Sortie de route: bilan de la saison 2

24/06/13 à 10:04 - Mise à jour à 16:56

Avant de mettre la clé sous le paillasson jusqu'en septembre, Serge Coosemans nous fait le bilan d'une seconde saison de Sortie de Route partagée entre pignolades pures et militances plus politiques.

Sortie de route: bilan de la saison 2

Septembre 2012 - Juin 2013: qu'en retenir?

Sortie de route: bilan de la saison 2

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1. J'ai probablement vendu mes produits dérivés à une équipe de football.

Aux dernières nouvelles, j'ai vendu 22 exemplaires du recueil numérique publié chez OnLit Editions l'automne dernier et reprenant quelques chroniques ici publiées en 2011, parfois un petit peu remaniées pour cette parution sous forme d'e-book. Les royalties d'auteur étant ce qu'elles sont, je n'ai au final même pas de quoi payer une bière à chacune de ces 22 personnes. Elles devront donc se contenter de bisous. En espérant que ce soit un car de nonnes trentenaires défroquées plutôt qu'une équipe de football.

2. J'ai été virtuellement lynché par des petites victimes du #débilestream.

C'est peu su, mais totalement vrai. Au moment de pondre les quelques lignes critiques sur Quentin Mosimann dans cette chronique dont il n'était même pas le principal sujet, je n'avais qu'une très vague idée de la popularité réelle du bonhomme. Le lynchage qui a suivi sur Facebook et Twitter m'a dans un premier temps relativement amusé, mais je m'en suis drôlement lassé à partir du moment où il m'a surtout et à échelle très personnelle confirmé l'avènement de la débilité-reine au sein de notre société. Le magazine Technikart a depuis trouvé un très chouette nom et un tout joli hashtag pour cette tendance de fond: le #débilestream. Vive le contre-courant!

3. Les grosses blagues, j'aime bien mais écrire des choses plus touchantes, c'est bien aussi.

La chronique de cette année que j'ai préféré écrire, c'est celle-ci. Rien de cynique, rien de ronchon, que du love. Nananère!

4. A cause d'une page blanche, j'ai lancé des vocations politiques.

Parfois, le dimanche, quelques heures avant la remise de la chronique, c'est la page totalement blanche. Alors, je brode autour d'articles écrits par d'autres et c'est encore ce qui est arrivé au moment de m'attaquer à cette idée de bourgmestre de nuit à Bruxelles, recontextualisée à échelle belge mais repérée dans un magazine anglais (Mixmag) parlant d'une réalité hollandaise. Ce qui est marrant, c'est que ce papier écrit dans une pétocharde urgence de remplissage de la page blanche, en ne pensant qu'au couperet glacé du deadline sur ma nuque de petit pigiste pressurisé, est celui qui a jusqu'ici généré le plus de réactions. De véritables vocations politiques sont nées ou sont en train de naître de là, l'idée sinon d'un bourgmestre nocturne, du moins d'un symposium comparable aux Etats Généraux de la Nuit qui se sont jadis tenus à Paris faisant son petit bonhomme de chemin parmi quelques organisateurs, certains clubbeurs militants et au moins une association impliquée dans le tissu social bruxellois. Ce n'est encore rien de vraiment concret mais des envies et des pistes de réflexions s'ébauchent en rapport à cette nécessité de sortir d'une certaine sinistrose noctambule bruxelloise actuelle, autre tendance de fond de ces 6 derniers mois. Qui risque d'ailleurs bien de s'aggraver ou de s'emballer durant la période pré-électorale nous menant à mai 2014. On reparle assurément de tout cela à la rentrée.

5. J'écris ceci avec un mal de crâne puissant consécutif à une soirée dingue.

J'écris cette chronique un dimanche en fin d'après-midi en peinant et en souffrant. Entre mes deux oreilles, tambourinent inlassablement les choeurs et les carillons de la Collégiale Saint-Smirnoff. Pourtant, sur les 35 dernières heures qui me séparent du moment où je me suis endormi en after en parlant d'astrophysique, j'en ai bien roupillé 30 et durant les 5 autres, j'ai admiré le plafond dans un état d'indifférence franchement digne des plus grands sages tibétains. Cet état déplorable est consécutif à une soirée vraiment dingue qui s'est tenue vendredi. Appartements privés mirobolants, vodka à la louche, grosse techno dégénérée, ministre, architectes et cabinetards hilares... Oui, il arrive encore que Bruxelles soit digne de sa réputation de Barcelone du Nord ou de Berlin-Est à l'ouest, de zone de permissivité freak et de rigolade fédératrice absolue. Faut juste y mettre du sien. Ca aussi, on en garde un peu sous le coude pour septembre.

Prochaine Sortie de route: le lundi 2 septembre 2013

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