7 chansons célèbres mais... mal interprétées

17/08/17 à 15:30 - Mise à jour à 15:25

Ces chansons sont ultra-connues, et pourtant, leurs paroles ont souvent été mal comprises, leur donnant parfois un sens diamétralement opposé.

7 chansons célèbres mais... mal interprétées

© A&M Records

Space Oddity (1969), David Bowie

Ce n'est pas: la chanson inséparable des premiers pas de l'homme sur la Lune le 21 juillet 1969.

C'est: une référence au film préféré de David Bowie à l'époque, 2001, A Space Odyssey de Stanley Kubrick. Space Oddity raconte l'histoire d'un astronaute imaginaire, Major Tom, pilote d'une fusée envoyée dans l'espace. La communication avec la tour de contrôle se coupe et Major Tom flotte dans l'espace. L'astronaute réapparaît des années plus tard dans Ashes to Ashes, où il reprend contact avec la tour de contrôle.

Born in the U.S.A. (1984), Bruce Springsteen

Ce n'est pas: une chanson patriotique.

C'est: une dénonciation des conséquences de la guerre du Vietnam, la peinture amère d'un pays qui abandonne les vétérans de ce conflit. Le personnage de la chanson est un vétéran de la guerre du Vietnam qui, revenu aux États-Unis, est perdu et ignoré par sa patrie.

Summer of '69 (1984), Bryan Adams

Ce n'est pas: une réminiscence de l'été 1969.

C'est: une référence à la position sexuelle du 69. Bryan Adams emploie cette métaphore pour illustrer le sujet de sa chanson, qui est simplement faire l'amour en été.

I Will Always Love You (1974), Dolly Parton

Ce n'est pas: le summum de l'amour en chanson.

C'est: une chanson d'amitié. Avant la reprise de Whitney Houston, Dolly Parton a composé le morceau après la rupture avec son partenaire musical, le chanteur country Porter Wagoner. C'est une chanson en l'honneur de leur amitié, du temps qu'ils ont passé ensemble.

Killing An Arab (1978), The Cure

Ce n'est pas: une chanson raciste.

C'est: une chanson inspirée du livre L'Étranger d'Albert Camus, dans lequel un Français d'Algérie est condamné à mort pour avoir tué un Arabe sur une plage. The Cure chante les instants suivant le meurtre et les pensées du personnage. Le groupe a dû à maintes reprises éclaircir le sens de ce morceau, plusieurs fois mal interprété (le Front National britannique a notamment essayé d'utiliser la chanson pour leur propagande).

Lola (1970), The Kinks

Ce n'est pas: une chanson romantique sur une fille nommée Lola.

C'est: l'histoire d'une fille, euh non d'un gars. Lola serait en réalité un travesti. Ray Davies, leader du groupe, raconte que la chanson s'inspire du manager du groupe qui, l'esprit embrumé par l'alcool, a commencé à danser avec ce qu'il croyait être une femme dans un club. Celle-ci s'est révélée plus masculine que prévu... Dans une interview en 2016 au magazine Q, Ray Davies révèle aussi s'être inspiré de sa propre expérience dans un club à Paris, où il a dansé avec une "belle blonde". Une fois à la lumière du jour, il a remarqué sa barbe de trois jours...

Total Eclipse of the Heart (1983), Bonnie Tyler

Ce n'est pas: une chanson "classique" sur un amour qui consume la chanteuse.

C'est: une chanson d'amour entre vampires. À l'origine, le compositeur, Jim Steinman, a en effet écrit le morceau pour l'intégrer dans une comédie musicale de vampires. La chanson devait s'intituler Vampires in Love.

Monica Baur

Nos partenaires