Bombardement Atomic

24/07/10 à 16:57 - Mise à jour à 16:57

Grosse affluence, malgré le temps incertain, entre l'Atomium et le K-Nal pour des Apéros Urbains gonflés à bloc.

Bombardement Atomic

© Noah Dodson

Un peu Werchter aux entournures, le machin. Genre faut garer sa rutilante automobile dès qu'un bout de place se présente, quitte à pouvoir réciter dans les trois langues le tout frais discours d'Albert II entre le premier claquement de porte et le premier claquement de beat. Boring... Surtout qu'après 27 minutes de marche à travers l'ultra-sexy plateau du Heysel, Lucienne et Jean-Emile décident justement, sous nos yeux revolver, de libérer l'espace qu'ils s'étaient dégotés à 16h pour grimper dans l'atome du neuvième, avant de décider, ivres de panoramiques images, de rester " prendre un petit verre " au contact des premiers apérotistes urbains. Ou plutôt des Apéros Urbains façon " j'ai pris des stéroïdes anabolisants ", ajoutant une scène à la scène habituelle, gonflant le line-up pour tenir 5 heures sur deux fronts.

Premières impressions : la rangée de grilles au sein desquelles se meuvent les noceurs donnent tout de même à la sauterie des airs d'Apéros en cage. Sur Facebook, ils étaient 1588 à s'être fermement engagés à venir tâter du bitume, et en vrai, on ne doit pas être loin du compte. Timing au poil en ce qui nous concerne : le jeune DJ bruxellois Mickey, dont on a déjà chanté les louanges dans ces colonnes, reprend la boutique à 23h sur la scène Elektropedia, mais oui, celle qui jouxte le stand de churros... Bonnes vibrations, comme d'hab avec le frêle moustachu, et les mojitos sont très inégaux, soit dit en passant. Ca se frotte aux extrémités, y'a un peu plus d'air au coeur du dispositif, sous une molécule à neuf branches bizarrement déguisée en fille de joie, façon petite femme de Pigalle.

Petit passage sur l'autre scène, la Netevents stage, où les deux scarlas de Mashed Paper Klub, créateurs des soirées FightKlub, punchent à donf, fidèles à eux-mêmes. Sauf qu'on se croirait dans une rave party en Ouzbékistan ou dans un club underground de Lokeren, en 1993. Ca castagne fort fort, limite drum'n'bass sous ecsta, et un retour chez Mickey s'impose pour les frêles oreilles que nous sommes. L'assistance est plutôt relax, les serveuses ont des tee-shirts qui tuent - " Gode bless Belgium ", c'est pas beau ça ? - et le temps, pas très imprévisible, finit par défiler pour sonner le glas du moment open air de cette Atomic Party, deuxième du nom. Mickey tape un bon She's got a ticket to ride pour ralentir la cadence et saluer son petit monde. Pas de secret, 29 minutes de marche pour le retour - c'est nous plus deux mojitos - et la ferme intention de poursuivre les hostilités dans la plus hype cabane de la capitale.

Alors, évidemment, les 1587 autres festoyeurs ont eu la même idée et la file, au K-Nal, ressemble à un concert de Tokio Hotel et on n'est tellement pas crédible en journaliste que le portier - un " pote " pourtant - peine à croire qu'on est là pour prendre le pouls de l'événement. Ca finit par passer, suffisamment tôt pour assister aux derniers soubresauts des Wax Dolls, dont le set a l'air solidement cogneur, mais plutôt sympa. A l'étage, Nancy Burello, une autre habituée de la Brussels Nightlife, passe le relais à The Klaxx sans que le son, faut-il l'avouer, n'atteigne des plafonds révolutionnaires. Bof bof. Pareil pour la salle principale d'ailleurs, malgré un début en fanfare : les Louvanistes de Discobar Galaxie démarrent leur set avec une Brabançonne un rien retouchée du meilleur effet, avant de sombrer dans l'incohérence façon Tom Barman en Dj-set. Bref, la sauce musicale ne prend pas trop et il est temps, pour nous, d'aller voir ailleurs si l'herbe a plus de saveur. Heureusement que les plus motivés se comptent par centaines et que la fête - si vous lisez ceci et que vous y étiez, n'hésitez pas à compléter - n'a probablement pas remarqué notre lâche évasion aux heures où le jour commence à préparer son retour. Rendez-vous l'année prochaine, comme on dit dans ces cas-là.

Guy Verstraeten.

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