Bertrand Cantat assure savoir qu'il a "commis l'irréparable"

22/10/13 à 20:57 - Mise à jour à 20:57

Source: Belga

Le chanteur Bertrand Cantat parle pour la première fois de la mort de sa compagne, l'actrice Marie Trintignant en affirmant "savoir qu'il a commis l'irréparable" en la frappant à mort, dans un entretien aux Inrockuptibles à paraître mercredi.

Bertrand Cantat assure savoir qu'il a "commis l'irréparable"

Bertrand Cantat, ici sur scène lors des Eurockéennes en 2012. © IMAGEGLOBE/Sébastien Bozon

"Je ne suis pas dans le déni de ce qui s'est passé, je sais que j'ai commis l'irréparable", déclare-t-il aux Inrocks, dix ans après que l'actrice a succombé sous ses coups à Vilnius.

"Je n'ai jamais fui ma responsabilité. Sauf peut-être en cherchant à mourir", ajoute l'ancien leader du groupe Noir Désir, qui publiera le 18 novembre un nouvel album avec Pascal Humbert, un duo baptisé Détroit.

Bertrand Cantat a été condamné à huit ans de prison pour le meurtre en 2003 Marie Trintignant. Il a été libéré en 2007.

Le chanteur évoque également le suicide de son épouse et mère de ses deux enfants Kristina Rady, en 2010.

Le parquet de Bordeaux a indiqué la semaine dernière qu'il allait faire auditionner un ancien compagnon de Kristina Rady, qui estime que la jeune femme a pu en arriver là après des violences conjugales.

"Chaque proche se demande ce qu'il n'a pas vu, pas fait ou fait... Moi le premier, mais les raccourcis et les accusations délirantes me concernant sont inacceptables", dit Bertrand Cantat qui souligne que "c'est affreux, abject d'être devenu le symbole de la violence contre les femmes".

Selon un sondage, plus de trois Français sur quatre qui connaissent Bertrand Cantat en ont une mauvaise opinion, mais ils sont près de six sur dix à trouver normal qu'il puisse reprendre sa carrière après avoir purgé sa peine.

Depuis sa sortie de prison en 2007 grâce à des remises de peine, Bertrand Cantat était revenu plusieurs fois à la musique mais seulement comme collaborateur ou invité d'autres artistes.

Jusqu'en août 2010, un contrôle judiciaire lui imposait de s'abstenir de produire tout ouvrage ou oeuvre audiovisuelle liée à la mort de l'actrice Marie Trintignant et de s'exprimer publiquement sur ces faits.

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