Bandes à part (3/7): les Beatniks, Love on the Beat

29/07/16 à 15:35 - Mise à jour à 15:35

Source: Focus Vif

Chaque semaine, portrait d'une tribu de jeunes qui a marqué l'histoire. Famille littéraire caractérisée par la poésie cosmique d'Allen Ginsberg et l'écriture on-the-road de Kerouac, le mouvement Beatnik accouche d'une culture jeune sixties dopée par la fermentation suprême de Dylan et une génération d'idées et de cheveux longs.

Quasi en face, Coppola -oui, Francis Ford- a ouvert un resto qui débite de la pizza et ses vins de la Napa Valley. À deux pas, un club Hustler, chaîne du pornographe Larry Flynt, fait des promesses dévêtues. Au voisinage, des retraités chinois déambulent leurs carcasses qui semblent aussi vieilles que la ville, San Francisco, mélange de boboïsme et d'underground américains. Août 2015. Nous sommes, entre Chinatown et North Beach, au City Lights Bookstore, la librairie qui a installé le mouvement beatnik dans la psyché américaine, puis mondiale. Aujourd'hui, on y trouve un vaste échantillon de la littérature planétaire et progressiste, y compris au riche rayon BD. Comme si les graines beatniks plantées il y a 60 ans avaient grandi dans une bienveillante métaphore universaliste. Impression d'être au Saint Martin's School of Art à l'automne 1975 face au punk naissant des Pistols ou de caresser du gay au Stonewall new-yorkais vers 1969: au coeur de l'accointance historique.
...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Inscrivez-vous afin de pouvoir lire 4 articles gratuits par mois.

Nos partenaires