Dour 2011: Cypress Hill et Laurent Garnier affolent les stats

15/07/11 à 16:08 - Mise à jour à 16:08

Entre le hip hop et l'électro, le coeur de Dour a balancé. Les rappeurs, devant une toute grosse foule, et le DJ français, pendant cinq heures, ont secoué la première nuit du festival hennuyer.

Dour 2011: Cypress Hill et Laurent Garnier affolent les stats

© Noah Dodson

On en a déjà vu du monde à Dour. Mais rarement autant que jeudi, tard le soir, au pied de la Last Arena pour le concert de Cypress Hill. Fallait voir les gamins aux premiers rangs pour bien réaliser que les rappeurs californiens transcendent les générations. Dans deux ans, on fêtera déjà le 20e anniversaire de Black Sunday. Mais les I Ain't Goin' Out Like That, Insane in The Brain et I Wanna Get High continuent de bouger les foules et de sonner l'appel du cigare... B-Real, Sen Dogs, DJ Muggs et le percussionniste Eric Bobo, celui-là même, le fils de Willie, qui s'éclatait avec les Beastie Boys sur Check Your Head et Hello Nasty, membre à part entière du crew Cypress depuis 94, font leur petit manège habituel. Balancent les hits, sortent les bangs. On les a connus plus percutants et on se dit que le gang, qui sortait pourtant encore un album, Rise Up, l'an dernier, c'est toujours sur scène un peu du pareil au même. D'un autre côté, ça fonctionne. Et ça fonctionnera encore longtemps.

Il est deux heures. Alors que les Suédois d'I'm from Barcelona dont le matos est arrivé en retard et le concert a été postposé, se débattent sur la Last Arena, le beat règne en maître sur la plaine.

Cinq heures de set comme aux Nuits du Bota... Flanqué de Scan X aux machines et de Benjamin Rippert aux claviers, Laurent Garnier retient la nuit. Ca commence techno. Ca vire un temps au dubstep. Mélanges improvisations live et Djaying classique. Rythmes ravageurs et nappes hypnotiques. Une fameuse performance. Un défi physique. Les festivaliers en relèvent un aussi. Certains tiennent une belle calotte comme on dit. Mais on est loin du retour des Zombies qui nous avait marqués il y a quelques années. Bon, d'accord. On n'en est qu'au premier jour.

J.B.

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