Auto-tune (4/6): Pimp my ride... le hip-hop et le mythe US de la bagnole

08/08/18 à 14:42 - Mise à jour à 14:43
Du Le Vif Focus du 02/08/18

Qu'ils paradent sur les boulevards de L.A. à bord d'anciens modèles montés sur ressorts ou friment dans de grosses cylindrées rutilantes de marque étrangère, les rappeurs ont toujours donné leur propre version du mythe US de la bagnole.

1979. Cela fait déjà plusieurs mois que, depuis le Bronx, une nouvelle culture underground est en train de s'étendre, petit à petit, dans tout New York. Mode passagère ou véritable lame de fond, l'avenir le dira. En attendant, Sylvia Robinson, boss du label Sugar Hill, le sent: il y a quelque chose à faire avec cette post-disco révolutionnaire sur laquelle des MC parlent et haranguent la foule de danseurs pendant des heures. L'ancienne chanteuse a le déclic quand elle entend un jour un pizzaiolo se mettre à rapper entre deux "quatre-saisons". Henry "Big Bank Hank" Jackson, 23 ans, n'est pourtant qu'un amateur. Mais, fan du pionnier Kool Herc, il suit la scène de près, et s'est même mis à manager Grandmaster Caz. Quelques jours plus tard, il rentre en studio, avec deux autres camarades, dégotés à la dernière minute -Michael "Wonder Mike" Wright et Guy "Master Gee" O'Brien. À trois, ils forment The Sugarhill Gang. Sorti au mois d'août, leur Rapper's Delight deviendra un tube immense. Le premier carton rap à toucher le grand public.
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