Pourquoi le théâtre africain est-il si peu présent au festival d'Avignon ?

07/07/17 à 11:00 - Mise à jour à 11:10
Du Le Vif/L'Express du 07/07/17

Le In d'Avignon, qui a commencé ce 6 juillet, laisse peu de place au théâtre africain malgré un focus spécifique sur la création en provenance du continent noir. Méconnaissance ? Maladresse ? Là-bas, de Ouaga à Kinshasa, des artistes rivalisent pourtant d'ingéniosité et d'obstination pour faire émerger une parole sur les planches.

En focus sur l'Afrique subsaharienne. C'était l'ambition - entre autres axes - de la programmation du festival d'Avignon 2017, telle que dévoilée par son directeur Olivier Py le 22 mars dernier. On pouvait saluer là un coup de projecteur bienvenu sur une scène en plein bouillonnement mais encore trop méconnue. Sauf que. Sauf que les artistes invités - Seydou Boro et Salia Sanou, Dorothée Munyaneza, Boyzie Cekwana, Serge Aimé Coulibaly, Rokia Traoré, Angélique Kidjo, les Basongye de Kinshasa... - ne sont pas issus du théâtre mais plutôt de la danse et de la musique. Les auteurs dramatiques n'ont eu droit qu'à la marge, incorporés ici dans un cycle de musiques sacrées, là dans les " Sujets à vif " coproduits par la SACD ou encore dans des lectures en collaboration avec Radio France internationale. Même si Avignon prône le décloisonnement des disciplines, voilà qui était difficile à avaler. " Comment peut-on fuir la question théâtre à ce point dans l'une des plus grandes messes du théâtre en Europe ? s'indigna aussitôt l'auteur, acteur et metteur en scène Dieudonné Niangouna. Fuir la question du texte pour des gens qui disent penser le théâtre me paraît complètement dichotomique. Inviter un continent sans sa parole est inviter un mort. "
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