Une journée particulière avec Sharko

12/04/16 à 13:07 - Mise à jour à 13:14

Source: Focus Vif

À l'occasion du nouveau Sharko, l'idée était de partir en road story avec David Bartholomé jusqu'à sa jeunesse arlonaise. C'était le funeste 22 mars: ce jour-là, vie et musique ont pris toute leur importance.

"Hello Philippe, on se voit malgré tout aujourd'hui?" Il était 9 h 36 ce mardi 22 mars 2016 et la nouvelle des attentats ne m'était pas encore arrivée. Et puis, on y est allé, vers Arlon, sans doute pour ne pas rester toute la journée englué au compresseur des infos. Moins qu'une fuite, une retraite à deux, dans la bulle de voiture où la radio allume de temps à autre les mauvaises nouvelles. Il est 11 h 30 au rendez-vous fixé -une pompe à essence namuroise- et David a besoin d'un shot de sucre pour entamer la journée particulière. "Ce que je ressens, là? La consternation, un esprit complètement figé, mais aussi la volonté que la société avance, l'idée que les gens vont devoir continuer. Il y a dorénavant, chez moi, un mélange de grande sagesse et d'acceptation des choses, parce que c'est la seule voie possible. Rester à la maison aujourd'hui, c'est rester crispé sur Twitter alors je pense que cela me fera du bien d'aller vers Arlon. Il y a deux-trois ans, j'aurais cédé à la torpeur du canapé, mais les dernières années ont été difficiles pour moi, et l'album reflète évidemment cette condition. Un truc qui ne voulait pas sortir est sorti."
...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Inscrivez-vous afin de pouvoir lire 4 articles gratuits par mois.

Nos partenaires