Bach sous l'orage

25/09/17 à 11:25 - Mise à jour à 11:25
Du LeVif/l'Express du 22/09/17

Anne Teresa De Keersmaeker pose une danse dépouillée sur les Suites pour violoncelle de Bach. Une plongée dans l'obscurité se clôturant par une renaissance, le tout porté à bout d'archet par l'extraordinaire Jean-Guihen Queyras. Bientôt, notamment, à la Monnaie.

Elles trônent, inertes, au fond de la salle. Ces machines - compresseurs, générateurs, convertisseurs - qui donnent son nom à la Maschinenhalle de l'ancien site minier du quartier de Zweckel, construite en 1909 au nord de Gladbeck. Le long du mur de gauche, abondamment balafré et où subsiste du carrelage blanc montant à hauteur d'homme, les portes et les fenêtres sont grandes ouvertes. A travers, depuis les gradins, on peut voir les arbres et les pelouses qui se dorent encore aux derniers rayons de cette soirée d'août. Ici le charbon a désormais fait place à la culture, dans un mouvement de reconversion que bon nombre de villes tentent d'appliquer à l'ère postindustrielle. Ce soir, c'est la chorégraphe Anne Teresa De Keersmaeker qui investit la vaste friche, à l'occasion de la Ruhrtriennale. Et, comme d'habitude avec elle, tout a été soigneusement pensé.
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