BSF J9: le voyage de Craig Walker

22/08/10 à 11:23 - Mise à jour à 11:22

Craig Walker et sa guitare ont transporté le Magic Mirror samedi soir au BSF, un voyage à vous donner la chaire de poule

BSF J9: le voyage de Craig Walker

C'est un fait inhérent à la vie de festivaliers, un passage inévitable qui vous triture parfois les méninges à tel point que ça peut vous gâcher un concert tout entier. Ce choix cornélien entre deux groupes qui passent à la même heure mais sur des scènes diamétralement opposées de la plaine.

Samedi soir, on n'était pas loin de cette situation à Bruxelles où Nouvelle Vague distillait ses ondes positives sur la place du Musée tandis que Craig Walker investissait le Magic Mirror. Craig Who ?

Le nom ne dira sans doute rien au grand public, preuve en était d'ailleurs par le peu de spectateurs présents tout au long du concert. Sa voix, par contre, est bien reconnaissable. L'Irlandais est l'ex-chanteur d'Archive (You all look the same to me, Noise) et le public averti ne s'y trompe pas en ressentant les premiers frissons lorsque notre homme nous envoie délicatement nous faire mettre.

Le pèlerin est impressionnant d'aisance vocale, sa voix remplit le petit chapiteau, puissante, imperturbable. Ça vous transporte vers d'imaginaires sommets dans un voyage quasi-cosmique. Le tout est d'une simplicité monstre, sans fioriture. Seul bémol, ce public qui soit ne comprend l'anglais, soit le comprend mais ne le parle pas (allons donc ?!), soit le comprend, le parle mais a décidé de ne pas rendre le tiers du quart de ce que Craig Walker est venu lui offrir. Du coup, l'auteur-chanteur-compositeur blague avec son acolyte au piano histoire de se sentir moins seul.


Photographs, Strange Girl, Siamese pour l'album solo, éponyme, sorti en 2009, ou encore une reprise transcendante du Perfect Day de Lou Reed viennent rendre la pareille aux désormais classiques de l'époque Archive : Again, Goodbye ou Meon. C'est tout simplement énorme et ça vous file la chaire de poule.


Notre homme s'en va visiblement déçu de l'accueil qui lui a été réservé, mais la musique est souvent faite de ces moments de cadeau sans retour

Damien Roulette

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