Couleur Café J1: Skip The Use et Wyclef Jean

29/06/13 à 11:36 - Mise à jour à 01/07/13 à 11:39

Vendredi soir (suite). La pluie s'aggrave, l'humeur aussi. Surtout quand à l'espace presse/VIP, j'apprends que le plat éthiopien à 10 euros se mange avec une fourchette, en plastique. Ni couteau, ni cuillère en vue: bonjour le retour aux années potée.

Dans un effort de surmonter le mood grincheux, on va parler deux minutes à Irène Rossi, PR en chef de CC, présente depuis l'aube de l'Humanité, et toujours positive via son léger et charmant accent néerlandophonissime. Elle nous explique donc que la pierraille (voir premier bulletin de la journée) et d'autres inconvénients topographiques sont dus à la politique de Tour & Taxis, qui gère son affaire, sans forcément tenir compte des contingences de CC. Vous vous en foutez peut-être, mais si l'espace ne semble pas avoir rétréci, on sait que ce site mirifique (avec soleil) est pour beaucoup dans le succès du festival: faudrait donc éviter qu'il morphe de plus en plus vers une peau de chagrin urbaine. Cela étant dit, avec "plus de 27 000 entrées", ce vendredi est déjà un succès public majeur. Quid des artistes ? On va voir Skip The Use, sous le chapiteau Univers, plein de jeunes et de plus jeunes encore. Ce groupe du nord de la France est une sorte de collectif punk emmené par un chanteur black au nom d'emprunt (Mat Bastard), sous perfusion d'énergie continue. Le genre de type à pogoter avec lui-même: la musique ne casse pas trois pattes à un canard mais ses remugles ska-noisy donnent néanmoins l'impression de pouvoir retenir le ciel de toutes ses larmes inutiles. Illusion perdue, la pluie redouble. Tout en voyant des fantômes de Woodstock -quelqu'un va-t-il accoucher ce soir dans la boue ?- on se dirige vers le Titan, main scène où s'annonce Wyclef Jean. Un DJ nous fait poireauter quelques minutes en tricotant ses tourne-disques, prélude initiatique (on rigole) à l'apparition de l'ex-Fugees. Qui jetant assez vite son sweat-shirt, enchaîne aussi prestement une reprise de Bob (Marley) et des singeries à la guitare supposées rappeler Jimi (Hendrix). Le haïtien de New York, au look évocateur d'Isaac Hayes, nous assure qu'il adore Bruxelles. Nous aussi, Jean. Nous aussi. Alors que le thermomètre drague les 15 degrés, on décide de battre en retraite, sans attendre les concerts de Neneh Cherry (oooooh), Jimmy Cliff (aaaah) et le set DJ de Faithless (eeeeuh). Faudra demander à Fadila Laanan comment c'était, sauf si elle a continué à taquiner le Mojito backstage...

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