Le dub séduit de plus en plus la Belgique

16/11/16 à 09:30 - Mise à jour à 17/11/16 à 09:25

Source: Focus Vif

Ou comment une maniaquerie rythmique née en Jamaïque il y a un demi-siècle séduit aussi la génération blanc-belge 2.0. Avec intégration plus ou moins avérée du rastafarisme.

Treize mille watts posés contre le mur de la salle et la basse est -comment dire?- monstrueuse. La quatre cordes est la proue du dub, éruption sonore venue de Jamaïque qui fait danser l'Atelier 210 à Bruxelles, un samedi de fin octobre. Public 18-30 ans hétéroclite, dubbeux, dreadeux, la fameuse cigarette qui fait rire accompagnant fréquemment la bière. Pour cette transe ralentie, tout est dans le cool du bassin. Pas assez pour quelques-uns qui vont se mettre la tête dans les enceintes, littéralement, comme pour renifler les parfums d'une musique obsédée par la répétition. "Futurs sourds",rigole l'ingé son de l'Atelier 210, théâtre etterbeekois un rien décati aux charmes rugueux. L'espace accueille régulièrement des soirées dub, et ce soir, notamment Ganja Tree, Jamaïcain de Paris. Dreads courtes et grises, le gentleman d'âge mûr déballe des impros renvoyant d'emblée à la matrice caraïbe: il toaste, chante dans la tradition griotte issue du mento et du calypso. L'opaque patois fait d'autant impression qu'à ses côtés, les Bruxellois Léo et Jah Piet (sic) du sound system Roots Corner tracassent le pré-ampli et chauffent le vinyle avec appétit.
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