Alt-J, un certain sens de la grandeur

04/07/17 à 10:35 - Mise à jour à 10:34
Du LeVif Focus du 30/06/17

Un vendredi soir de juin, devant les 20.000 spectateurs du O2 londonien, alt-J présente ses brillantes chansons dans la foulée de Relaxer, troisième album partiellement fascinant.

The Guardianles a sympathiquement baptisés "The bland band" pour leur allure lambda, possible équivalence d'une après-midi chez Colruyt, à l'époque où l'on y payait encore avec des cartes perforées. Ils se sont rencontrés à Leeds, cité du nord anglais marquée par la désindustrialisation. Tout cela contraste agréablement avec les disques et l'esprit vaudouiste de trois gus voisins du sacré. Non seulement Relaxer se conclut sur l'une des plus belles utilisations pop d'une chorale jamais réalisées (Pleader)mais plusieurs moments du troisième album flirtent avec le gentil génie spirituel. Notamment lorsque alt-J reprend House of the Rising Run, classique du folklore américain devenu tube mondial sixties par la version rhythm'n'blues des Animals, autres provinciaux anglais. Lui donnant ici des accords orientaux qui rappellent ceux de Page/Plant (1), alt-J raconte La Nouvelle-Orléans avec la voix de Joe Newman sortie d'un bocal à malices mélancoliques. Changeant une partie du texte -celui de l'adaptation par Woody Guthrie- pour filer vers une toute autre mélodie. Impressionnant, comme la façon de refuser toute formule labourée dans une époque où les ...

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