Transfert de particules

29/11/17 à 21:00 - Mise à jour à 08/12/17 à 14:57
Du Le Vif/L'Express du 01/12/17

Au théâtre, Les Particules élémentaires condense en quatre heures, en musique et en vidéo, l'imposant roman de Michel Houellebecq. Un coup de poing du jeune prodige français Julien Gosselin, asséné à Avignon en 2013 et repris actuellement en tournée.

Eté 2016. Julien Gosselin, même pas 30 ans, défraie la chronique au festival d'Avignon. Avec sa compagnie Si vous pouviez lécher mon coeur, il propose 2666, une adaptation du roman monstre (plus de 1.300 pages dans l'édition Folio de Gallimard) de l'auteur chilien Roberto Bolaño. Durée de la représentation: onze heures. Une audace. Un triomphe. Gosselin n'en est pas à son coup d'essai. Trois ans plus tôt, toujours dans la cité papale, il a fait couler l'encre en montant un autre roman de taille, Les Particules élémentaires de Michel Houellebecq (lire l'encadré). Un choix comme une évidence. "J'ai découvert Michel Houellebecq à l'adolescence. Je devais avoir 15, 16 ans, c'était à l'époque de la publication de Plateforme (NDLR: 2001)", nous confie Julien Gosselin, qui a commencé par lire ses formes brèves, ses poèmes, ses récits courts, avant de dévorer toute sa production. "Ses textes me touchaient de manière extrêmement directe, comme si j'avais trouvé quelqu'un dont la vision des choses correspondait à la mienne. Avec cette forme de légère tristesse, mais aussi - un élément qu'on oublie souvent - un humour qui me fait hurler de rire. Houellebecq a aussi cette manière particulière d'évoquer la question des zones périphériques: les hypermarchés, les bretelles d'autorout...

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