Dour J2: Le retour du jeudi

15/07/16 à 14:31 - Mise à jour à 14:30

L'électro bricolo de Jacques, la classe vintage de Nick Waterhouse, les restes de Prodigy ou encore la coolitude toute bancale de Mac DeMarco... La force est avec Dour. Zoom sur une deuxième étape mouvementée.

Dour J2: Le retour du jeudi

Jacques © Olivier Donnet

Jacques. Il a le crâne rasé mais pas sur les côtés. La musique de Jacques est à l'image de sa coupe de cheveux. Improbable. Signé sur le label Pain surprises, ce drôle d'hurluberlu qui aime débusquer ses sons sur le web ("il y a un type qui a un bruit de jaguar enregistré de près mais il ne veut pas me le donner", déclarait-il l'été dernier aux Inrocks) est un vrai MacGyver de l'électro. Le genre de type qui te fait un morceau avec un vélo, une mappemonde et un bic à quatre couleurs. Le zigoto assemble ses morceaux comme des gamins jouent aux Lego. Vaporisateur, avion miniature... Seul en scène, Jacques à Dour s'autosample pour faire danser les gens. Le cousin clubber de GaBLé.

Flavien Berger

Flavien Berger © Olivier Donnet

Flavien Berger. Représentant d'une pop française 2.0., le Parisien bientôt trentenaire Flavien Berger a trouvé sa vocation en jouant à Music 2000 sur sa PlayStation 2. Obnubilé par la notion d'homme machine, Berger est un musicien "augmenté par ses instruments électroniques". Kraftwerk, Alan Vega, la new wave française, la froideur des bidouillages et la chaleur du Labo (la scène, à Dour, où les choses les plus intéressantes se passent)... Berger a dirigé à merveille son indiscipliné troupeau.

Nick Waterhouse

Nick Waterhouse © Olivier Donnet

Nick Waterhouse. Costard old school façon années 50, gueule et grosses lunettes à la Buddy Holly. Le Californien Nick Waterhouse semble avoir été kidnappé il y a cinquante ans (juste avant de monter dans un avion sans doute) pour venir prôner en ce moderne XXIe siècle la parole rhythm'n'blues. A défaut d'attirer les foules, le singer songwriter guitariste producteur et crooner les fait danser avec un avant-goût de son troisième album, Never Twice, prévu pour la rentrée. Rock vintage, soul de blanc. Dour swingue les pieds "nickés"...

Mac DeMarco

Mac DeMarco © Olivier Donnet

Mac DeMarco. On n'a pas croisé sa fêlée de mère (son outil de marketing préféré) sur le site. Il n'a pas trop abusé des blagues graveleuses. Pas plus qu'il ne s'est enfoncé la baguette de son batteur entre les fesses. Le Canadien Mac DeMarco n'en était pas moins fidèle à son image jeudi soir. Celle d'un rockeur ascendant glandouilleur qui fait peur aux voisins (Freaking Out the Neighbourhood) mais met du soleil et des tongues dans ses guitares. Take it easy.

The Prodigy. A la fois symbole des années 90, de la génération MTV et des débuts du Big Beat, célébration rave punk du mariage entre rock et musiques électroniques, The Prodigy a beau inviter Sleaford Mods sur ses disques (sur le morceau Ibiza de son dernier album), il n'en est pas moins en décalage avec son temps. Un peu comme si on le sortait du formole chaque été pour le remettre dans son bocal en attendant la prochaine occasion de festoyer. Voodoo People, Firestarter, Smack My Bitch Up... Efficacité toujours garantie.

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