Dominique A
Opinion

19/03/18 à 11:00 - Mise à jour à 11:01
Du Le Vif Focus du 15/03/18

Les sillons de Dominique A

Rares sont les artistes qui, comme Dominique A, en disent autant sur les coulisses de la création, sans jamais que cela n'entame son mystère. À l'occasion de la sortie de Toute latitude, premier des deux disques qu'il sortira cette année, Focus a demandé au chanteur de fouiller son carnet de bord: quelles sont les oeuvres qui l'ont cette fois inspiré? Sa réponse est aussi inattendue que passionnante...

Par le passé, mes disques étaient irrigués par les disques écoutés, les livres lus. C'était dévorant. J'avais envie que tout ce que j'ingérais soit injecté dans mes chansons, que ça fourmille d'influences. Je savais que ma voix ramenait tout à la maison, comme dit un bon ami, je ne craignais pas de me faire déborder. Ça m'a joué des tours, parfois, quand j'étais fasciné, sous la coupe de l'oeuvre d'un autre: avec L'Imprudence de Bashung, notamment, qui m'a tétanisé, il a presque fallu que je rate un album sous son influence directe, avec les gens qui l'avaient fait, pour me débarrasser de ce foutu disque. Mais ce cas un peu extrême mis à part, faire l'éponge m'a toujours plutôt réussi. Le cadre des chansons s'en trouvait élargi. Je pouvais en parler après, pour commenter ce que je faisais. Faire le passeur, c'est quelque chose que j'ai toujours aimé. Avec le risque de se poser en arbitre du bon goût. Mais mieux vaut ça que de laisser à entendre que tout se vaut. Parce que non, tout ne se vaut pas. Il me semble.
...

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