Matthew Herbert - One Pig

24/11/11 à 10:44 - Mise à jour à 10:44

ELECTRONICA | Après One One (album enregistré entièrement seul), One Club (disque construit autour des sons d'une soirée au club Robert Johnson de Francfort), voici One Pig, dernier épisode d'une trilogie mise en place par Herbert.

Matthew Herbert - One Pig

ELECTRONICA | Après One One (album enregistré entièrement seul), One Club (disque construit autour des sons d'une soirée au club Robert Johnson de Francfort), voici One Pig, dernier épisode d'une trilogie mise en place par Herbert. L'Anglais y suit la vie d'un cochon de la naissance à l'assiette (chacun des titres représente un mois). Comme tout ce que fait le musicien, la charge politique n'est pas neutre. Pas question ici de poser un manifeste végétarien, mais plutôt de suggérer 2, 3 questions sur le rapport de la société aux animaux, à son alimentation, à la mort aussi (Herbert n'a pas pu assister à l'abattage du cochon, une contrainte légale l'en empêchant). Couinements, bruits métalliques, tintements d'assiettes... A l'écoute, l'album n'a rien d'évident, coulé dans une matrice industrielle très sombre, jusqu'au final, une simple ballade acoustique dédiée à l'animal décédé. A des années-lumière du dernier Björk (avec qui il a bossé) qui proposait de faire entendre le cosmos (...), Herbert signe ainsi un disque plus terre-à-terre. Un album à la fois étrange, par moment saugrenu, mais bizarrement aussi touchant et interpellant.

L.H.

Matthew Herbert, One Pig, distribué par Accidental Records/PIAS. ***
En concert le 25/11 à l'Ancienne Belgique, Bruxelles, dans le cadre du festival Autumn Falls.

Ecouter l'album sur Spotify.

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