La Chiva Gantiva: "le tennis, c'est une histoire de famille"

02/08/12 à 10:26 - Mise à jour à 10:26

Chaque semaine, JO obligent, un musicien belge nous parle de son sport favori. Aujourd'hui, c'est le combo columbiano-bruxellois pétaradant qui s'y colle.

La Chiva Gantiva: "le tennis, c'est une histoire de famille"

© Charlie De Keersmaecker

1. Pourquoi le tennis?

Rafael: C'est à cause de mon père, il voulait que je passe pro. J'ai dû gagner une vingtaine de trophées. J'ai battu Alejandro Falla, qui est devenu plus tard le n°1 colombien. J'ai même été champion national à 7 ans. Finalement, quand j'ai eu 14 ans, je me suis cassé le bras lors d'un match, et puis mes parents ont divorcé... Bref, j'ai tout arrêté. C'est également le moment où j'ai découvert le rock: j'ai retourné ma raquette et j'en ai fait une guitare (rires).

Felipe: Chez moi aussi, le tennis est une histoire de famille. Tout le monde en joue. J'ai aussi appris plus tard que ma grand-mère belge, qui est partie vivre en Colombie, a été championne nationale dans les années 50. J'ai arrêté en arrivant ici. Trop de choses à mettre en place. Mais depuis 2, 3 ans, j'ai recommencé à jouer avec Rafael.

2. D'autres sports?

R: Le foot. Cela reste le sport le plus populaire en Colombie, avec le cyclisme. Quand je revois le but de Freddy Rincon à la Coupe du monde en Italie en 1990, je chiale à chaque fois. L'Allemagne mène 1-0, Rincon marque à la dernière minute, entre les jambes du gardien. Ce qui permet à la Colombie de passer au tour suivant. Je me rappellerai toujours de ce moment-là, on était en famille devant la télé, tout le monde a explosé! Et puis, il y a Carlos Valderrama, la gloire nationale. Quand il jouait à Cali, le terrain d'entraînement était juste à côté de mon école. C'était un mec super, hyper humble. Un jour, il m'a pris en stop. J'avais oublié mon pique-nique dans sa voiture. Il l'a ramené à l'école!

F: Il réunissait le talent et l'originalité, avec sa coupe de cheveux énorme. Cela devait être perturbant, une touffe pareille. Et pourtant, c'était le meilleur sur le terrain. En cela, il était très "colombien", j'insiste là-dessus (sourire). Il représentait un peu le rêve d'être à la fois original et performant. Aujourd'hui, les mecs ont tous le crâne rasé, c'est d'un ennui.

3. Sport et musique vont-ils bien ensemble?

R: Le croisement entre les deux est très naturel. Dans nos concerts, il y a un côté physique très important. En tant que chanteur de la Chiva, je me dépense beaucoup! La ténacité aussi, la concentration et la confiance en soi. Tout ça est lié.

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