Eels - Wonderful, Glorious

04/02/13 à 20:38 - Mise à jour à 20:38

ROCK l Lancé en 1996 avec le remuant Beautiful Freak, Eels, alias Mark Oliver Everett, a réussi une chose derrière laquelle pas mal de groupes courent.

Eels - Wonderful, Glorious

EELS, WONDERFUL, GLORIOUS, DISTRIBUÉ PAR VAGRANT. **
EN CONCERT LE 10/03, AU CIRQUE ROYAL, BRUXELLES

ROCK l Lancé en 1996 avec le remuant Beautiful Freak, Eels, alias Mark Oliver Everett, a réussi une chose derrière laquelle pas mal de groupes courent: un parcours singulier, éminemment personnel. Sans jamais rien révolutionner à son art, mais en lui donnant des accents exclusifs, marqués par les multiples drames familiaux accumulés tout au long des années (racontés avec toute la politesse du désespoir possible dans son autobiographie, Tais-toi ou meurs, aux éditions 13e Note).

Démarrée en 2009, la trilogie ouverte par Hombre Lobo (2009) le montrait guéri de certains de ses démons, remonté à bloc et prêt à batailler. Wonderful, Glorious confirme en partie cet état d'esprit. "You know what? I'm in a good mood today. I'm so happy it's not yesterday. Man, it was brutal...", annonce-t-il sur New Alphabet. Evidemment, l'humour noir n'est jamais très loin, et les coups de blues ne manquent pas: l'écorce indispensable des survivants... L'enjeu de l'album, aussi bien pour l'auditeur fidèle que pour Eels même, est en fait ailleurs: comment rebondir après plusieurs années d'emballement? Comment surtout sortir un 10e album sans se répéter? Par exemple en faisant davantage appel au groupe qui l'a accompagné lors des dernières tournées. Everett a donc ouvert le jeu. Le collectif a oeuvré et amené en effet de nouvelles solutions, expérimenté par petites touches. Rien de spectaculaire. Pas de quoi bouleverser l'univers du bonhomme, toujours marqué par cette voix râpeuse. Mais bien l'une ou l'autre nouvelle nuance ajoutée à la palette. Un album de plus, donc? Oui, mais venant d'Eels, c'est déjà beaucoup.

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