La grand-mère qui chantait du metal à 96 ans (vidéo)

27/07/18 à 11:59 - Mise à jour à 30/07/18 à 09:48

Elle a survécu à l'Holocauste, a joué les espions pour les services secrets américains et a composé des tubes pour Dean Martin ou Nat King Cole. Aujourd'hui, Inge Ginsberg, 96 ans, s'est mise au metal. Le New York Times lui a consacré un touchant court métrage documentaire que voici.

C'est l'histoire d'une mamy qui n'a pas l'intention de se laisser "exclure de la vie" sous prétexte qu'elle est vieille. Qui a décidé de "rester active et de s'entourer de jeunes gens pour continuer à faire des choses qu'elle n'avait jamais faites". Il faut dire que, du haut de ses 96 printemps, Inge Ginsberg en a déjà vu plus d'une. Née en Autriche, qu'elle a fuie pour échapper à l'Holocauste, elle s'est retrouvée en Suisse où elle s'est occupée d'une villa d'espions pendant la Seconde Guerre mondiale. Puis, au lendemain de la guerre, s'est envolée pour Hollywood où elle s'est mise à écrire, avec son mari Otto Kollmann, des morceaux qui seront chantés par Dean Martin, Doris Day ou Nat King Cole.

Son penchant pour la "musique du Diable" ne lui est venu que récemment, sur les bancs de l'université, où de jeunes amis ont trouvé à ses poèmes des consonances death metal. La collaboration est évidente: elle écrit les paroles, ils écrivent la musique. Ensemble, ils enregistrent des morceaux, tournent des clips, et participent même à America's Got Talent et son équivalent suisse. "Toutes mes chansons ont un message, explique-t-elle dans le documentaire du New York Times. Le premier, c'est: ne détruisez pas ce que vous ne pouvez pas remplacer. Le second est bien plus lourd: vous ne pouvez pas éviter la mort, donc riez-en."

Un peu comme feu Christopher Lee avant elle, Inge Ginsberg casse les stéréotypes du metal ainsi que ceux sur l'âge: "Vous pouvez vous moquer, mais pas tant que vous n'aurez pas fait la même chose que moi à 94 ans", ironisait-elle sur le plateau de Die Grössten Schweizer Talente...

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