Pukkelpop: Chokri Mahassine a pensé à renoncer

27/03/12 à 10:38 - Mise à jour à 10:38

Alors que les premiers noms de l'édition 2012 viennent d'être annoncés, l'organisateur du Pukkelpop a donné une interview dans laquelle il revient sur le drame.

Pukkelpop: Chokri Mahassine a pensé à renoncer

© Imageglobe

L'organisateur du Pukkelpop, Chokri Mahassine, a pensé à renoncer après le drame qui a frappé l'édition 2011 de son festival, concède-t-il dans une interview donnée au Moustique. Il veut désormais regarder vers l'avant. "Nous allons tirer un trait sans oublier les victimes et construire quelque chose ensemble." Le 18 août 2011, cinq festivaliers avaient perdu la vie après qu'une tempête ait ravagé le site du Pukkelpop, à Kiewit.

"Ce que nous avons vu nous a fait très mal, à moi, mais aussi aux 6.000 personnes qui travaillaient sur place, au public et aux artistes", déclare l'organisateur. "C'était trop (...) Mais j'ai aussi reçu beaucoup de messages d'encouragements des familles des victimes, de mes collaborateurs, des jeunes (...) On s'efforce encore aujourd'hui d'aider (les victimes et familles de victimes) du mieux que nous pouvons. Mais il est aussi important de regarder devant nous et de nous fixer un objectif, qui est la réussite de la prochaine édition de notre festival."

En ce qui concerne les indemnisations, plus de 80.000 personnes qui avaient acheté un ticket pour le Pukkelpop 2011, soit 87% des festivaliers, ont accepté le système de compensation proposé par l'organisation. Ceux-ci recevront des tickets boissons et nourriture pour les trois prochaines éditions.

A contrario, 350 personnes réclament toujours le remboursement complet de leur billet. Ils ont l'intention d'assigner Chokri Mahassine en justice. L'organisateur rappelle que le gouvernement a reconnu le drame du Pukkelpop comme catastrophe naturelle. "Nous ne sommes pas tenus de rembourser. Pour les dégâts matériels, les victimes doivent s'adresser au Fonds des calamités."

Un hommage spécial sera rendu aux victimes. "Mais ce sera sobre, nous ne voulons pas que le Pukkelpop devienne le festival du traumatisme. C'est le souhait des parents des victimes."

FocusVif.be, avec Belga

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