Prince: The beautiful experience

11/07/10 à 14:35 - Mise à jour à 14:35

Prince a livré ce samedi un concert exceptionnel, organique et sexuel sur la plaine de Werchter. Il n'a pas volé sa réputation de meilleur artiste live du monde.

Prince: The beautiful experience

© Reuters

Lorsque les premières notes de Purple Rain coulent sur la plaine, la pluie s'abat sur le public clairsemé. Partout, des couples trempés s'embrassent, s'enlacent, et proposent à leur insu le remake d'un clip d'une ballade des années 80. Prince a déjà débuté son show louvaniste depuis plus d'une heure quand la foule commence à s'agglutiner sur le site du festival Rock Werchter. La plupart de ses tubes ont déjà été distillés sur les spectateurs mais qu'importe, le meilleur est à venir.

Il fait chaud, il fait moite, et le kid de Minneapolis a enclenché la machine à sexe. Quand Kiss retentit, c'est en version intergalactique, syncopée et robotique... Le public saute à pieds joints, mais bien moins haut que le nain pourpre de 52 ans qui promène son mètre 57 bondissant sur une scène où il a convié ses meilleurs amis. Le bassiste Larry Graham (ex Sly and the Family Stone) et Mint Condition avec qui il reprend notamment Everyday People et I Wanna Take You Higher.


Durant plus d'une heure encore, le Roi du funk va quitter la scène et y revenir (...couché !), multiplier les rappels, se faire plaisir ("What's my name ? "), aligner vieilleries qui n'ont pas encore pris la poussière (Forever in my life....) et morceaux de son nouvel album 20Ten (Everybody Loves Me...) -sur lesquels le public danse déjà comme sur des classiques. Prince joue dans sa chambre.


4-5 va-et-vient et " We want more ! " plus tard, Roger Nelson s'en va pour de bon. L'orgasme est atteint, la plaine de Werchter essore sa sueur.


Myriam Leroy, à Werchter


NB : La mégastar a trouvé l'énergie de remettre le couvert quelques heures plus tard, pour un show surprise au Viage, à Bruxelles. Fin des hostilités : 6h.

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