Pukkelpop J2: les plus ci, les plus ça

22/08/15 à 14:52 - Mise à jour à 24/08/15 à 15:11

Les plus méchants, les plus prometteurs, les plus kitsch ou les plus franstalig: deuxième jour de Pukkelpop, on ramasse les copies et on note le tout.

Pukkelpop J2: les plus ci, les plus ça

Bony King © Olivier Bourgi

Les plus seuls: It It Anita. Pas inscrits sur les programmes distribués à l'entrée, jouant très tôt et en marge du festival classique (Baraque Futur), les Liégeois sont presque passés inaperçus. Dommage, leur noise rock 90's valait pourtant le détour...

Le plus americana: Bony King. Si Bram Vanparys multiplie les versions de son projet solo, c'est sans doute dans ses deux déclinaisons extrêmes qu'on le préfère: soit tout nu en guitare/voix, soit, comme ici, dans la formule complète qui donne de l'ampleur à ses folk songs.

Les plus méchants: Hate & Merda. Duo italien à mi-chemin entre le doom et le stoner, chouchous de Mauro Pawlowski, Hate & Merda (ce nom, déjà) n'a pas l'air de chérir sa ville de Florence, "capital of evil" à la figure de laquelle ils crachent allégrement. Du lourd.

Les plus plats: Radkey. On s'était fait facilement appâter par la tagline "punk black". Mais ne sont malheureusement pas les Bad Brains qui veulent...

Les plus aériens: Mini Mansions. Bijoux de pop 60's joués avec une conviction rock à toute épreuve. Brian Wilson n'a peut-être pas pointé son nez comme sur disque, mais son esprit était pourtant là...

Les plus prometteurs: The Districts. Le genre de groupe qu'on pourrait revoir sur une Main Stage ou une Marquee en tête d'affiche dans dix ans. Next big thing?

The Districts, tête d'affiche 2025 ?

The Districts, tête d'affiche 2025 ? © Olivier Bourgi

Les plus flamands: Black Box Revelation. De tout le festival, on n'avait pas encore vu la Marquee à ce point pleine à craquer. De là à crier au génie, il n'y a qu'un pas que nous ne franchirons pas.

La plus fraîche: Courtney Barnett. Elle a ces airs de meilleure copine qu'on voudrait tous avoir, et les chansons qui vont avec: touchantes, pop, toujours teintées d'une touche d'humour plein d'auto-dérision. In love.

La plus franstalig: Christine and the Queens."Pukkelpop! Combien d'entre vous sont Français? Euh, francophones, pardon! For the others, I'm sorry if you don't understand what I say, but I'm from France you know." Devant le public limbourgeois, pas sûr que ce soit le discours le plus propice à chauffer la foule. Qu'à cela ne tienne, l'androgyne puisera largement dans son répertoire anglophone, comme pour se faire pardonner.

Les plus kitsch: FFS. Chez Focus, les avis sont partagés quant à la collaboration Franz Ferdinand/Sparks: la moitié d'entre nous a trouvé ça kitsch au possible, l'autre moitié a trouvé ça carrément jouissif. Comme quoi...

Les plus édentés: Fat White Family. Contrairement à Radkey, la famille de gros blancs est ce qui se faisait de plus fondamentalement punk à l'affiche du Pukkelpop vendredi. Ou de plus punk à l'heure actuelle, tout court.

Les plus carnavalesques: Goat. Masques, percus tribales, gros barouf sur scène, mantras répétés ad vitam aeternam: ce n'était pas seulement la fête à la Wablief ?!, c'était un beau gros bordel world joyeusement organisé.

Le carnaval de Goat

Le carnaval de Goat © Olivier Bourgi

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