Steve Mason - Monkey Mind in the Devil's Time

08/04/13 à 16:33 - Mise à jour à 16:33

POP | L'an dernier, à la faveur du premier album de Django Django, on a pu se rappeler combien le Beta Band avait pu marquer une certaine pop britannique (on n'a pas dit Brit pop).

STEVE MASON, MONKEY MINDS IN THE DEVIL'S TIME, DISTRIBUÉ PAR DOMINO. ***

Steve Mason - Monkey Mind in the Devil's Time

POP | L'an dernier, à la faveur du premier album de Django Django, on a pu se rappeler combien le Beta Band avait pu marquer une certaine pop britannique (on n'a pas dit Brit pop). A la charnière des années 2000, le collectif avait navigué entre downtempo tribal et folk psychédélique, jamais avare d'un trait d'esprit ludique. La voix de Steve Mason a également beaucoup fait pour le charme de l'entreprise. Force est de constater que c'est encore l'un des principaux atouts de Monkey Minds in The Devil's Time, nouvel album solo du bonhomme. Mason n'a pas son pareil pour débiter ses mélodies l'air de rien, voix détachée, presque voilée. Il se permet pourtant de temps à autre de sortir de son registre pour se montrer plus fragile, moins ricaneur, et cela marche aussi (Seen it All Before).

C'est l'une des principales qualités de Monkey Minds...: sa liberté de ton (politique aussi, comme souvent chez le bonhomme, voir un titre comme Fire). La sensation que Mason maîtrise son sujet et peut du coup laisser libre cours à toutes ses envies. Pop toujours, mais baignées dans une électronique élastique, un groove fluide -on pense parfois à un Gorillaz moins hype et urbain, plus baggy (The Last of the Heroes, More Money More Fire). Eclaté, le disque manque peut-être d'une direction claire, parsemé de petits interludes. En attendant, il reste un drôle d'objet à la fois immédiatement séduisant et difficile à saisir.

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