Dour J1: Les Belges à Dour

13/07/12 à 12:04 - Mise à jour à 12:04

Premier jour de Dour Festival, et avalanche de groupes belges à l'affiche: de Great Mountain Fire à Black Box Revelation, de Montevideo à School is Cool. Et début d'après-midi ensoleillée avec le Californien Nick Waterhouse.

Dour J1: Les Belges à Dour

© BELGA

Tatiana Silva peut aller se rhabiller. Ou du moins, c'est ce qu'on a voulu croire toute l'après-midi de ce premier jour de Dour Festival. Adieu, parapluies et k-way prévus expressément, et dès qu'on pénètre dans la Dance Hall pour Nick Waterhouse, la météo est tant au beau fixe dans le ciel que sur scène: la "blue-eyed soul" du Californien a de quoi nous faire commencer l'après-midi en grande forme. Certes, sa formule tourne autour d'un gimmick et n'invente rien, mais la forme est là: le gars n'aurait sans doute pas dépareillé aux côtés de Gene Vincent ou dans un épisode de Mad Men.

Au tour des flamands de School is Cool de nous prouver de quoi ils sont capables. Sous une Club Circuit Marquee pleine à craquer, on aperçoit rapidement que les cinq anversois se sont constitué un vrai public de fidèles depuis leur victoire à l'Humo's Rock Rally et la sortie de leur album, Entropology. Reste à voir s'ils seront capables à l'avenir de sortir du cocon tissé grossièrement de la soie d'Arcade Fire...

On continue du côté Nord de la frontière linguistique avec Black Box Revelation qui envahit la grande scène. Fraîchement revenus d'une grosse tournée américaine -notamment en première partie de Beady Eye ou des Meat Puppets-, le duo guitare/batterie envoie du lourd et du crade comme à son habitude. Mais après une moitié de set, on se met vite à regretter la finesse de leurs débuts, abandonnée pour une poignée de riffs plutôt patauds. Et puis, après trois albums (et avoir amené la pluie sur la plaine de la Machine à feu), il serait temps que les Dilbeekois se rendent compte qu'il faudrait urgemment embaucher un bassiste...

Retour sous la Club Circuit Marquee pour voir comment ont évolué les cinq Great Mountain Fire. Et là, pas une seconde d'hésitation, dès les premières notes d'une intro de concert très floydienne: il faudra résolument compter sur les Bruxellois parmi les noms à surveiller de très près. Un set ultra efficace, dansant à souhait et avec ce qu'il faut de folie pour en faire un groupe imparable. Exactement en même temps (ô éternels conflits de programmation!), c'est dans la Magic Soundsystem que Montevideo présente son nouvel album à venir en septembre, on file donc voir les 15 dernières minutes de leur set pour tâter le pouls. Et, hasard de la programmation ou pas, le chapiteau est nettement moins rempli de leur côté, mais cela n'empêche pas une seconde les filles de danser. De notre côté, à coup de lissage à l'extrême de leurs morceaux (le single Hello), on peine à entrer dans le mood. On mettra ça sur le compte du nouveau band (un nouveau bassiste et un claviériste supplémentaire) et d'un set pas encore rôdé avant de se prononcer définitivement...

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