au 7/12 2014. L'occasion d'aller (re)découvrir la passion de ce classique tout en musique. www.theatrelepublic.be

Nocturnes du Sablon 2014

Le 28/11 et le 29/11, quartier du Sablon, à Bruxelles

Comme chaque année, le quartier du Sablon n'attends pas que ce soit la période des fêtes pour se parer de ses plus belles décorations. Commerçants et antiquaires y sont ouverts jusque 23h, afin de permettre aux gens de venir flâner dès le début de l'hiver, tout en profitant de multiples décorations et animations.

www.agenda.be

Brussels in Love

Du 25/11 au 30/11, à La Vénerie/Espace Delvaux, à Bruxelles

Chaque jour, Brussels in Love programme des documentaires de création, des courts-métrages de fiction par les étudiants de l'INSAS ainsi qu'un total de 8 films issus de la nouvelle génération de cinéastes belge. En prime, une rétrospective de l'émission Strip Tease y est organisée. L'événement tout désigné pour réaliser de belles rencontres cinématographiques.

http://www.lavenerie.be/

Festival AfricaLive

Le 28/11 et le 29/11, à Ixelles.

Organisé par Muziekpublique, cette première édition du festival AfricaLive propose de découvrir la culture musicale de divers pays du continent Africain, comme le Congo et le Zimbabwe. Ce week-end, vous pourrez y assister notamment à une représentation de Nobuntu, un choeur de femmes a capella du Zimbabwe. L'occasion de se plonger dans une autre culture le temps d'un concert.

www.muziekpublique.be

737labrador-ruiz-tanguyStagiaireLabrador RuizTanguyreporter/assets/391/avatar_200437.jpghttp://focus.levif.be/culture/auteurs/tanguy-labrador-ruiz-737.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/auteurs/tanguy-labrador-ruiz-737.htmlCinematekAncienne Belgiquebotaniquebons plans sortiesholy motorsIceagesorties week-endunderground
Bons plans sorties pour le week-end (du 15 au 17 août)
Bons plans sorties pour le week-end (du 15 au 17 août)
Bons plans sorties pour le week-end (du 15 au 17 août)
Bons plans sorties pour le week-end (du 15 au 17 août)
Bons plans sorties pour le week-end (du 15 au 17 août)
Bons plans sorties pour le week-end (du 15 au 17 août)
Bons plans sorties pour le week-end (du 15 au 17 août)
0190432014-08-15 16:26:41FocusPas de parutionNormalArticleFocus VifPar Focus VifInfoLeVif Focus

Bons plans sorties pour le week-end (du 15 au 17 août)

Festival incontournable en Flandre, jeux à gogo dans la capitale, expos photos à la côte, fête à l'abbaye et sorties ciné pour s'abriter de la pluie... Voilà le programme du Focus Vif pour cette fin de semaine.

auto2014-08-15 16:31:132014-08-15 16:31:13http://focus.levif.be/culture/info/bons-plans-sorties-pour-le-week-end-du-15-au-17-aout/article-normal-19043.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/info/bons-plans-sorties-pour-le-week-end-du-15-au-17-aout/article-normal-19043.htmlhttp://focus.levif.be/culture/info/http://m.focus.levif.be/culture/info/
Bons plans sorties pour le week-end (du 15 au 17 août)

Brussels Summer Festival

Du 8 au 17 août à Bruxelles.

Le traditionnel et estivalier BSF, c'est déjà bientôt terminé! Profitez de ces trois dernières soirées musicales au coeur de la ville avec, entre autres, Leaf House, Eddie and the Hot Rods, The Inspector Cluzo ou encore As Animal. Vous pouvez également revivre les concerts passés sur notre site.

La programmation complète

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Du 14 au 16 août à Kiewit.

Pukkelpop

Pour sa 29e édition, le Pukkelpop ne déçoit pas. Le festival flamand a commencé hier, mais le début du week-end promet encore quelques belles surprises (on pense à Kurt Vile et ses Violators, The National, Maybeshewill, BRNS ou encore Darkside). Et si vous ne pouvez pas vous y rendre, il vous reste toujours notre live pour vous rattraper!

Le line up - Nos articles et photos

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Brussels Games Festival

Du 15 au 17 août

A un mot près, on le confondrait avec le BSF qui s'agite aux alentours de la place des Palais, mais ce festival-ci est entièrement consacré au jeu sous toutes ses formes. Entre la station Parc et Madou, de grandes tablées récréatives (et couvertes) sont montées pour accueillir les jeux de stratégie, de rôle, grandeur nature, éducatifs... Ce vendredi, le Brussels Games Festival s'ouvre sur une soirée-enquête mystérieuse et familiale au FunKey Hotel.

www.brusselsgamesfestival.be/website

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Festival International des Brigittines

Jusqu'au 30 août

Les ovnis chorégraphiques s'éclatent au Festival International des Brigittines. L'Etrangeté est presque le mantra de son programmateur, Patrick Bonté. Chaque année, il enroule le festival sur le fil ténu d'une réflexion originale, histoire de lancer un premier questionnement aux spectateurs réunis dans l'ambiance intimiste d'une chapelle désacralisée. Atmosphère "weird" and cosy. Cette année, "Pirates et pilotes en eaux troubles" rappelle l'assaut nécessaire de l'imaginaire sur "le banal et le réel qui submergent nos scènes et nos écrans".

Le programme complet

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Absolute Art Gallery

Jusqu'au 31 août

La galerie du bord de mer expose ce mois-ci deux séries de photographies qui valent le détour si vous avez décidé de passer le week-end à la côte. Dans son Streets Behind the Scene, Luc Dratwa mêle innovations technologiques et façades new-yorkaises, tandis que Barry Feinstein, proche ami de Steve McQueen, livre des clichés de l'acteur encore jamais vus auparavant.

www.absoluteartgallery.com

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Forest Fever

Jusqu'au 14 septembre

Qu'il pleuve ou qu'il vente, les soirées Forest Fever nichée au creux de l'abbaye de Forest proposent badmington, food trucks et DJ's, histoire de rendre leurs couleurs estivales aux week-ends les plus mornes. Ce dimanche, ce sont Bright Entity, Kong, Jules X et Captain Starlight qui officieront derrière les platines de l'événement né de la collaboration de Catclub et du Libertine Supersport.

L'événement Facebook

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Truman Capote

En 1965, l'écrivain américain Truman Capote sortait In Cold Blood, un livre glaçant qui détaillait les meurtres d'une famille du Kansas perpétrés par deux adolescents. Capote, sorti en 2005 et projeté ce vendredi à la Cinematek, revient sur l'enquête de l'auteur. L'occasion de retrouver l'acteur Philip Seymour Hoffman, décédé en début d'année, dans un rôle dans lequel il excelle.

Plus d'informations sur la séance

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Les sorties ciné de la semaine

Le Conte de la princesse Kaguya ****: Voilà bientôt quinze ans, à savoir depuis la sortie de Mes voisins les Yamada en 1999, que l'on restait sans nouvelles d'Isao Takahata, cofondateur, aux côtés d'Hayao Miyazaki, du mythique studio Ghibli, et grand maître incontesté de l'animation japonaise (l'auteur, notamment, de l'inestimable Tombeau des lucioles). Une attente qui en valait la peine, puisque Le Conte de la princesse Kaguya est un véritable enchantement.

Winter Sleep ****: Avec Winter Sleep, l'oeuvre de Nuri Bilge Ceylan connaît une forme d'aboutissement, au carrefour d'enjeux humains, philosophiques et esthétiques. Un film logiquement récompensé de la Palme d'Or lors du dernier festival de Cannes.

Guardians of the Galaxy ***: James Gunn trouve le parfait équilibre entre la SF qui pétarade et la déconne décomplexée, faisant de ce Guardians of the Galaxy le blockbuster le plus cool et le moins prétentieux vu depuis longtemps.

10focus-vif-la-redaction-deRédaction en ligneVifFocusreporter/assets/126/avatar_64963.jpghttp://focus.levif.be/culture/auteurs/focus-vif-10.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/auteurs/focus-vif-10.htmlCinematekAgendaBSFtruman capoteexpophotographieweek-endbons plans sortiesPukkelpop 2014Forest Fever
Restauration de films: mode d'emploi
Restauration de films: mode d'emploi
Restauration de films: mode d'emploi
Restauration de films: mode d'emploi
Restauration de films: mode d'emploi
Restauration de films: mode d'emploi
0113522013-11-15 15:41:14Focus VifPas de parutionNormalArticlePhilippe CornetPar Philippe CornetCinéma

Restauration de films: mode d'emploi

Exceptionnellement, la Cinematek ouvre l'un de ses extraordinaires dépôts de films au public et célèbre ses 75 ans. Occasion pour Focus de suivre les étapes de la restauration d'un long métrage de la Belge Chantal Akerman.

2013-11-15 15:41:00LeVif Focusauto2013-11-15 15:45:26http://focus.levif.be/culture/cinema/restauration-de-films-mode-d-emploi/article-normal-11352.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/cinema/restauration-de-films-mode-d-emploi/article-normal-11352.htmlhttp://focus.levif.be/culture/cinema/http://m.focus.levif.be/culture/cinema/
Restauration de films: mode d'emploi

Jusqu'ici, l'adresse fut tenue strictement privée, comme un secret d'état mousseux qui ne se traiterait qu'entre initiés. De l'extérieur, l'immeuble ixellois évoque une HLM rétro d'un territoire de l'Est. Cet ancien garage, l'un des trois dépôts de la Cinematek, ouvrira pour la toute première fois ses portes au public les 16 et 17 novembre prochains(1). Sous prétexte de fêter l'anniversaire -les 75 ans de la Cinémathèque Royale de Belgique rebaptisée Cinematek début 2009-, il y a aussi la volonté d'exposer les richesses de dizaines de milliers de films en tous genres. Hollywoodiens glorieux autant que marginaux, underground, ludiques ou simplement rares. Voire uniques. Belges aussi, puisque la mission de conservation de cette institution fédérale est de protéger le patrimoine cinématographique du pays. 71 000 titres, 150 000 copies, dont une large part garnit les étagères infinies de ce coin de la rue Gray, à deux pas de Flagey. Même à la troisième visite, on reste fasciné par le bunker vorace qui flamberait d'une collectionnite aiguë, engloutissant des dédales de films multiples -y compris des valises antiques renfermant du 70 mm-, perdant le nord devant ces millions de kilomètres de celluloïd, parfois sortis de leurs boîtes métalliques à la façon de lutins égarés du 24 images par seconde. Deux frigos géants à 6° assurent les titres les plus précieux, mais c'est au 4e étage que se trouve le nerf de la guerre: on y restaure les films, principalement en convertissant la pellicule en digital. Opération qui freine la décomposition chimique des images. Et les reporte, nettoyées, réparées, réhabilitées, scannées sur un support numérique (supposé) moins fragile. On y a vu -via un reenactment- les différentes étapes du travail menées sur News From Home, film de 89 minutes de Chantal Akerman daté de 1977. En temps réel, le processus a pris plusieurs mois. ˜

Philippe Cornet

1. Bruno Mestdagh, responsable de la collection digitale, va chercher les 5 bobines d'images et 4 de son dans l'une des deux chambres refroidies à 6° de la rue Gray. Un autre dépôt existe à Ixelles, un troisième à Namur. "Le nombre de films digitalisés est encore faible: de 1 à 2% des collections. On a choisi News From Home d'Akerman, tourné en 16 mm, parce qu'il y a une demande à l'international: le film, sur support digital, vient d'être projeté au Moma de New York ."

Philippe Cornet

2. L'examen de l'état de la pellicule se fait bien sûr manuellement. "Image par image -et il y en 24 par seconde...-, il s'agit de réparer les déchirures, les collages usés, de préparer les bobines pour qu'on puisse les scanner et entamer la digitalisation. On n'essaie pas d'"améliorer" le film comme le voudraient parfois certains directeurs photo (...), on ne le change pas, on essaie d'obtenir quelque chose de similaire à l'original."

Philippe Cornet

3. L'étape du scannage passe par le Spirit DataCiné, machine (onéreuse) de fabrication allemande qui transfère les copies 16 et 35 mm en images digitales. "La machine scanne le film, plan par plan, regarde les niveaux de couleurs. A chaque étape, nous utilisons des softwares différents dont le coût peut grimper à 10 000, voire 20 000 euros. Le son est copié à part et, comme il est en général moins abîmé, il ne subit pas de véritable restauration."

Philippe Cornet

4. La restauration proprement dite consiste à enlever les griffes, stabiliser l'image, réparer les déchirures, retoucher les fissures. "On rend quasiment la déchirure invisible, via une sorte de Photoshop sophistiqué. C'est l'étape la plus longue, elle peut durer plusieurs mois et les techniciens se relaient régulièrement devant le film parce qu'il est difficile de tenir 8 heures par jour sans se fatiguer les yeux et donc, risquer de laisser passer des choses."

Philippe Cornet

5. L'étalonnage de News From Home "a consisté à densifier les noirs, il y avait beaucoup de grain dû à l'utilisation nocturne du 16 mm. Le film comporte aussi des scènes de métro, où la lumière tapait trop dans le rouge ou le vert. Il a fallu équilibrer ces couleurs-là." Sur l'écran, New York ressemble à un mélange de désert urbain des Tartares et de fourmilière repue.

Philippe Cornet

6. "Le "produit final" est numérique: le DCP (Digital Cinema Package) est un fichier qui peut se mettre sur un disque dur et qui, selon la longueur du film, ses couleurs, va faire, entre 100 et 200 gigabytes. On fait également un master digital, l'équivalent d'un négatif film, qui peut peser jusqu'à 2 terabytes. On ne peut pas le projeter comme tel, ce serait trop lourd, donc les copies destinées au cinéma, par exemple, sont compressées, même si le terme n'est pas très populaire chez les réalisateurs... On stocke tout cela sur un serveur, mais le nôtre n'est pas encore assez puissant, donc on utilise des cassettes datas, LTO, qui ont une vie de cinq-six ans. Après, il faut les recopier..."

(1) de 10 à 18 heures au 178 rue Gray à 1050 Bruxelles, visites guidées par groupes de maximum 15 personnes, réservation indispensable entre le 4 et le 13 novembre à info@cinematek.be, 02 551 19 00. Plusieurs autres activités célébrant les 75 ans auront lieu en divers endroits de Bruxelles, www.cinematek.be15cornet-philippeJournaliste musiqueCornetPhilippereporter/assets/88/avatar_45377.jpghttp://focus.levif.be/culture/auteurs/philippe-cornet-15.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/auteurs/philippe-cornet-15.htmlCinematekrestauration
Michael Cimino présente son chef-d'oeuvre Heaven's Gate à Bruxelles
Michael Cimino présente son chef-d'oeuvre Heaven's Gate à Bruxelles
Michael Cimino présente son chef-d'oeuvre Heaven's Gate à Bruxelles
Michael Cimino présente son chef-d'oeuvre Heaven's Gate à Bruxelles
Michael Cimino présente son chef-d'oeuvre Heaven's Gate à Bruxelles
Michael Cimino présente son chef-d'oeuvre Heaven's Gate à Bruxelles
0108322013-10-15 12:29:23Focus VifPas de parutionNormalArticleJean-François PluijgersPar Jean-François PluijgersCinéma

Michael Cimino présente son chef-d'oeuvre Heaven's Gate à Bruxelles

En partenariat avec Focus, Michael Cimino débarque à Bruxelles pour y présenter Heaven's Gate dans sa version intégrale et restaurée, le 21 octobre prochain à Bozar. Retour sur un chef-d'oeuvre rendu à sa monstrueuse beauté.

2013-10-15 12:30:00LeVif Focusauto2013-10-15 19:23:53http://focus.levif.be/culture/cinema/michael-cimino-presente-son-chef-d-oeuvre-heaven-s-gate-a-bruxelles/article-normal-10832.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/cinema/michael-cimino-presente-son-chef-d-oeuvre-heaven-s-gate-a-bruxelles/article-normal-10832.htmlhttp://focus.levif.be/culture/cinema/http://m.focus.levif.be/culture/cinema/
Michael Cimino présente son chef-d'oeuvre Heaven's Gate à Bruxelles

"Being infamous is not fun." La scène se déroule en septembre 2012, à la Mostra de Venise. Venu y présenter Heaven's Gate dans sa version intégrale, Michael Cimino a des trémolos dans la voix au moment d'évoquer sa longue traversée du désert. Trente ans et quelque -on était alors à l'orée des années 80-, depuis que le film, un pur chef-d'oeuvre, fut l'objet d'un lynchage en règle suivi de mutilations diverses à l'occasion de sa sortie américaine. Avec pour conséquence directe un échec commercial qui devait précipiter la faillite de la United Artists, pas moins. Et pour dommage collatéral la mise au ban de Hollywood d'un réalisateur majeur, l'équivalent, au bas mot, d'un Francis Ford Coppola.

Aux côtés de The Deer Hunter, qui l'avait précédé de trois ans, Heaven's Gate aurait dû parachever le grand oeuvre de son auteur, aller simple d'un Voyage au bout de l'enfer à La Porte du paradis, suivant les titres français de ces deux fresques ayant fait souffler un vent de démesure sur le nouvel Hollywood. En lieu et place de quoi Cimino allait entamer là un parcours chaotique, litanie ininterrompue, ou presque, de vicissitudes et autres revers de fortune; 17 ans, déjà, que l'on attend ainsi le successeur à The Sunchaser, son dernier long métrage à ce jour, et un film valant beaucoup mieux que le dédain critique qui l'accueillit à l'époque. Soit une éternité, traversée par l'intéressé en qualité de "mythitude" (mythood), suivant le néologisme chargé d'ironie féroce et amère imaginé par ses soins dans son deuxième roman, Shadow Conversations (Conversations en miroir, dans sa traduction française, publiée chez Gallimard).

Voir du Mahler

Heaven's Gate rendu aujourd'hui à sa monstrueuse beauté, c'est un peu comme si la malédiction était enfin levée. Michael Cimino ne semble d'ailleurs pas considérer les choses autrement qui, après Venise et Lyon, viendra à l'initiative de Focus présenter le film en personne à Bozar le temps d'une séance unique, en prélude à sa sortie dans un luxueux coffret collector (1). Parler d'événement n'est en l'occurrence nullement usurpé: "Mythood" ou non, le réalisateur appartient de plein droit à la légende hollywoodienne. Quant au film, dont le chef d'orchestre Zubin Mehta devait dire: "Voir Les portes du paradis c'est comme voir du Mahler", il nous parvient enfin dans son ampleur d'origine, conforme à la durée (70 minutes de plus que la version sortie en salles), aux intentions et aux ambitions de son auteur.

Inscrit dans la seconde moitié du XIXe siècle, Heaven's Gate se déroule au coeur du Wyoming, parmi une communauté d'immigrants de l'Europe de l'Est ayant payé de leurs maigres avoirs leur modeste part de rêve américain. Trop, déjà, pour l'association toute-puissante des éleveurs qui vont engager, avec la bénédiction des autorités, un peloton de mercenaires pour éliminer ces empêcheurs de prospérer sans partage. Grande Histoire à laquelle viendra s'en greffer une autre, intime celle-là, dont les protagonistes (les Kris Kristofferson, Christopher Walken et autre Isabelle Huppert, notamment) seront emportés dans le tourbillon des événements.

Rendue à son format et à ses couleurs d'origine, la vision de Cimino prend tout son sens. Celui de l'espace, bien sûr, comme dans l'ensemble de son oeuvre; celui du spectacle, aussi, qu'il s'agisse de mettre en scène l'extraordinaire scène de bal ou le déchaînement de violence final; celui de l'Histoire, aussi, le réalisateur prenant à rebours les mythes fondateurs de l'Amérique pour en livrer une version crue(lle). A quoi s'ajoute une façon toute singulière de glisser de l'intime à l'épique, dans une perspective portée par un puissant souffle lyrique, tandis que le temps y creuse son sillon, donnant à la fresque tragique une nouvelle dimension. Trente-quatre ans après, et à défaut de paradis, il y a là une sorte de rêve de cinéma, enfin retrouvé.

(1) HEAVEN'S GATE, DE MICHAEL CIMINO, EN VERSION INTÉGRALE ET RESTAURÉE. LE LUNDI 21 OCTOBRE À 19H, À BOZAR. LA PROJECTION SERA PRÉCÉDÉE D'UN ENTRETIEN AVEC LE RÉALISATEUR PAR UN CRITIQUE DE FOCUS. GAGNEZ DES PLACES POUR LA PROJECTION ICI.

COFFRET COLLECTOR HEAVEN'S GATE DISPONIBLE CHEZ TWIN PICS À PARTIR DU 20 NOVEMBRE.

8pluijgers-jean-francoisJournaliste cinémaPluijgersJean-Françoisreporter/assets/88/avatar_45372.jpghttp://focus.levif.be/culture/auteurs/jean-francois-pluijgers-8.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/auteurs/jean-francois-pluijgers-8.htmlCinematekMichael Ciminoheaven's gate
La Cinematek a 75 ans
La Cinematek a 75 ans
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La Cinematek a 75 ans
La Cinematek a 75 ans
La Cinematek a 75 ans
0106072013-10-01 17:07:072014-12-08 10:24:40BelgaPas de parutionNormalArticleFocus VifPar Focus VifCinémaLeVif Focus

La Cinematek a 75 ans

A l'occasion de ses 75 ans, la Cinematek organise à Bruxelles une série d'événements autour du cinéma. Pour l'occasion, le Museum of Modern Art (MoMA) de New-York projettera en avant-première le premier film américain anti-nazi découvert et restauré par la Cinematek de Bruxelles.

auto2013-10-01 17:07:00http://focus.levif.be/culture/cinema/la-cinematek-a-75-ans/article-normal-10607.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/cinema/la-cinematek-a-75-ans/article-normal-10607.htmlhttp://focus.levif.be/culture/cinema/http://m.focus.levif.be/culture/cinema/
La Cinematek a 75 ans

Le Beursschouwburg lancera ensuite les festivités le 1er novembre avec une création filmique de Tine Guns. Le week-end du 16 et 17 novembre sera également riche en initiatives. Après la découverte dans la collection de la Cinematek du premier film américain anti-nazi, intitulé Hitler's Reign of Terror, le MoMA mettra à l'honneur le travail de restauration de la Cinematek bruxelloise en projetant en avant-première mondiale les 26 et 27 octobre le film de Cornelius Vanderbilt Jr.

Outre cet hommage, les festivités débuteront le 1er novembre au Beursschouwburg avec une composition filmique de Tine Guns élaborée sur la musique de Condor Gruppe.

Exceptionnellement, la Cinematek ouvrira les portes de son dépôt, d'habitude inaccessible au public, le week-end du 16 et 17 novembre. Des activités familiales seront également au programme: spectacle théâtral d'ombres, atelier "jouets optiques", etc. La Cinematek donnera notamment un coup de projecteur sur la nouvelle génération d'auteurs en projetant des films d'étudiants diplômés dans les écoles de cinéma belges.

Par ces activités, la Cinematek profite de ses 75 ans pour rappeler ses principales missions: conservation, restauration et mise à disposition du grand public des oeuvres cinématographiques.

10focus-vif-la-redaction-deRédaction en ligneVifFocusreporter/assets/126/avatar_64963.jpghttp://focus.levif.be/culture/auteurs/focus-vif-10.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/auteurs/focus-vif-10.htmlCinematek
5 ans de Focus à la Cinematek
5 ans de Focus à la Cinematek
5 ans de Focus à la Cinematek
5 ans de Focus à la Cinematek
5 ans de Focus à la Cinematek
5 ans de Focus à la Cinematek
0102872013-09-10 09:43:40Focus VifPas de parutionNormalArticleJean-François PluijgersPar Jean-François PluijgersCinéma

5 ans de Focus à la Cinematek

À l'occasion des cinq ans de Focus, la Cinematek a laissé carte blanche à la rédaction pour choisir 25 films coups de coeur. À voir jusqu'au 30 octobre.

2013-09-09 09:30:00LeVif Focusauto2013-09-10 15:51:52http://focus.levif.be/culture/cinema/5-ans-de-focus-a-la-cinematek/article-normal-10287.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/cinema/5-ans-de-focus-a-la-cinematek/article-normal-10287.htmlhttp://focus.levif.be/culture/cinema/http://m.focus.levif.be/culture/cinema/
5 ans de Focus à la Cinematek

CONCOURS!

Focus vous offre 5x2 places pour chacune des 25 séances (programme complet sur le site de la Cinematek ou ci-dessous). Pour participer, il suffit de nous envoyer un mail à focusvif@levif.be avec pour objet "5 ans" suivi du nom du film que vous désirez voir. Tirage au sort chaque jour, la veille de la séance.

Il y a également 50x2 places à remporter pour la séance inaugurale du 23 septembre à 19h (projection de Shotgun Stories de Jeff Nichols, suivi d'un drink). Pour être nos invités, rendez-vous dans la rubrique "Concours" du site.

Depuis son lancement en 2008, Focus entretient des liens privilégiés avec la Cinematek, dont la Focus Night mensuelle constitue le témoignage le plus tangible. Ils trouvent une nouvelle expression dans la carte blanche laissée à la rédaction à l'occasion de l'anniversaire du magazine. Le programme "5 ans Focus Vif" propose 25 coups de coeur, choisis parmi les quelque 1500 films recensés dans ces colonnes, suivant une ligne éditoriale faite d'exigence, de curiosité et d'enthousiasme(s).

Il y a là, à raison de cinq titres par an, une cartographie éminemment subjective du cinéma contemporain, nourrie tout à la fois par la volonté de défricher des territoires inconnus, que par celle de saluer des auteurs confirmés ayant particulièrement brillé. Ainsi, retrouve-t-on les premiers ou deuxièmes films de réalisateurs soutenus dès leurs débuts, les Jeff Nichols (Shotgun Stories), Ari Folman (Valse avec Bachir), Debra Granik (Winter's Bone) ou autre Joachim Trier (Oslo, August 31st), liste non exhaustive à laquelle il faut adjoindre les films de cinéastes dont l'oeuvre n'avait connu, jusque-là, qu'une diffusion confidentielle -ainsi de Asghar Farhadi (Une séparation) ou encore de Pablo Larrain (Santiago 73). S'y ajoutent les accomplissements majeurs d'auteurs comme Lars Von Trier (Melancholia), Arnaud Desplechin (Un conte de Noël) ou le revenant William Friedkin (Killer Joe), et jusqu'à l'inclassable Holy Motors de Leos Carax. Tous films à (re)découvrir du 9 septembre au 30 octobre prochain, A Single Man, l'épatant premier long métrage du styliste Tom Ford, faisant guise d'ouverture. Une séance inaugurale, suivie d'un drink, aura lieu le 23 septembre avec la projection du Shotgun Stories de Jeff Nichols.

5 ans, 25 films2008

TWO LOVERS, DRAME DE JAMES GRAY, 2008 (06/10, 21H30)

DRTwo Lovers

Pour son quatrième long métrage, James Gray signe un film d'amour sur les pas d'un homme balançant entre deux femmes et confronté ce faisant au dilemme de son existence. Un drame intimiste brûlant, auquel Joaquin Phoenix confère une vertigineuse intensité.

Mais également: Un conte de Noël (le 22/09 à 21h), Shotgun Stories (le 23/09 à 19h), Hunger (le 18/09 à 22h), Valse avec Bachir (le 19/09 à 19h).

2009

STILL WALKING, DRAME DE HIROKAZU KORE-EDA, 2009 (28/09, 21H)

DRStill Walking

Par le réalisateur de Nobody Knows, une chronique familiale douce-amère arpentant la route, sinueuse, des relations entre générations. Chef-d'oeuvre sobre et bouleversant, Still Walking confirme que le cinéaste japonais est le digne héritier de Ozu.

Mais également: Un prophète (le 26/10 à 19h), The Hurt Locker (le 30/10 à 21h), Pranzo di ferragosto (le 18/10 à 17h).

2010

FANTASTIC MR FOX, FILM D'ANIMATION DE WES ANDERSON, 2010 (16/09, 21H)

DRFantastic Mr Fox

L'auteur de The Royal Tenenbaums et autre Darjeeling Limited remet l'animation en stop motion au goût du jour pour cette adaptation délicieuse de Roald Dahl, une fable enchantée déclinant lumineusement les figures de son imaginaire excentrique.

Mais également: Mary and Max (le 25/09 à 17h), Poetry (Le 21/09 à 21h), A Single Man (le 09/09 à 19h), White Material (le 24/09 à 19h).

2011

I WISH I KNEW, DOCUMENTAIRE DE JIA ZHANG-KE, 2011 (15/09, 21H)

DRI Wish I Knew

De Platform à Still Life, Jia Zhang-ke a passé les mutations de la société chinoise au crible d'un regard aiguisé. Avec le documentaire I Wish I Knew, il donne de Shanghai une vision kaléidoscopique où s'entremêlent pulsations du présent et vibrations du passé.

Mais également: Melancholia (le 14/09 à 21h), Une séparation (le 11/09 à 21h), Blue Valentine (le 10/10 à 21h), Winter's Bone (le 02/10 à 17h), Santiago 73 (le 24/10 à 17h).

2012

HOLY MOTORS, DE LEOS CARAX, 2012 (04/10, 19H)

DRHoly Motors

Mettant fin à un long silence cinématographique, Leos Carax sortait, en 2012, Holy Motors, zapping étourdissant à la surface du monde et miroir réfléchissant d'un cinéma portant son propre deuil. Un film en forme de rêve de cinéma, aventureux et bouleversant.

Mais également: Après mai (le 19/09 à 21h), A perdre la raison (le 26/09 à 21h), Killer Joe (le 29/10 à 21h), Oslo, August 31st (le 13/09 à 19h).

5 ANS FOCUS VIF, DU 09/09 AU 30/10 À LA CINEMATEK, BRUXELLES. Programme complet sur http://www.cinematek.be/?node=17&event_id=1001394028pluijgers-jean-francoisJournaliste cinémaPluijgersJean-Françoisreporter/assets/88/avatar_45372.jpghttp://focus.levif.be/culture/auteurs/jean-francois-pluijgers-8.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/auteurs/jean-francois-pluijgers-8.htmlCinematek
Bons plans sorties pour le week-end
Bons plans sorties pour le week-end
Bons plans sorties pour le week-end
Bons plans sorties pour le week-end
059812012-05-04 11:58:082013-03-18 20:30:46FocusPas de parutionNormalArticleCulture

Bons plans sorties pour le week-end

Inc'Rock, Aralunaires, Bulex, art urbain, sorties ciné et bien plus: comme chaque vendredi, Focus fait le tri dans l'agenda culturel pour vous proposer le meilleur du week-end.

LeVif Focusauto2012-05-04 11:58:07http://focus.levif.be/culture/culture/bons-plans-sorties-pour-le-week-end/article-normal-5981.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/culture/bons-plans-sorties-pour-le-week-end/article-normal-5981.htmlhttp://focus.levif.be/culture/culture/http://m.focus.levif.be/culture/culture/DR

MUSIQUE

Inc'Rock FestivalOù: Carrière d'Opprebais, IncourtQuand: du 4 au 6 maiQuoi: Le souvenir majeur de l'édition 2011 du festival reste La Fouine: bombardé par deux pauv' bouteilles d'eau envoyées du public, le courageux rapper envoya ses mastards persos choper les présumés coupables pour les tabasser quasi en direct sur YouTube. Classe. On imagine que le succès venant (10.000 pèlerins en 2011), les organisateurs éviteront la bavure, même s'ils remettent une louche de hip hop/urban reggae, le troisième jour, entre autres via Psy4 de la rime, Youssoupha, Neg' Marrons, Pierpoljak et nos compatriotes de Uman, Pablo Andres et James Deano (le retour?). Sinon, le menu pop-rock propose aussi Ozark Henry, Daan, Thomas Dutronc, Sarah Carlier, les agaçantes Brigitte et Joshua qui, bien sûr, auto-analysera sa prestation vocale... Quitte à s'éliminer sur le champ? www.incrockfestival.be

A Place to Bury StrangersOù: Trix, AnversQuand: vendredi 4 maiQuoi: Ce n'est pas pour rien qu'A Place to Bury Strangers est souvent sous-titré "groupe le plus bruyant de New York". Le power trio, inspiré du shoegaze, du rock garage et indie, n'est pas près de faire des concessions et présentera notamment son dernier EP intitulé Onwards to the Wall (droit dans le mur!) ce vendredi au Trix. www.trixonline.be

Les AralunairesOù: ArlonQuand: jusqu'au 6 maiQuoi: Ca fait déjà une semaine qu'Arlon remue au rythme des Aralunaires, nouvelle mouture des Nuits de l'Entrepôt étendue à toute la ville. Pour clôturer les hostilités en beauté, le festival propose entre autres Compuphonic, The Experimental Tropic Blues Band, Gaëtan Streel, Reverend Beatman ou BRNS. www.aralunaires.be

BulexOù: Caves de Cureghem, BruxellesQuand: samedi 5 maiQuoi: Personne n'en a jamais vraiment douté: les soirées Bulex n'ont pas manqué leur grand retour, en mars dernier. Après une première édition blindée, voire étouffante, la seconde salve aura lieu aux Caves de Cureghem (et non pas à la gare Centrale comme initialement prévu). Ze place to be? www.bulex.xxx

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CINÉMA

Cycle "Prison Movies"Où: Cinematek, BruxellesQuand: jusqu'au 29 juinQuoi: Hunger de Steve McQueen, Leonera de Pablo Trapero, et Un prophète de Jacques Audiard en témoignaient encore récemment: le film de prison reste un sous-genre cinématographique pratiquement inépuisable. Et ayant d'ailleurs connu des déclinaisons innombrables et jusqu'aux plus folkloriques -voir ainsi le mémorable Jailhouse Rock, dont la postérité retint qu'il s'agissait du meilleur film d'Elvis.Couvrant 80 ans de cinéma, de Geschlecht in Fesseln de Wilhelm Dieterle en 1928 au film d'Audiard susnommé, la vingtaine de titres composant le cycle "Prison Movies" proposé par la Cinematek brasse des visions multiples, envisageant "la geôle comme microcosme de la réalité sociale". Et pose, parmi d'autres, la question de l'identité de l'individu dans l'univers carcéral -voir, à cet égard, The Kiss of the Spider woman, objet d'une prochaine Focus Night-, chacun de ces films invitant encore à repenser le rôle de la prison à son époque. Si l'on trouve là forcément une brochette de classiques - Each dawn I die, Cool Hand Luke, Birdman of Alcatraz, et autre Midnight Express-, le programme n'est pas avare en propositions audacieuses: de Punishment Park de Peter Watkins à Scum d'Alan Clarke, en passant par l'incroyable Hunger de Steve McQueen, on y verra la démonstration que le film de prison est aussi de nature à forcer les carcans, esthétiques et autres. www.cinematek.be

Wuthering Heights (Les Hauts de Hurlevent) ****En salles depuis le 2 maiDRAME | Andrea Arnold, la réalisatrice de Fish Tank, signe une adaptation singulière de Wuthering Heights, le roman d'Emily Brontë, dont elle livre une vision organique et viscérale, lovée dans une nature ravageuse. Notre critique

The Cabin in the Woods ***En salles depuis le 2 maiHORREUR | Drew Goddard mixe Evil Dead avec The Truman Show dans The Cabin in the Woods, un concentré malin d'horreur rigolarde. Notre critique

Detachment **En salles depuis le 2 maiDRAME | Drame scolaire situé dans un lycée difficile de la banlieue new-yorkaise et évoluant à mille lieues de la guimauve pédagogue servie par un Dangerous Minds, Detachment se complaît pourtant, en petit frère maladroit de Half Nelson, dans son pessimisme arty et ses clichés misérabilistes jusqu'à la nausée.Notre critique

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EXPOS/SCÈNES

Invader: BXL 2012 - DérivesOù: Alice Galery, BruxellesQuand: jusqu'au 19 maiQuoi: Figure de proue de l'art urbain, Invader débarque à Bruxelles en et hors les murs de la galerie Alice. Focus en a d'ailleurs subi les traces dans un numéro trafiqué par l'homme masqué. Notre entretien avec Invader - www.alicebxl.com

Anonym'ArtOù: divers lieux bruxelloisQuand: les week-end du 5 et 6/05, du 12 et 13/05 et du 19 et 20/05Quoi: Durant le mois de mai, dans la foulée de l'exposition Invader, Bruxelles fera place à d'autres temps forts street art. Ainsi de l'asbl Lezarts Urbains qui programme, trois week-ends de suite, une plongée dans l'univers d'artistes graffiti belges -dont l'identité ne sera pas dévoilée. Ceux-ci investiront les murs de l'association à la faveur de l'exposition Anonym'Art. Projections vidéo, ateliers et performances live sont également prévues lors de cet évènement ainsi que des visites guidées sur les traces d'£uvres urbaines disséminées dans Saint-Gilles. A ne pas rater non plus: durant les Nuits Botanique, Vincent Glowinski -alias Bonom- habillera le Museum du squelette d'un long serpent qui sera suspendu au-dessus du public et qui ne manquera pas de rappeler la fascinante baleine accrochée par ses soins, il y a quelques mois, au plafond du Potemkine. www.lezarts-urbains.be

Parcours d'artistesOù: Saint GillesQuand: jusqu'au 20 maiQuoi: Cette année encore, l'échevinat de la culture de Saint-Gilles et l'asbl Les Rencontres Saint-Gilloises programment une nouvelle édition -la 13e- du désormais très prisé -40 000 visiteurs en 2010!- Parcours d'artistes. Du 4 au 20 mai, 400 artistes feront découvrir leur travail à travers une grande "expo nomade", sorte de "musée hors les murs" selon les termes des organisateurs. Comme lors des précédentes éditions, l'ouverture de quelque 200 ateliers constituera l'axe central de ce projet qui entend rapprocher artistes et grand public. Travaillé par la notion de vie de quartier, l'événement refuse l'élitisme, brassant aussi bien amateurs éclairés qu'artistes confirmés. En plus des ateliers, le parcours sera jalonné de 11 "pôles culturels" faisant place à des expositions phares. Parmi les plus remarquables, la Maison du Peuple fera place au travail des photographes Romain Meffre et Yves Marchand. Le tandem français y présentera Detroit - USA, métamorphose d'une ville, une série emblématique d'un travail hanté par la notion de "ruines contemporaines" pour lequel ils arpentent les friches industrielles à travers le monde. Il faut dire que Detroit est un modèle du genre. Après avoir été la 4e ville des Etats-Unis, elle a subi un coup d'arrêt de 40 ans. Résultat des courses? Un réseau urbain de 20 kilomètres carrés qui s'effondre et ce qu'il est désormais convenu d'appeler "un tiers-monde au coeur du pays le plus puissant de la planète". De cette mégalopole à ramasser à la petite cuillère, Meffre et Marchand ont tiré des images fascinantes qui disent la fragilité de toute chose, la beauté du chaos.www.parcoursdartistes1060.be

KunstenFestivalDesArtsOù: divers théâtres et centres d'art bruxelloisQuand: du 4 au 26 maiQuoi: Dégoupillé dans le Focus du 27 avril, le 17e KunstenFestivaldesArts démarre ce week-end avec ses spectacles internationaux en VO sous-titrés aux quatre coins de Bruxelles. L'ouverture est des plus secouantes avec Exibit B. Le metteur en scène sud-africain Brett Bailey nous invite à rejouer les colons blancs! A l'église du Gesù, il signe une expo d'esclaves noirs, comme à l'époque. De silencieux tableaux vivants, accompagnés de textes, épinglent la représentation du bon sauvage. Un regard croisé entre l'autre et soi. Autre ouverture "coup de poing" avec le Croate Olivier Frlji, annoncé metteur en scène "terroriste". Il présente Maudit soit le traître à sa patrie!, pointant la montée des nationalismes/fascismes en Europe. Pour prendre de la hauteur, Natural Mysteries nous envoie au musée des Sciences naturelles, à la recherche des "cosmogonies alternatives". Ailleurs, on croisera un nouvel Hamlet, suédois, version théâtre-cinéma. Coté "stars", le festival accueille le chorégraphe William Forsythe (Sider) et le metteur en scène Claude Régy (Brume de dieu). Enfin, avant ou après chaque spectacle, la foule squatte le bar "arty", imaginé cette année par des architectes japonais aux anciens magasins Vanderborght... www.kfda.be

Parking songOù: Théâtre Marni, BruxellesQuoi: jusqu'au 5 maiQuoi: Théâtre de la douleur, avec Artaud dans l'coin. Le metteur en scène Michel Bernard présente son nouvel opus Parking Song de Sonia Chiambretto, sur "une complicité visuelle, gestuelle, entre la maladie de Parkinson et le grunge". Parkinson et Kurt Cobain! L'imagination (des artistes) est parfois détonante... Le pitch? "Des oiseaux, un chanteur, une maladie, une ville américaine, un voyage." La pièce mixe théâtre, musique, danse et cirque faisant se croiser la science et la déchéance. Une étrange polyphonie donc, "live", sans personnage, avec 7 interprètes dans le grunge, batterie in situ. Le spectacle tente de "saisir à vif une douleur propre à la condition humaine. Une migration survolant l'histoire de Nirvana par le biais de Kurt Cobain... Une expérience composite aux bruissements des êtres humains confrontés à la déchéance et à la liberté... Autour du dilemme: être un surhomme tout en sachant que je suis un sous-homme"... De la liberté grunge, Come as you are. www.marni.be

Red Bull Caisses à savonOù: départ Mont des Arts, animations dans divers quartiers de BruxellesQuand: samedi 5 maiQuoi: Environ 85 équipes sélectionnées au préalable s'affronteront pour une course en caisses à savon, à savoir de petites carrioles conçues par les pilotes eux-mêmes. Un évènement gratuit et ouvert à tout public. Le Mont des Arts sera métamorphosé, l'espace d'une journée, en un parcours vertigineux, composé d'une pente de 380 mètres de long, avec pour la première fois des obstacles tels qu'une rampe, une chicane et un virage à 90 degrés. Au programme, des sensations, de la vitesse, des spectacles, des commentaires du jury en dialecte bruxellois et de nombreuses récompenses pour les participants et les meilleurs supporters. www.redbull.be

FocusVif.be, Ph.C., L.H., J.F.Pl., M.V., N.A., L.P. (stg)

sortiesCinematekinvaderbulexlézarts urbainsa place to bury strangersgalerie aliceinc'rockaralunairesanonym'artkunstenfestivaldesartsmarni
De Cannes à Bruxelles: le prix de l'Âge d'or pour "Hors Satan" de Bruno Dumont
De Cannes à Bruxelles: le prix de l'Âge d'or pour "Hors Satan" de Bruno Dumont
De Cannes à Bruxelles: le prix de l'Âge d'or pour "Hors Satan" de Bruno Dumont
De Cannes à Bruxelles: le prix de l'Âge d'or pour "Hors Satan" de Bruno Dumont
015332011-07-22 16:35:302013-03-18 19:57:16FocusPas de parutionNormalArticleCinéma

De Cannes à Bruxelles: le prix de l'Âge d'or pour "Hors Satan" de Bruno Dumont

En lui décernant le prix de l'Âge d'or 2011, la Cinematek récompense l'audace et l'authenticité de l' oeuvre filmée par le réalisateur français Brunot Dumont: Hors Satan. Cannes l'avait déjà repérée.

LeVif Focusauto2011-07-22 16:35:29http://focus.levif.be/culture/cinema/de-cannes-a-bruxelles-le-prix-de-l-age-d-or-pour-hors-satan-de-bruno-dumont/article-normal-1533.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/cinema/de-cannes-a-bruxelles-le-prix-de-l-age-d-or-pour-hors-satan-de-bruno-dumont/article-normal-1533.htmlhttp://focus.levif.be/culture/cinema/http://m.focus.levif.be/culture/cinema/EPA/CANNES FILM FESTIVAL

Et une ligne de plus sur la page des prix décernés au réalisateur du Nord de la France, Bruno Dumont. Esquissé par la Cinémathèque Royale de Bruxelles, le tracé est belge. Il récompense du prix de l'Âge d'or 2011 et donc de 5000 euros Hors Satan, le sixième et dernier long-métrage de Bruno Dumont. Le Jury, présidé par Luckas Vander Taelen, administrateur de la Cinematek, salue notamment la "radicalité audacieuse de la mise en scène", la cohérence, la singularité du langage cinématographique d'un "film particulièrement authentique. Dumont [y] confronte présent et foi et croyances anciennes, lui conférant ainsi une dimension métaphysique, précise le jury dans un communiqué. Bruno Dumont consolide ainsi sa réputation d'auteur qui consciemment s'engage à contre-courant et qui sans compromis réalise une oeuvre tout à fait personnelle et singulière."

Cette réputation, il la doit notamment à la sobriété souvent douce et gracieuse de sa mise en scène, au minimalisme parfois âpre de ses dialogues, ou encore à son attachement au réel et surtout à l'humain. Une renommée que Cannes l'a aidé à bâtir. Le festival reconnait en effet l'originalité de son regard cinématographique dès son premier film, La Vie de Jésus, sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs en 1997. Bruno Dumont revient d'abord en 1999 pour L'humanité, triplement récompensé, puis en 2006 pour faire couronner Flandres du Grand Prix, et enfin en mai 2011. Hors Satan était sélectionné dans la section "Un certain regard".

Avec le prix Cinédécouvertes 2011, la Cinematek a aussi récompensé deux réalisateurs moins familiers de ce genre de prix prestigieux européen: l'Autrichien Karl Markovics avec Atmen et le Colombien Alejandro Landes dont Porfirio avait aussi été sélectionné en mai 2011... à Cannes.

Lydie.m (stg)

Plus d'informations sur Bruno Dumont

Voir un extrait de Hors Satan:

CinematekCannes 2011Un certain regardPrix de l'Âge d'or 2011Hors SatanBruno DumontL'humanité
Focus Night @ Cinematek presents: Le départ, de Jerzy Skolimowski
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048282010-12-01 11:10:132013-03-18 20:37:16FocusPas de parutionNormalArticleCinéma

Focus Night @ Cinematek presents: Le départ, de Jerzy Skolimowski

Ce soir au programme de la Focus Night à la Cinematek, "Le départ", Ours d'or à Berlin en 1967, séance précédée par une présentation par un critique maison, et suivie d'un verre. Vite, il y a encore plusieurs places à gagner!

LeVif Focusauto2010-12-01 11:10:12http://focus.levif.be/culture/cinema/focus-night-cinematek-presents-le-depart-de-jerzy-skolimowski/article-normal-4828.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/cinema/focus-night-cinematek-presents-le-depart-de-jerzy-skolimowski/article-normal-4828.htmlhttp://focus.levif.be/culture/cinema/http://m.focus.levif.be/culture/cinema/
Focus Night @ Cinematek presents: Le départ, de Jerzy Skolimowski

Places à gagner pour la Focus Night de ce soir dans l'encadré en bas!

Après Al Pacino en novembre, la Focus Night du mois de décembre est consacrée au cinéaste polonais Jerzy Skolimowski, dont le récent Essential Killing a enflammé la Mostra de Venise où il a récolté deux prix, celui du jury pour son réalisateur, et celui du meilleur acteur pour Vincent Gallo. Au programme de ce mercredi soir donc, Le départ, Ours d'or à Berlin en 1967, et premier film tourné par Skolimowski en dehors de Pologne.

À travers l'histoire (située dans le Bruxelles des sixties) d'un adolescent farfelu passionné de courses automobiles et refoulant son désir avant d'y succomber pour la superbe Catherine Duport, Skolimowski passe la Nouvelle Vague au prisme de son cinéma physique à l'humour fou. Avec dans le rôle principal, un charismatique Jean-Pierre Léaud, indissociable d'un film qui annonçait la carrière internationale de son auteur.

Vous aussi vous voulez aller voir Le départ à la Cinematek? Envoyez très vite, c'est à dire avant 15h, un mail ICI.

Focus.be

Focus NightCinematekJerzy SkolimowskiLe départ
Focus Night @ Cinematek: Night and the City
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04092010-10-14 10:02:002013-03-18 20:27:19FocusPas de parutionNormalArticleCinéma

Focus Night @ Cinematek: Night and the City

Pour le second rendez-vous de la Focus Night à la Cinematek, on vous propose Night and the City,, superbe oeuvre noire de Jules Dassin, qui sera précédée par une présentation par un critique maison, et suivie d'un verre. 50 paires de places à gagner.

LeVif Focusauto2010-10-14 10:01:59http://focus.levif.be/culture/cinema/focus-night-cinematek-night-and-the-city/article-normal-409.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/cinema/focus-night-cinematek-night-and-the-city/article-normal-409.htmlhttp://focus.levif.be/culture/cinema/http://m.focus.levif.be/culture/cinema/
Focus Night @ Cinematek: Night and the City

Après Dennis Hopper, Gene Tierney est l'"invitée" de la prochaine Focus Night, le rendez-vous cinéma proposé chaque mois par Focus à ses lecteurs, en partenariat avec la Cinematek. Suivant une formule désormais bien rodée, la projection d'un film y est précédée d'une présentation par un critique maison, la soirée se terminant autour d'un verre.

Au programme du mercredi 20 octobre, Night and the City, film noir de Jules Dassin et l'un des plus beaux fleurons du parcours de Gene Tierney, star hollywoodienne au destin tragique, dont la stupéfiante beauté, assortie de fêlures apparentes, allait hanter le cinéma de Josef von Sternberg (The ShanghaI Gesture), Otto Preminger (Laura, Whirlpool...), John Stahl (Leave Her to Heaven) et Joseph Leo Mankiewicz (Dragonwyck, The Ghost and Mrs Muir), parmi d'autres; tous films que l'on peut redécouvrir ces jours-ci dans le cycle que lui consacre judicieusement la Cinematek.

Archétype du film noir, et première oeuvre tournée par Jules Dassin en dehors des Etats-Unis, Night and the City (Les Forbans de la nuit dans sa traduction française) vaut, au-delà de sa mise en scène tendue et de son lyrisme désespéré, par l'extraordinaire prestation de Richard Widmark. Si nul n'a oublié la course éperdue de cet homme croyant que la chance daigne enfin lui sourire, le regard fermé de Gene Tierney, dont la beauté se drape ici de résignation, achève de porter ce drame à incandescence. Un an après ceux de San Francisco (Thieves' Highway), les bas-fonds de Londres, explorés sur un mode néoréaliste, valaient à Dassin l'un de ses plus grands films.

Night and the City, de Jules Dassin, 1950. Mercredi 20 octobre à 19h, à la Cinematek, 9 rue Baron Horta, 1000 Bruxelles. www.cinematek.be

A GAGNER, 50 x 2 places pour la Focus Night du 20 octobre à la Cinematek. Cliquez ICI.

J.F.PL.

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Cycle Orson Welles @ Cinematek
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058202010-07-15 14:26:182013-03-18 20:45:39FocusPas de parutionNormalArticleCinéma

Cycle Orson Welles @ Cinematek

La Cinematek propose jusqu'au 27 août un cycle dédié à ce génie du septième art qu'était Orson Welles.

LeVif Focusauto2010-07-15 14:26:17http://focus.levif.be/culture/cinema/cycle-orson-welles-cinematek/article-normal-5820.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/cinema/cycle-orson-welles-cinematek/article-normal-5820.htmlhttp://focus.levif.be/culture/cinema/http://m.focus.levif.be/culture/cinema/
Cycle Orson Welles @ Cinematek

Artiste de génie, cinéaste majeur et auteur avec Citizen Kane de l'un des films essentiels de l'histoire du Septième art, Orson Welles fait l'objet, pendant tout l'été à la Cinematek, d'un cycle englobant son parcours d'acteur et de réalisateur.

L'occasion de se replonger dans une oeuvre inépuisable, et d'apprécier, une nouvelle fois, le magistral plan-séquence d'ouverture de Touch of Evil (voir la vidéo ci-dessous), ou la richesse de The Magnificent Ambersons (ne cherchez pas ailleurs l'une des inspirations des Royal Tenenbaums, de Wes Anderson). Voire, encore, de (re-)découvrir la version achevée de son Don Quijote, aussi discutable fût-elle.

L'occasion, aussi, de retrouver le comédien devant les caméras de Carol Reed (The Third Man), John Huston (Moby Dick), Tony Richardson (The Sailor from Gibraltar), et d'autres encore, parmi lesquels Richard Fleischer pour deux films rares, A Crack in the Mirror et Compulsion, ce dernier tiré du fait divers qui allait également inspirer The Rope à Hitchcock.

Cycle Orson Welles, du 15 juillet au 27 août, Cinematek, Bruxelles. Pour plus d'infos, cliquez ici.

J.F. Pl.

CinematekOrson Welles
Godard, films cultissimes
Godard, films cultissimes
Godard, films cultissimes
Godard, films cultissimes
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055532010-07-08 11:54:262013-03-18 19:52:42FocusPas de parutionNormalArticleCinéma

Godard, films cultissimes

Dimanche soir, la Cinematek projettera le dernier long métrage de Jean-Luc Godard : "Film Socialisme". L'occasion de goûter à l'un des plus grands artistes du XXème siècle.

LeVif Focusauto2010-07-08 11:54:25http://focus.levif.be/culture/cinema/godard-films-cultissimes/article-normal-5553.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/cinema/godard-films-cultissimes/article-normal-5553.htmlhttp://focus.levif.be/culture/cinema/http://m.focus.levif.be/culture/cinema/
Godard, films cultissimes

Bien sûr - je vous entends déjà - dimanche, nous sommes le 11 juillet. Et le 11 juillet, c'est la finale de la Coupe du monde. Pas un jour à se taper du Godard ! Et puis, me direz-vous, Godard ce n'est que du cinéma pour intellos (à la rigueur pour intellos branchés), et en plus le meilleur de son oeuvre est maintenant forcément derrière lui. Pire, en fait vous ne le connaissez même pas.

Ce n'est rien. Bien que la tâche soit délicate, nous allons essayer de vous montrer qu'un film de Jean-Luc Godard est aussi stimulant que le match de football le plus important de l'année. Et même si vous n'allez pas au cinéma dimanche, et préférez 1h30 de vuvuzela, peut-être au moins regretterez-vous d'avoir choisi le foot après avoir lu ceci. Qui sait...

Film Socialisme

Dimanche soir, c'est donc le dernier long métrage du réalisateur qui sera projeté : Film Socialisme. Avec ce film, Godard nous plonge dans une oeuvre en trois parties. Tout d'abord, une croisière en méditerranée sur un paquebot. Les images s'enchainent à toute vitesse, tout semble éphémère. Ces images proviennent parfois d'anonymes, de la télévision ou encore d'autres films. On suit ensuite, le temps d'une nuit, une fille et son petit frère qui demandent des comptes sur la liberté, l'égalité et la fraternité devant un tribunal. Enfin, le cinéaste nous fait visiter six lieux : Egypte, Palestine, Odessa, Hellas, Naples et Barcelone.

Film Socialisme est un travail et un questionnement contemporain sur les images. Godard joue sur leur nature, leur utilisation et en bombarde le film. C'est également une réflexion sur notre civilisation, et notamment l'Europe. L'écho à la crise actuelle (et aux "problèmes de type grec" comme dit Godard) ajoute encore une touche contemporaine au film.

Premier argument : "Film Socialisme", c'est beau et intelligent. Et vous n'aurez pas dix occasions de le voir au cinéma, puisqu'il n'y a qu'une séance (Dimanche à la Cinematek donc).

Nouvelle vague

Si avec Film Socialisme Godard revient quelque peu vers la fiction (surtout dans la deuxième partie), on n'est plus du tout dans le registre romanesque de ses premiers films.

Le mythe Godard commence en fait avec A Bout de Souffle, sorti en 1960, qui changera les codes cinématographiques de l'époque. Le réalisateur filme la vie, le mouvement, utilise des faux-raccords, passe du coq à l'âne,... On parle de "Nouvelle Vague".

Trois films majeurs illustrent le cinéma "Nouvelle Vague" de Jean-Luc Godard. Chacun d'entre eux est animé par un couple d'acteurs/héros mythiques. Il y a A Bout de Souffle, le manifeste (Jean Seberg - Jean-Paul Belmondo, 1960) ; Le Mépris, le classique (Brigitte Bardot - Michel Piccoli, 1963) ; et Pierrot le Fou, le chef-d'oeuvre (Jean-Paul Belmondo - Anna Karina, 1965).

Plusieurs scènes tirées de ces films sont devenues littéralement cultes. Aujourd'hui encore plusieurs cinéastes tirent leurs influences de ce cinéma comme Christophe Honoré ou Xavier Dolan. Même Martin Scorsese cite Jean-Luc Godard.

Anna Karina et Jean-Paul Belmondo dans "Pierrot le Fou". Scène culte on vous dit.

Deuxième argument : Avec ses films "Nouvelle Vague", Godard a réalisé des oeuvres intemporelles et indiscutablement gravées dans l'histoire du cinéma.

L'engagement

Dans la deuxième moitié des années soixante, la France s'ennuie, la France descend dans la rue, la France lance des pavés,... Mai 68 est en chantier. Et Godard se dirige vers un cinéma plus engagé. En 1967, sort La Chinoise, dans lequel il est question de militants maoïstes et de révolution. Un film résolument politique donc. Pendant les évènements de mai 68, Godard soutiendra notamment Henri Langlois (fondateur de la cinémathèque française), démis de ses fonctions par le gouvernement. Il créera aussi la sensation à Cannes, en compagnie de Truffaut et Berri, en demandant d'arrêter le festival pour montrer sa solidarité avec les étudiants et les ouvriers (voir vidéo).

En 1974, le cinéaste évoque la situation au Proche-Orient avec Ici et Ailleurs. Il s'agit de rushes d'un film inachevé sur la résistance palestinienne, tourné quatre ans auparavant sous l'égide du groupe Dzoga Vertov. Godard les réutilise pour en faire un long métrage.

Le cinéma de Godard prend donc un ton militant qui participe à faire de son oeuvre une matière complexe et complète.

Troisième argument : faire arrêter le festival de Cannes pour soutenir les étudiants et ouvriers, franchement c'est classe.

Le cinéma

Pour compléter le tableau, il faut encore parler de cinéma. Ce que Godard a largement fait. Et sa grande oeuvre en la matière est très certainement Histoire(s) du cinéma. Travail de montage d'archives visuelles et sonores titanesque. Le projet a pour ambition de montrer en vidéo l'histoire du cinéma et celle du XXème siècle. Le réalisateur y insère extraits de films, reproductions de tableaux et photos, ainsi que des citations littéraires et musicales. Histoire(s) du cinéma propose une véritable réflexion sur l'utilisation de l'image et sur le cinéma.

Godard aura donc été un artiste complet. Il a touché à la fiction, à l'engagement politique, ainsi qu'à la théorie, au sein d'une oeuvre qui aura marqué son époque. Il est une icône que l'on se doit d'approcher, par le biais de ses films, si l'on aime le septième art.

Dans Le Mépris, le personnage incarné par Brigitte Bardot demandait à son compagnon "Qu'est-ce que tu préfères? Mes seins ou la pointe de mes seins?". Dilemme. Près de cinquante ans plus tard on vous demande si vous préférez le football ou Godard. Tout aussi incertain. A vous de faire le bon choix... ou de ne pas le faire. De toute façon, sachez que vous raterez quelque chose.

Film Socialisme, Jean-Luc Godard. Le 11 juillet, 21h, à la Cinematek (Bruxelles).

Maxime Morsa (stg)

CinematekJean-Luc Godardfilm socialisme
Focus Night
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025662010-05-28 15:39:472013-03-18 20:51:05FocusPas de parutionNormalArticleCinéma

Focus Night

Découvrez, un mardi par mois à la Cinematek, un film choisi par nos lecteurs. Fil rouge de ce 8 juin: le football. Pour voter, rendez-vous ci-contre, dans l'espace Focus Night à droite sur la homepage. Pour gagner des places, direction notre onglet Focus Factory.

LeVif Focusauto2010-05-28 15:39:46http://focus.levif.be/culture/cinema/focus-night/article-normal-2566.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/cinema/focus-night/article-normal-2566.htmlhttp://focus.levif.be/culture/cinema/http://m.focus.levif.be/culture/cinema/
Focus Night

Découvrez, un mardi par mois à la Cinematek, un film choisi par nos lecteurs. Fil rouge de ce 8 juin: le football. Pour voter, rendez-vous dans l'espace Focus Night à droite sur la homepage. Pour gagner des places, direction notre onglet Focus Factory.

Coup de tête

De Jean-Jacques Annaud. 1979.

Un film remarquable et percutant, qui offre au regretté Patrick De-waere un de ses tout meilleurs rôles. Le jeune acteur incarne un joueur de football, un peu tête brûlée, qui est chassé de son équipe puis de son travail, et envoyé en prison pour un viol qu'il n'a pas commis. Libéré pour jouer un match décisif, il n'aura pas oublié ceux qui ont causé sa chute... Une forte et belle étude critique du milieu du foot saisi dans ses dérives les plus sombres, avec au centre (-avant) une extraordinaire performance de Dewaere.

Hooligans

De Lexi Alexander. 2005. Renvoyé de son université américaine, un jeune homme traverse l'Atlantique pour rendre visite à sa s£ur, qui vit à Londres. Le frère du mari de celle-ci, membre actif d'un groupe de supporters du club de West Ham, lui fera découvrir cette collectivité dont la solidarité séduira l'ex-étudiant en manque de repère... mais dont les dangereuses dérives ne tarderont pas à se révéler. Sur le thème brûlant des hooli-gans du foot, un film choc et bien documenté.

Escape To Victory

De John Huston et Robert Riger. 1981.Paul Van Himst, un des meilleurs joueurs belges de tous les temps, tient un petit rôle dans ce film de foot et... de guerre signé par le grand John Huston. D'autres stars du ballon rond comme le Brésilien Pelé ou l'Argentin Ardilès figurent dans la distribution. Et c'est... Sylvester Stallone qui incarne le gardien de but d'une équipe de prisonniers alliés, défiant une équipe allemande durant la Seconde Guerre mondiale, et se servant du match comme d'une porte de sortie vers la liberté. Peu crédible mais très divertissant.

The Card

De Ronald Neame. 1952. Tourné au début des années 50 par l'efficace Ronald Neame (The O.D.E.S.S.A. File), ce film chronique de plaisante manière l'ascension sociale d'un jeune homme d'origine modeste, évoluant avec charme vers une position enviable. Il deviendra au passage sponsor d'une équipe de football. Alec Guinness, merveilleux comédien, fait flèche de tout bois, dans un spectacle drôle et par endroit piquant, où le foot sert de piment avec des scènes au réalisme quasi documentaire.

L'Angoisse du gardien de but au moment du penalty

De Wim Wenders. 1972.Adapté du roman de Peter Handke (et avec la complicité de l'auteur), ce film du jeune Wim Wenders a pour héros un gardien de but qui encaisse le but de trop et "pète les plombs". Exclu par l'arbitre, l'homme prendra la tangente, dérivant dans la ville avant de rencontrer une jeune femme qui y laissera la vie... Un suspense existentiel captivant, un film d'errance aux résonances profondes, superbement photographié par Robby Müller, le chef-op attitré de Wenders.

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