Les Ardentes J1: Crazy STUFF.

10/07/15 à 14:41 - Mise à jour à 20:05

Originaux, talentueux et burnés, les BadBadNotGood belges confirment leur statut de groupe qui monte... Une autre musique est possible.

Les Ardentes J1: Crazy STUFF.

Stuff. © Olivier Donnet

En janvier, inconnus au bataillon et avec un projet pas facile facile, ils se faisaient remarquer au festival de professionnels Eurosonic. Sept mois plus tard, les Gantois de STUFF. attaquent un été chargé de chez chargé qui les emmènera de Londres à Bristol en passant par la Croatie. De l'incroyable Green Man au Pays de Galles à Into The Great Wide Open aux Pays-Bas en passant par les Lokerse Feesten, le Pukkelpop et le Deep in the woods pour ceux que ça intéresse... A la croisée de bien des chemins, ceux du jazz, du prog rock, du funk, du hip hop, le groupe fondé en 2011 par le batteur Lander Gyselinck peut jouer partout et n'importe quand. Il était à Couleur Café et sera au Gent Jazz. A sa place dans la journée rap des Ardentes mais aurait tout aussi bien pu se fondre à deux heures du matin dans sa soirée électro. Prônant le décloisonnement des genres, revendiquant à la fois les influences de J Dilla, Afrika Bambaataa, Dorian Concept et autre Hudson Mohawke, STUFF. impressionne de puissance et de virtuosité.

Son arme secrète, c'est le EWI. Un instrument à vent électronique qui permet de piloter un synthétiseur et qui a tout particulièrement été utilisé par les musiciens de smooth jazz. Quand ils balancent un petit sample des Beastie Boys pour donner un peu de voix à leur musique instrumentale, on se met à les imaginer avec un rappeur en pensant à l'association de BadBadNotGood et de Ghostface Killah. Cérébral, avant-gardiste et à même de toucher le grand public... Assurément l'un des trucs belges à suivre de très près.

C'est une tradition ou du moins une habitude aux Ardentes. Le jeudi et le dimanche, le festival liégeois ne se décline que sur deux scènes au lieu de trois. De quoi trouver le temps long quand s'enchaînent The Dø (merde, ce que ça a viré eighties) et Béatrice Martin, alias Coeur de pirate. To be continued...

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