Jean-Yves Lontie (Bikinians): "le ping-pong, c'est pas fatiguant et ça permet de boire des coups"

22/08/12 à 17:11 - Mise à jour à 17:11

Chaque semaine, JO obligent, un musicien belge nous parle de son sport favori. Cette semaine, c'est les Bikinians qui s'y collent.

Jean-Yves Lontie (Bikinians): "le ping-pong, c'est pas fatiguant et ça permet de boire des coups"

© Charlie De Keersmaecker

1. Pourquoi le tennis de table?

C'est un sport pas trop fatigant, qui permet de boire des coups et de fumer en même temps (rires). On a installé une table dans le jardin pendant l'été et on joue quasi tous les jours, Vincent (frère et chanteur dans les Bikinians, ndlr) et moi. C'est assez addictif. Quand on bosse sur notre musique, cela nous donne un prétexte pour faire une pause. On se vanne l'un l'autre, toujours sur le ton de la rigolade, mais ce n'est pas pour ça qu'on joue de manière légère. On organise aussi des tournois, avec d'autres potes musiciens. C'est l'occasion de se réunir, sans trop transpirer. Est-ce un vrai sport? Bonne question. La manière dont on le pratique, ce n'est pas très loin des fléchettes. Le ping-pong a l'image d'un sport que tout le monde peut pratiquer. Après, quand on voit le niveau des Chinois à la télé, c'est autre chose...

2. D'autres sports?

En fait, Vincent et moi, on est fils de sportifs. Mon père a été champion de Belgique de lancer du disque, il a joué au volley-ball en D2 nationale, à Anderlecht... On le suivait souvent à l'entraînement: pendant qu'il suait, on courait sur la piste, on sautait dans le bac à sable du saut en longueur, on lançait des petits disques en plastique de 600 gr... A ce moment-là, on était moins dans la musique, et on faisait pas mal de sport: du basket, du foot... Mais on n'a jamais été dans un club. On n'a jamais participé à des compétitions. Notre père ne nous a jamais poussés non plus. Le sport est quelque chose de sacré pour lui. Ce n'est pas pour rire. Si on se lançait, c'était pour s'y investir à 200%. Il a dû sentir que ce ne serait jamais tout à fait le cas...

3. Le sport à la télé?

Quand même, oui. Le football surtout. Pendant 7 ans, j'ai eu un abonnement à Anderlecht, j'allais tout le temps au stade. Je me souviendrai toujours du match de Champions League contre la Lazio de Rome, en 2000. But de Radzinski à la 83e minute: j'ai eu une descente d'organes. Donc je regarde pas mal le foot à la télévision, qui est un sport populaire qui me prend aux tripes. Le cyclisme, cela me dépasse. On me dit qu'il y a des stratégies, mais je ne comprends rien. En tennis de table, quand Jean-Michel Saive jouait à la Villette, je jetais un oeil. Mais bon, à nouveau, cela reste une discipline à part. Ce n'est pas un sport très crédible. Quand vous avez 15 ans, vous ne rêvez pas de devenir champion de ping-pong.

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