Mario Batkovic, le Colin Stetson du piano à bretelles

21/03/17 à 09:39 - Mise à jour à 09:39
Du Le Vif Focus du 17/03/17

Signé sur le label de Geoff Barrow (Portishead), le Bosnien de Suisse Mario Batkovic, camarade de jeu du Reverend Beat-Man, dépoussière l'accordéon et s'impose comme le Colin Stetson du piano à bretelles.

J'aime la manière la plus simple de communiquer. Envoie-moi un SMS, dis-moi où tu es et j'arrive." Au diable le protocole, les managers, les attachés de presse... À peine besoin de prendre rendez-vous avec Mario Batkovic que l'étonnant accordéoniste propose de l'interviewer dans un coffee-shop. "Là au moins, je serai tranquille pour fumer une clope, sourit-il dans sa barbichette. Je ne touche pas à la drogue. J'en ai déjà beaucoup, naturellement, à l'intérieur." Verbe franc, regard malicieux... Batkovic a le sens de l'humour et l'art de raconter des histoires. "L'accordéon est entré dans ma vie quand j'avais quatre ans. Petit, je n'avais pas de radio. Mes parents ne m'achetaient pas de disque. Ce que je voulais entendre, je devais me le jouer. Je me souviens très bien de mon premier accordéon. J'en avais vu un petit, en carton, chez des amis. Et ça m'avait intrigué. Quand la femme d'un de mes oncles, un serial noceur qui en avait un vrai et en jouait très mal, lui a serré la vis, il me l'a donné. Il était rouge et sentait la bière. C'était ma découverte du rock'n'roll."
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