Justice, "une sorte de gospel sans la religion"

22/11/16 à 09:20 - Mise à jour à 24/11/16 à 09:30

Source: Focus Vif

Cinq ans après Audio, Video, Disco, le duo français revient aux affaires avec un troisième album pop aussi copieux que généreux, moins fanfaron qu'à l'habitude. Justice de paix...

Rue Ramey, dans le 18e arrondissement. Entre Barbès et Montmartre, entre une blanchisserie et un marchand de fruits et légumes, les bureaux d'Ed Banger ne paient pas forcément de mine. Derrière la vitre opaque, une grande table, des bacs de disques (le dernier Slayer, le premier Shalark), une platine, des rangées de livres (Wim Delvoye for Dummies), et au fond, juste la place pour deux bureaux. Difficile de croire que l'on est bien dans le QG de l'une des plus flamboyantes success story de la musique électronique française, tête de pont de ce qu'on a appelé la French Touch 2.0. Certains signes, pourtant, ne trompent pas. Il y a la peluche jaune de Flat Eric, héros de Flat Beat, l'un des plus gros tubes du label, signé Mr Oizo. Au mur est également accroché un disque d'or de Daft Punk. C'est après avoir été leur manager pendant une bonne dizaine d'années que Pedro Winter a décidé de fonder Ed Banger. Le patron est bien sûr présent. A 41 ans, il affiche toujours cet air d'éternel ado skater, mélange d'enthousiasme, d'assertivité et de cool potache. "On se commande des pizzas?" Seule une petite trottinette rose bonbon, "garée" contre un radiateur, indique que le temps a passé...
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