Tune-Yards, la blanchitude des choses

22/01/18 à 14:15 - Mise à jour à 14:15
Du Le Vif Focus du 18/01/18

Avec I can feel you creep into my private life, Tune-Yards sort à la fois son album le plus sombre et le plus remuant. Merrill Garbus raconte son premier disque d'hiver, réfléchit à sa relation aux autres et loue les vertus de la piste de danse.

Meise. Périphérie bruxelloise. Quartier cossu. C'est dans la maison moderne et lumineuse de son attaché de presse, où elle a donné la veille un showcase privé, qu'on a rendez-vous avec la toujours souriante et enthousiaste Merrill Garbus. Au milieu des cadavres qui laissent entrevoir l'ambiance imbibée de la soirée, tandis que ses musiciens prennent le petit-déjeuner et rangent le matos, l'Américaine lève le voile sur le quatrième album de Tune-Yards: I can feel you creep into my private life. "J'aime cette phrase et son ambivalence, commente-t-elle d'emblée. Elle peut parler de Google, de ces gens qui t'espionnent à travers la caméra de ton ordinateur ou à l'aide de je ne sais quel autre moyen. Mais elle reflète aussi la façon très personnelle et émotive que nous avons de percevoir l'actualité. Et c'est sans doute une bonne chose. Si je comprends la vie des autres de manière un peu plus intime et que ça se glisse dans ma sphère privée, je pourrai peut-être agir à partir d'un vrai sens de l'empathie."
...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Lisez 3 articles gratuits par mois

Je m'enregistre Je suis déjà enregistré
ou

Les abonnés du Vif/l'Express bénéficient d'un accès illimité à tous les articles sur LeVif.be

Je prends un abonnement Je suis déjà abonné

Nos partenaires