Pukkelpop J3: Magistraux Tame Impala

23/08/15 à 13:53 - Mise à jour à 13:53

Avec Currents en poche, Kevin Parker joue les maestro pop. Et donne l'un des concerts inoubliables de ce 30e Pukkelpop.

Pukkelpop J3: Magistraux Tame Impala

Tame Impala © Wouter Van Vaerenbergh

C'est le débat qui était de toutes les conversations musicales ces derniers temps, tant à la rédaction que dans notre entourage: le dernier Tame Impala et son virage pop, bien ou pas bien? De notre côté, si on avait déjà un faible pour Kevin Parker et ses acolytes depuis les tous débuts (Half Glass Full of Wine!), on doit avouer avoir un sacré faible pour Currents. On oublie les guitares au profit des synthés, on oublie les envolées psychédéliques pleines de fuzz pour des ballades trippy qui lorgnent copieusement vers Michael Jackson et consorts? Tant pis, ou plutôt tant mieux: si on ne s'en tient qu'au résultat, on veut bien accepter toutes les concessions du monde si c'est pour, au final, être gratifiés d'un Let It Happen, d'un The Less I Know the Better ou encore d'un Cause I'm A Man.

Restait à voir comment les Australiens étaient capable de rendre ces pop songs multicouches sur scène. Et de ce côté là, rien à redire: Kevin Parker excelle dans son rôle de chef d'orchestre control freak. Délègue ses pouvoirs à ses musiciens pour se concentrer, principalement sur son chant solaire. Annonce la couleur dès l'entrée en balançant les 8 minutes magistrales de Let It Happen, sans doute le meilleur morceau de toute leur discographie par ailleurs. On en verse une larmichette de bonheur.

Le son est parfait, on n'avait pas encore entendu la Marquee sonner aussi bien de tout le festival. Tame Impala propose un vrai voyage auquel participent amplement les visuels psyché projetés en fond de scène. En une trop courte heure de concert, il y aura forcément beaucoup d'oublis à la setlist, mais pas un faux pas ne sera commis. Restera, pour se rattraper, de prolonger le voyage le 30 janvier prochain à Forest National...

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