Quel avenir pour Daptone sans Sharon Jones et Charles Bradley?

19/12/17 à 10:00 - Mise à jour à 10:08
Du Le Vif Focus du 15/12/17

Réponse avec l'un des patrons du label new-yorkais, alors que sort l'album posthume de la dernière queen of soul.

Saloperie de crabe. En moins d'un an, le 18 novembre 2016 pour la tornade d'Augusta et le 23 septembre 2017 pour le Screaming Eagle of soul, le cancer a emporté les deux derniers monstres de la soul music. On ne parle pas ici de vieilles gloires dans le formol, qui auraient jusque-là survécu à la route, aux excès et à leur afro-américanité. Non. On parle de deux incroyables performers, respectivement âgés de 60 et 68 ans révélés sur le tard par les esthètes du label Daptone. Sans Charles Bradley et Sharon Jones, la soul du XXIe siècle ne sera plus jamais pareille. Une année, pratiquement jour pour jour, après que la mama s'est envolée rejoindre James Brown et Otis Redding, le formidable label new-yorkais sortait il y a trois semaines un album posthume, Soul of a Woman, immortalisant ses derniers mois en ce cruel et injuste bas monde. "On n'a jamais arrêté d'enregistrer et on savait qu'on essaierait de sortir un nouvel album, retrace le saxophoniste Neal Sugarman, l'un de ses musiciens (les Dap-Kings), cofondateur de la maison de disque vintage. L'atmosphère était incroyable. Parce que même quand Sharon se sentait mal, ce qui lui...

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